ADMINISTRA
lieu à moins dd frais, est moins avantageux que celui de la siabulaiion permanente, qui doit lui être préférée.
Section V. — Observations générales sur l'estimation des biens ruraux. *
Nous avons supposé dans le cours de ce chapitre que les terres arables étaient en bon état d'ameublissement, de propreté et d'assèchement, et qu'elles étaient entretenues au degré de richesse que comporte la classe à laquelle elles appartiennent; mais il ne saurait toujours en être ainsi , et très souvent les terres ont été négligées ou mal entretenues, ou bien elles ont été cultivées d'après un système qui n'est pas le plus avantageux qu'on puisse adopter, et elles ne peuvent plus, sans quelques sacrifices pécuniaires, monter au rang aue, d'après leur qualité et leur nature, elles doivent occuper.
Dans cet état de choses, celui qui estime la valeur d'un domaine peut modifier ses opérations de 2 manières.
1° Il cherche à tenir compte des circonstances qui s'opposent à ce que les terres évaluées rendent le produit brut que leur classe comporte dans un bon aménagement, et il les fait descendre dans une classe d'autant plus inférieure que ces circonstances diminuent davantage le produit ou le rendent plus chanceux.
2° Il évalue les terres comme si elles étaient en bon état, puis déduit sur le chiffre de l'estimation foncière toutes les sommes qu'il sera nécessaire d'avancer pour porter ces ter-
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res au degré de fécondité où elles doivent arriver.
La t,e manière convient mieux dans l'évaluation d'un fermage et lorsqu'on ne veut se livrer à aucune amélioration foncière.
La seconde est applicable quand on veut déterminer le prix d'acquisition d'un domaine, se rendre compte en même temps des produits qu'il sera susceptible de donner et des nouvelles avances qu'il faudra faire en améliorations foncières pour en tirer le produit le plus élevé. Mais si cette méthode a l'avantage de déterminer d'une manière plus nette toutes les avances qu'on sera obligé de faire tant pour l'acquisition que pour les améliorations à opérer sur le domaine, d'un autre côté l'évaluation des sommes qu'il sera nécessaire de consacrer à ces améliorations ot% fre la plupart du temps des difficultés sérieuses , exige une très grande expérience et une sagacité que tout le monde ne possède pas, ce qui oblige alors à avoir recours à la lre méthode.
La comparaison d'une évaluation faite d'après le mode traditionnel , avec une estimation déduite du mode raisonné, sera toujours très fructueuse pour un fermier ou un acquéreur, parce qu'elle leur fera connaître à la fois la valeur courante du domaine , basée sur sa production actuelle, quand celle-ci n'est pas encore portée à son maximum , et celle que le fonds peut acquérir dans leurs mains par un mode raisonné de culture et d'aménagement.
A. BlERNACKI.