‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 4)Chapitre 54 sur 369 · VL · texte numérisé non relu

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Plantation des terrains élevés stériles, en pente, et des dunes.

Dans nos climats, c'est sur les terrains élevés et dans les terrains stériles que les propriétaires doivent surtout essayer la culture des arbres résineux. Quand les fonds sont bons, on y plante des arbres à feuilles caduques y en choisissant de préférence les espèces pivotantes les plus capables de se soutenir contre l'effort des vents. Le boisement des montagnes et de leurs pentes les plus rapides est le principal moyen de rétablir les climats et de mettre un frein aux ravages des eaux. Pour assurer le succès de l'opération, on doit combiner les semis et les plantations. De toutes les méthodes qui ont été proposées, la plus sûre est de semer ou de planter sur des tranchées parallèles et horizontales; {fig. 97) comme il s'agit surtout

Fig. 97.

d'obvier à l'ébranlement des terres et au déchaussement des racines des arbres, nonseulement il faut bien se garder de cultiver en pommes -de -terre ou en céréales les pentes des montagnes, mais il est important d'interdire toute espèce de pâtu-

liv. v.

rage, d'empêcher la récolte des herbes, et de conserver toutes les sortes de buissons ou broussailles, les fougères ou autres plantes vivaces dont les racines maintiennent les terres. On doit faire la plus sérieuse attention à la nature du terrain et à son exposition. Les sapins, les pins, le mélèze et le bouleau prospèrent au nord; le levant convient au robinier, au hêtre, au charme et au bouleau; le chêne, l'érable, le châtaignier braveront les feux du midi; l'ouest sera propice au sapin, au chêne, au hêtre et au charme. Les semis et les plantations en potets seront pratiqués avec économie et succès dans les pentes encore couvertes de gazon C/^.98), en

Fig. 98.

observant de disposer les trous en échiquier, et d'asnasser sur les bords de chacun, du côté de la pente de la montagne, les gazons et les pierres sortis de l'excavation. L'aylanthe ou vernis de la Chine poussant vite, s'élevant très-haut, drageonnant beaucoup et trèsloin , est très-propre pour consolider les terrains des pentes rapides.

La grande mobilité des dunes est un trèsgrand obstacle à leur plantation ; mais elles présentent, à une certaine profondeur, une humidité constante qui, bien observée par M. Brémontier, a. servi de base aux travaux qu'il a entrepris dans les landes de Bordeaux. Le choix des arbustes et des arbres qu'il faut planter d'abord dans les dunes est loin d'être indifférent. Les arbres qu'il convient d'employer sont principalement des pins maritimes, qui y donnent de la résine dès l'âge de quatorze ans, et les chênes liège, rouvre et tauzin. Les arbustes sont l'ajonc, le tamarix, l'arbousier, l'alaterne , l'épine blanche, le prunellier, le chèvrefeuille, le garou, la bruyère. Les plantes vivaces sont l'élyme, le roseau des sables, le millepertuis, l'onagre, etc., auxquels on pourrait joindre le topinambour, et beaucoup d'autres plantes indigènes et exotiques. Les dunes ne commencent à s'élever gu'à quelque distance de la mer. Le point important est d'abriter de ce côté-là les jeunes plants provenant des semis, contre l'action des vents. Pour l'amortir, on a proposé de planter les six premiers rangs {fig. 99), ou la première haie, avec des plantsde 3 ans tirés de pépinières et mis en place avant l'hiver avec toutes leurs racines. Les autres lignes pourraient

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