‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 3)Chapitre 24 sur 304 · DE L'ÉLÉVATION · texte numérisé non relu

DE L'ÉLÉVATION

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Fig. 15.

Toute élévation abaissant proportionnellement la tempérauire suivant qu'elle s'éloigne du niveau de la mer, son influence se lait aussi proportionnellement sentir sur les plantes et sur les animaux. Trois cents pieds de hauteur sont regardés comme éc|uivalant à un demi - degré de la'.itude, et causent une dilférence de température analogue.

Il suit de là que l'agriculture des zones tempérées peut quelquefois être introduite sous la zone torride, et quelques-unes des montagnes delà Jamaïque peuvent contenir, de la base à leur sommet, presque toutes les plantes du monde. Sous la latitude de 50", l'élévation de 60O pieds environ est la plus grande à laquelle ou puisse cultiver le froment avec profit; et même là, le gr.ùn sera très-légcr,et mûrira souvent un mois plus tard que celui semé au bas de la montagne. Sir J. SiACLAiRconsidèi ela hauteur de 6 à 800 [)ieds, en Angleterre, comme le maximum d'élé\ation pour les espèces de grains les plus rustiques , et encore, dans les saisons tardives, le produit sera de peu de valeur, et se bornera a la paille. Quelques localités font exception à ces règles.

En Europe, le point des neiges et des glaces peri.étuelles est à au nuiins I.'jOO toises environ au-dessus du niveau de la mer. Immédiatement au-dessous, .'■e trouvent des |)àturages couverts de neige 7 ou 8 mois de l'année; viennent ensuite les mélèzes, au-dessous descpiels croissent les sapins, les pins, les hêtres, les chênes, etc. Il faut à ces plantes un degié de chaleur et d'humidité très-peu variable. SI. de llumboldt a donné un tableau intéressant et curieux des limites des nctgcs perpétuelles dons diverses contrées.

L'élévation au-dessus du sol environnant expose aussi les plantes, les animaux et les édifices à l'action des grands vents, et doit influer par conséquent sur la disposition des champs, des clôtures, des plantations, des bàtimens d'exploitation, aussi bien que sur les plantes et les animaux eux-mêmes. Dans certaines localités, elle influe sur la densité de l'air, la formation des nuages, l'abondance des eaux, et, sous ce rapport, elle peut modifier le caractère nu-me des opérations agricoles. En Suisse et en Ts'orvége, les fermes établies sur les montagnes sujiérieures se ti'ouvent ttul-à-fait au-dessus de la couche la plus épaisse des nuages, et ceux (]ui les habitent sont souvent des semaines entières sans apercevoir les plainet: et les yallces qui soDt à leurs pieds.

AGRICU[-TURE : CLIMAT.

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