DES CITERNES
chargée de matières terreuses ou organiques qu'il importe de ne pas laisser pénétrer dans la citerne si on veut en conserver l'eau plus pure el plus salubre Pour s'opposer à l'introduction de ces matières, on dépure l'eau en lui faisant traverser un filtre de haut en bas ou, ce qui vaut mieux, par ascension.
Voici des exemples de la manière de construire et disposer les citernes.
Fig. 248„
A(/ig.248 et249)est uneciternede formerondede 2 mètresde diamètre, 3 de profondeur et constiuite en bonne maçonnerie recouverte à l'intérieur d'un enduit de ciment hydraulique; 0,est l' ouverture pour puiser l'eau ; B, le ciierneau carré où s'opère la fil (ration et qui a environ l mètre 40 centimètres en tous sens, c'ebt-àdire qu'il est de la contenance de 2 mètres cubes. Sur le fond de ce citerneau on place une couche de charbon pulvérisé a d'environ 50 centimètres d'épaisseur el sur celui-ci une couche de sable b de 40 centimètres ; l'eau arrive des toits parle tuyau c, filtre à travers le sable et le charbon et coule dans la citerne par ces ouvertures d, devant lesquelles on a placé des morceaux de toile ou de flanelle pour empêcher l'eau d'entrainer le charbon. Une disposition préférable à celle-là, c'est de placer en travers du citerneau une cloison ou grande dalle en ardoise ou en pierre f, qui descend jusqu'à quelques centimètres du fond et est soigneusement mastiquée sur les murs latéraux. L'eau, après avoir filtré à Tordinaire dans la chambre antérieure, remonte ensuite ou filtre par ascension dans la 2<-- chambre pour se déverser propre et pure dans la citerne par des trous e, ceux d n'existant plus dans ce cas. Un trou h, au niveau du sable, sert à évacuer l'eau lorsqu'on veut nettoyer le citerneau et renouveler son filtre; ce trou, bouché avec un tampon, communique avec un puisard où l'eau sale va se perdre; on pourrait, pour une citerne considérable, avoir plusieurs citerneaux disposés à l'entour ou rangés à la suite pour faire passer l'eau de l'un à l'autre el l'obtenir plus pure Ces citerneaux sont recouverts avec des planches plates ou des dalles et peuvent être voûtés comme la citerne.
hajig. 26'0 représente la coupe d'une autre citerne rectangulaire voûtée avec lillration par ascension ; \&Jig. 25 t en est le plan. C, est la citerne construite en briques enduites intérieurement en ciment hydraulique; B, A, le citerneau composé de 2 parties voûtées et séparées pir un mur vertical ou cloison d'une brique à plat ayant, dans la partie inférieure, plusieurs ouvertures. Dans la partie B, est une planche horizontale a e engagée dans l'enduit de ciment et soutenue au-dessus
des ouvertures pratiquées clans le bas de la cloison. Sur cette planche percée d'un grand nombre de trous de 1 à 2 centimètres de diamètre, on place un lit de silex ou de gros gravier, de 20 cenùmèlres d'épaisseur, et, sur ce lit, une couche de sable de rivière de 30 à 40 centimètres, sur celle-ci une couche de charbon pulvérisé de même épaisseur, et enfin on recouvre ce charbon avec une dalle de pierre à filtrer b d'une seule ou de plusieurs pièces cimentées et dont les extrémités sont engagées dans les parois des 4 murs latéraux. Dans ladivision A, et à sa partie la plus basse, esi un robinet d pour faire évacuer l'eau du citerneau quand on veut le nettoyer-, ce robinet est placé au fond d un puils Pqui déverse l'eau sale dans un puisard ou elle se perd.
Dans celle citerne, l'eau arrive parle tuyau 13, tombe dans la partie A du citerneau, remonte dans la partie B à travers le filtre et la pierre Mirante, et se déverse par des trojs e dans la citerne. Quand on veut nettoyer le citerneau, on évacue l'eau par le robinet d; on bouche les trous e\ on jette de l'eau bien propre sur le filtre; cette eau, en le traversant en sens contraire, emporte une partie des impuretés dont il est sali.
Le puits Psert aussi de dégorgeoir pour détourner les eaux lorsque la citerne est pleine et prévenir les inondations et les dégâts.
Voici maintenant les calculs qu'il faut faire pour connaître la capacité qu'il convient de donner aux citernes, et la surjace de toiture dont on doit recueillir les eaux.
Il faut 10 lit. d'eau par jour pour tous les besoins d'une personne adulte, ce qui fait 5,600 lit. ou 36 hectolit. par an, c'est-à-dire 3 met. 1/-2 cubes environ. — Tour chaque cheval de taille moyenne, nourri avec des alimens secs et y compris l'eau des pan^emens et pour laver les écuries et les harnais, 50 litres par jour au moins, ou environ 18 met cubes par an. — Les bêtes à cornes, nourries en vert une partie de Tannée, n'exigent pas, terme moyen, au-delà de 50 lit. par jour ou 11 met. cubes par an, y compris le pansement et le nettoyage des étables. — Les moutons, qui pâtu-
ADMINISTRATION RURALE. liv. vii.
rent également une partie de l'année et qui reçoivent souvent en hiver des racines, n'ont pas besoin, tout compris, de plus de 2 lit. par tète et par jour, ou 730 lit. par an. — Les porcs, qui consomment en partie en boisson les eaux du ménage domestique, peuvent être abreuvés et nettoyés avec 3 lit. par tète ou 1 met. cube par an.
Cela posé, les observations de3 physiciens ont démontré qu'à Paris et dans une partie de la France, il tombait, terme moyen, 53 centimèt. d'eau pluviale par an, c'est-à-dire que, sur un met. carré de surface, les pluies déversaieutannuellement 530 lit. d'eau de pluie. Mais, une partie notable de celte eau est absorbée par les matériaux des constructions et Pévaporation ; parfois on ne peut la recevoir dans les citerneau* à cause de son impureté ou parce que ceux ci sont trop pleins. En outre, dans les citernes, même les mieux construites, il se fait une cvaporalion, surtout dans les temps chauds, et des infiltrations; enfin, il y a des années où la quantité d'eau qui tombe est moindre que la moyenne; toutes circonstances qui ne permettent pas décompter sur plus de 35 à 36 centimèt. d'eau, c'est-à-dire 550 à 560 lit. par an et par met. carré de toiture pour alimenter les citernes. En adoptant le chiffre 56 on voit qu'il faut, pour la consommation annuelle d'eau d'un homme, 10 met. cariés environ de toiture, 50 pour un cheval, 50 pour une bète à cornes, nourrie en partie en vert, et 2 à 5 pour une bêle à laine ou un porc.
Quant à la capacité à donner à une citerne, il faut qu'elle soit suffisante pour contenir au moins la provision d'eau des hommes et des animaux pour 2 mois. Or, à ce compte il fautque la citerne ait unecapacilé de 6l0cenlim. cub. pour chaque personne adulte, 5 met. cubes par tète de cheval, 2 met. cubes par bète àcornes, et l met. cube 20 centimèt. pour 10 moutons, 2 met. cubes pour 10 porcs. Ainsi, une citerne rectangulaire qui aurait 6 met. de long., 4 de largeur et 5 de hauteur jusqu'au niveau de ses eaux , aurait une capacité de 120 met. cubes et pourrait suffire à :
16 personnes qui consomment en 2 mois 9m.
8 chevaux 24
56 bêles àcornes 72
20 porcs 3,
Basse-cour, laiterie, etc 9
Evaporation, infiltration, etc 2,
c'est-à-dire qu'elle pourrait suffire aux besoins d'une ferme bien organisée de 5*0 à 60 hectares. Pour alimenter cette citerne, il faudrait 2,000 met. carrés de toiture, c'est-à-dire, en supposant que le bâtiment de ferme soit de forme carrée, que sa largeur moyenne soit de 8 met., la hauteur du toit au faite de 4 met. ; un développement de 182 met. de bàtimens ou de 45 à 46 met. de longueur sur ses 4 faces.
Les toitures qui fournissent les eaux les plus salubres sont celles en pierres, tuiles, ardoises et bitume ; puis, viennent celles en bois ou en chaume, mais il faut éviter d'employer à l'usage domestique ou des animaux des eaux qui découlent des toitures en plomb ou en zinc qui pourraient avoir sur leur sanlé une influence fâcheuse.
| CHAPITRE IV. — De l'organisation du service des attelages,
F L'organisation du service des attelages a | tains animaux domestiques à divers appareils, pour but décoaomiser le temps et les frais instrumens ou machines pour exécuter plude main-d'œuvre en appliquant la force de cer- 1 sieurs travaux agricoles, qu'on ne pourrait
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eut l'éprendre avantageusement sans leur secours.
Ces travaux consistent, pour la plupart, en labours, hersages, roulages, façons diverses données à la terre, et en transports de denrées, engrais ou matériaux, et c'est parce qu'on les exécute le plus communément au moyen de bètes attelées à une machine qu'elles mettent en mouvement, qu'on a désigné cette branche de l'organisation d'un domaine par l'expression de service des attelages.
Tous les hommes versés dans la pratique de l'art agricole, sont d'un avis unanime sur la nécessité d'apporter le plus grand soin dans l'organisation de ce service. C'est en effet de la bonne composition des attelages et de la manière dont ils sont dirigés, que dépendent la perfection des façons qu'on donne à la terre et qui jouent un rôle si important dans la quantité et la qualité des produits; c'est à la sagacité qu'on apporte dans leur organisation que sont dues, en grande partie, la célérité des travaux, l'économie du temps et des frais de production.
Les animaux qu'on emploie le plus communément en France au service des attelages, sont le cheval et le bœuf, qui se disputent à cet égard la prééminence. On attelle aussi quelquefois les vaches , comme nous le verrons plus loin. Dans quelques pays, et notamment dans l'Isère , le Var, les Bouches-du-Rhône et quelques départemens de l'Ouest , on fait usage du mulet, animal très propre aux travaux rustiques; dans d'autres on se sert des taureaux. Enfin Y âne, qui est généralement trop faible pour la plupart des travaux agricoles, est cependant attelé quelquefois à la charrue dans des sols très légers , mais plus généralement employé à effectuer des transports à de petites distances, surtout dans les établissemens les plus modestes où il est souvent le seul animal dont on puisse payer les services.
Nous traiterons d'abord dans une première section de la composition des attelages, et ensuite dans une 2e section de leur force et de leur nombre.
Section lre. — De la composition des attelages.
Nous venons de dire que les attelages étaient le plus ordinairement composés de chevaux et de bœufs, et que ces deux espèces d'animaux de trait se disputaient la prééminence ; nous allons en 1er lieu faire connaître comment on parvient à comparer le travail de l'une ou de l'autre de ces espèces, et à en établir la mesure économique; puis après cela nous parlerons des attelages de vaches.
§ Ier. — Du travail des bètes de trait et des frais de leur service.
Il n'y a peut-être pas de question qui ait été plus vivement débattue, soit parmi les agronomes, soit parmi les cultivateurs, que celle relative à la préférence qu'on doit donner aux chevaux sur les bœufs. Nous ne croyons pas devoir rapporter les nombreux argumens qu'on a fait valoir en faveur des uns et des autres, parce que cette question, traitée de cette manière, ne nous parait pas avoir été envisagée I avec la généralité qu'elle comporte; mais nous |
COMPOSITION DES ATTELAGES
pensons qu'il est utile de rappeler qu'autrefois les bœufs étaient employés presque exclusivement aux travaux des champs, et que, dans presque tous les pays où ces travaux, au lieu d'être comme jadis irréguliers et internùltens, sont devenus constans et uniformes; et principalement dans les exploitations étendues qui paient un gros fermage et où les agriculteurs sont dans l'aisance, on paraît avoir donné la préférence aux chevaux. L'emploi de la force de ces derniers a même prévalu sur les petits élablisseniens où il n'y a pas toute l'année d'occupation pour les attelages et où l'entretien de ces animaux paraît devoir être dispendieux.
Il importe peut-être ici de faire observer que, d'après les principes des pins célèbres éleveurs de bestiaux, on doit regarder comme des qualités très précieuses pour les bêtes à cornes la faculté d'engraisser jeunes et de prendre facilement la graisse à tous les âges. Ces qualités se rencontrent à un éminent degré dans les races dites perfectionnées qu'on est surtout parvenu à créer en Angleterre; mais ces races, par des causes dont nous n'avons pas à nous occuper ici, sont devenues en même temps moins robustes et moins propres aux travaux de l'agriculture que les bêtes communes, et, en outre, comme elles donnent des animaux qui, dès l'âge de 3 à 4 ans, fournissent pour la boucherie une chair d'aussi bonne qualité quecelle des bœufs qu'ongarde jusqu'à 8 ou 9 ans en les faisant travailler, les agriculteurs ont trouvé qu'il était plus avantageux pour eux de les élever plutôt comme bètes derentequepourle travail, puisque leur prompte maturité et leur engraissement facile donnaient lieu à un renouvellement plus prompt des capitaux avancés pour leur éducation et leur entretien, et d'employer exclusivement les chevaux à tous les travaux d'économie rurale.
La question de l'emploi des chevaux et des bœufs dans les travaux ruraux se rattache aussi à plusieurs sujets d'intérêt public, que nous passons toutefois sous silence pour ne l'envisager que sous le point de vue purement agricole.
Dans l'organisation d'un fonds, un administrateur doit se proposer naturellement d'effectuer tons les travaux du service des attelages de la manière la plus avantageuse à ses intérêts et la plus profitable à son élablissement; or, en réfléchissant aux principes économiques qui peuvent conduire à ce but, on remarque que le travail des animaux doit être étudié sous 4 rapports principaux : 1° la quantité qu'on en obtient d'un animal; 2° la qualité de ce travail; 3° la célérité avec laquelle il peut être exécuté; 4° enfin le prix auquel il revient. C'est en combinant, dans chaque situation et suivant les circonstances, les 3premiers élémens avec le 4e qu'on parvient à éla-„ blir la mesure économique du travail des animaux, et à fixer son choix sur le mode qui présente la plus forte somme d'avantages solides et permanens.
Quoiqu'il soit difficile, au moment de l'organisation d'un fonds, d'élablirà l'avance avec rigueur le prix du travail des attelages, puis-
3ue ce prix dépend de la variation de celui des enrées dans les années suivantes, des cas
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fortuits qui peuvent occasionner la perte des animaux ou au moins leur inaction pendant long-temps, des modifications que l'expérience forcera, d'adopter dans le système de culture, ou l'adminislration économique des divers services, etc., néanmoins, de pareils calculs ont toujours beaucoup d'utilité pour déterminer la combinaison la plus avantageuse dans le choix des moteurs, et d'ailleurs ils offrent d'autant plus d'exactitude que les chances et les accidens sont prévus et qu'on y porte en compte les sommes destinées à couvrir les pertes qu'on peut éprouver par l'effet du hasard.
Entrons maintenant dans l'examen des élémens qui servent à mesurer économiquement le travail.
1° La quantité de travail. Elle se mesure ordinairement en mécanique par le poids qu'un moteur élève, dans un temps donné, à une certaine hauteur, et dans les applications usuelles par la résistance vaincue ou le poids transporté à une certaine distance dans un même temps. Dans les travaux ruraux, le temps donné esl le nombre d'heures de travail effectif qu'un animal fournit dans l'année, et la résistance esl celle que les insirumens ou les véhicules opposent aux efforts que font les moteurs pour les mettre en mouvement. Cette résistance est variable suivant le travail; mais on se sert souvent en économie rurale de celle qu'on éprouve pour labourer la terre et qui offre en général le travail le plus pénible qu'il y ait à faire sur un établissement et celui qui s'y exécute avec le plus d'étendue aux principales époques de l'année.
La quantité de travail qu'on peut tirer d'un animal dans le cours d'une année, sans altérer sa vigueur et sa santé, dépend principalement de sa masse,de son énergie musculaire et du régime qu'on lui fait suivre. On peut accroître celte quantité pour un même animal par un bon mode de répartition des labeurs dans le courant d'une année, et une distribution économique des heures de travail et de repos pendant la journée, par une bonne combinaison dans la force des bêles qui composent les attelages, par l'attention qu'on prend pour dresser et conduire ces animaux et les soins hygiéniques qu'on leur donne, par une nourriture abondante et substantielle, par l'emploi d'inslrumens perfectionnés et des meilleures machines, par un bon mode d'attelage et l'emploi des appareils de tirage bien conçus et parfaitement adaptés à la conformation des moteurs; enfin, en ne confiant ces moteurs pour les faire fonctionner qu'à des agens actifs, honnêtes et expérimentés.
Nous nous occuperons dans un autre chapitre de la quantité absolue de travail qu'on peut obtenir d'un cheval ou d'un bœuf, de taille et de force moyennes, dans les circonstances les plus ordinaires; ce qu'il importe d'établir ici, c'est le rapport entre la quantité de travail du Ie1* de ces animaux et celle que fournil le second lorsque les circonstances sont les mêmes pour l'un comme pour l'autre, c'est-à-dire lorsqu'ils sont de bonne race, de taille et de forces ai.alogues , bien dressés, entretenus, nourris et conduits avec les soins convenables el appliqués à un même travail.
Les documens qu'on trouve sur ce sujet dans les écrits des agronomes de tous les pays présentent des discordances considérables qui sont dues eu grande partie à
(l) Ce rapport nous paraît remarquable en ce qu'en prenant le rapport de la quantité de travail journalier assigné par M. de Dombasle pour le bœuf et le cheval ou 4/5e, et le multipliant par le nombre des journées de travail fournies dans l'année par ces animaux, suivant M. Block. comme on va le voir plus bas, on obtient les nombres 920 et 1425, 840 et 1350, 760 et 1250 qui sont, en effet, à fort peu près entre eux dans le rapport de 65 à
un mode vicieux d'expérimentation dans la -mesure du travail des 2 espèces et surtout à l'oubli presque général de ramener à des termes comparables tous les élémens qui pourraient servira la solution de ce problème.
M. Frost, qui a pendant longtemps administré le domaine de Windsor , où les bœufs seuls étaient employés à tous les travaux d exploitation, a reconnu que les 107 bœufs destinés à cet usage auraient pu facilement être remplacés par 65 chevaux (rapport de la quantité de travail annuel d'un bœuf a celui d'un cheval, 5/ue environ) (t).
Dans les districts du Yorkshireet de l'Hertfordshire, où l'on fait usage d'aï telages de bœufs, on considère que 6 bons bœufs travaillant constamment, et qu'on ne veut pas accabler de fatigue, tout autant d'ouvrage que 4 chevaux (rapport du travail Journalier d un bœuf à celui d un cheval, 2/3); c'est aussi lechiffreque donne Sinclair, qui regarde ce rapport comme un terme moyen parmi tous ceux fournis par les partisans des bœufs en Angleterre. M.BuRÇEK^anssonManueld^ag^culture^ donne aussi ce même rapport; ma s il ajoute que toutes circonstances égales, il lui parait que les bœufs travaillant toute l'année donnent \/i demoins d ou\rape qu'un même nombre de chevaux (rapport, 3/l). Dans le comté de Gloucesler , 5 bœufs de la race d'Hereford , nourris avec du foin et de l'herbe verte, sont regardés dans les trava'uxde labourage comme égaux à 4 chevaux ( rapport, 4/o). M. de Dombasle, qui pendant plusieurs années a fait exécuter une partie des travaux de son établissement par des bœufs du poids de 350 kit.' environ, nous apprend que l'expérience lui a démontré qu'on pouvait constamment obtenir de ces bœufs ferrés des 4 pieds, nourris en abondance à l'étable, ei dans des journées de travail de 9 heures en 2 attelées, les 4/5el du travail que peuvent exécuter des chevaux de taille analogue, rapport qui nous paraît en effet le plus exact et le mieux constaté , quo qu'il ne manque pas d'exemples nombreux en Angleterre d attelages de bœufs faisant autant d'ouvrage que des chevaux dans des circonstances à peu pi es semblables , etc.
Pour être à même de comparer avec certitude la quantité de travail annuel des chevaux et des bœufs, il est nécessaire de se rappeler que ces derniers, dans le cours d'une année el sur un même établissement, ne peuvent, à cause des circonstances atmosphériques et de l'état des chemins dans les diverses saisons, être envoyés dehors et attelés aussi souvent que les chevaux, et fournissent par conséquent- dans une année un nombre moindre de journées et d'heures de travail que ceuxci. Ce nombre est très variable suivant les localités et dépend en grande paitie, en supposant une distribution également habile des labeurs el une bonne administration, du climat et de la nature du soi.
M. Block., qui habite la Silésie sous une latitude à peu près semblable à celle du nord de la Fiance ou de la Belgique, nous informe que ses nombreuses investigations sur les terrains variés de sa province lui ont démontré qu'on pouvait, relativement au nombre de journées de travail des animaux, classer les sols de la manière suivante :
ile Classe. Terrains élevés, faciles à travailler et qu'on peut labourer sans désavantage, 2 4 heur, après la pluie lia plus abondante.
2e Classe. Terrains bas, humides, qui ne peuvent être labourés ou parcourus par les animaux attelés après une pluie abondante qu'au bout de plusieurs jours.
CIIAP. 4e.
3' Classe. Terrains bas , compactes , argileux , imperméables et pourvus en outre de mauvais chemins.
En tenant compte ensuite des jours fériés et de ceux où il est impossible de travailler la terre, de faire rouler les véhicules ou mettre les animaux dehors, il a trouvé que le nombre des journées de travail était en moyenne :