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PLANTES CULTIVÉES EN GRAND

là que

par Knight, que l'on obtiendrait un produit au moins égal en espaçant davantage les lignes et en rapprochant les tubercules dans la ligne. Cette méthode aurait l'avantage de permettre de cultiver facilement l'espace qui se Irouve entre chaque rangée.

Les diverses méthodes que nous venons de décrire sont celles qui sont le plus généralement usitées; elles permettent de cultiver les pommes-de-terre entre les rangées; mais les plantes ainsi disposées ne peuvent admettre la culture dans les lignes, même au moyen des instrumens aratoires, en sorte qu'il est toujours indispensable que la main de l'homme en vienne compléter les façons. Le procédé que nous allons décrire, employé dans quelques contrées où les ouvriers sont rares et le taux des journées à un prix élevé, permet de supprimer toute main-d'œuvre complémentaire. On enterre le fumier par le second labour. Lorsqu'on veut opérer la plantalion, on herse le champ et on fait passer sur toute la superficie, dans le sens de la largeur, un marqueur ou rayonneur dont les pieds sont à une distance de 20 pouces. Ensuite on laboure la pièce comme pour la plantation ordinaire. Dans chaque troisième raie ouverte par la charrue, les planteuses déposent un tubercule au point d'intersection des lignes du labour avec celles du rayonneur. Les plantes se trouvant ainsi parfaitement disposées en quinconce, le butoir et la houe à cheval peuvent fonctionner dans les deux sens.

§ VIII. — Des divers autres moyens de propagation.

A la question de plantation se rattache celle des divers autres moyens de multiplication, dont nous allons dire quelques mots.

L Par drageons.— YiAn^wne terre qui aura reçu les préparations convenables et une fumure suffisante, on plante des pommes-deterre à la manière ordinaire. Après 6 ou 7 semaines , on arrache de chaque souche avec précaution toutes les pousses Cjui sortent de terre, excepté une qu'où laisse. On aura auparavant préparé une terre pour recevoir ces drageons ou éclats; on les transplante à la manièredescolzas, c'est-à-dire que dans chaque 3^ sillon ouvert par la charrue on en dépose une rangée que recouvre le sillon suivant. Ce moyen de propagation ne doit être tenté que sur de petites si perlicies, et pour des variétés qu'on a intérêt à multiplier promptement.

IL Far tubercules de rejet. — M. Jebens a publié, en 1828, à Altona, un nouveau procédé de multiplication pour la variété de parmentière connue sous le nom de pomme-delerre anglaise ou de G'/ira/iar. Lorsque après la récolte, les tubercules ont été amoncelés dans un lieu à l'abri du froid, ils ne tardent pas à produire de petits tubercules dont la formation a valu à cette variété le surnom de couveuse yAéaomxxxaiion (\\\\ la caractérise dans certaines contrées.Quoique cestuberculesadventices soient mous et aqueux, on a reconnu

3u'ils peuvent être empicjésà la reproduction e l'espèce; souvent même ils ont donné un produit plus considérable que les tubercules fournis par la récolte précédente. On pour-

CHAP. 17*. t)ES POMMES-DE-TERRË.

rail avec beaucoup d'avantaj^e utiliser ce moyen de reproduclion pour toutes les variétés qui présenteraient la mênae particularité. m. Par le moyendes pelures. — On dépouille les tubercules d'une épaisseur suffisante de leur enveloppe; on divise ces pelures en plusieurs morceaux ayant chacun un œil, et on plante à la manière ordinaire. Cette méthode a donné quelquefois de bons résultats dans les années de disette, mais toutes les fois qu'on n'y est pas forcé par la nécessité, on devra recourir à une méthode plus assurée de multiplication.

IV. ^u moyen d'yeux séparés des tubercules. — On a longtemps préconisé ce moyen comme le plus économique. Il est encore aujourd'hui généralement pratiqué dans les environs de Freyberg (Saxe). Il est certain qu'un œil portant une bonne épaisseur de pulpe, placé dans un terrain riche, humide et très-bien préparé, donne des produits satisfaisans. Cette méthode entraîne avec elle plusieurs inconvéniens qui peuvent être écartés lorsqu'on opère en petit, mais que doit forcément subir celui qui plante de grandes étendues de terrain. Ainsi l'amputation des yeux est longue et très-coûteuse; si on les plante dans un sol et par un temps qui ne soient pas humides, ils se dessèchent et se racornissent : il faut les planter deux fois plus épais, ce qui ne permet plus un espacement suffisant pour la manœuvre de la houe et du butoir à cheval.

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