‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 5)Chapitre 218 sur 329 · DES HAIES SECHES OU MORTES · texte numérisé non relu

DES HAIES SECHES OU MORTES

souvent employés,dans les exploitations,pour garantir les jeunes taillis de la dent destructive du lapin. Dans les départemens du nord et dans la Belgique, ces palis en planches servent à enclore des potagers, et soutiennent quelquefois de très-beaux espaliers. Les haies sèches en treillage {fg.o04) se font

Fig. 504.

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au moyen de lattes croi séeset arrêtées en haut et en bas sur des laites transversales avec un fil de fer; ou bien en gaulettes de divers taillis avec leur écorce{fîg.505); elles ont un aspect agréable, et sont ordinairement destinées, dans les parcs et jardins, à enclore un espace réservé, ou des cultures précieuses que l'on veut protéger.

Haies sèches enpaillassojis. — Ces paillassons sont faits, suivant les lieux, avec de la paille, des tiges de Carex, de Tvpha, des Roseaux, des Sorgho et diverses plantes aquatiques, etc. ( fig. 506 etfg. 507 ). Le pail- Fis. 506. Fig. 507.

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lasson est attaché par le haut et le bas sur une latte ou baguette ; les extrémités de ces deux traverses sont fixées à des branches ou pieux, de manière à maintenir la haie dans la position verticale qu'elle doit avoir. Les jardiniers se servent de ces haies pour protéger des semences, ombrager des jeunes plantes, les abriter contre le vent, et empêcher les promeneurs de fouler le terrain qui les contient.

§ II. — Des haies vives.

Les haies vives ont pour objet, comme les murailles, les fossés et les haies mortes, de circonscrire les propriétés rurales, de les

f>réserver de l'invasion des animaux, du pilage des malfaiteurs, et encore d'abriter nos vergers contre la fureur des vents.

On peut employer toute espèce d'arbres et d'arbustes pour la composition des haies vives ; mais on doit donner la préférence à ceux qui peuvent le mieux croître en lignes serrées et présenter constamment une tige bien garnie de rameaux, dont les racines pivotantes ou peu traçantes n'exercent aucune fâcheuse influence sur les terrains environnans, qui peuvent supporter des tontes fréquentes, et qui, quoique contrariés constamment dans leur direction naturelle, peuvent se maintenir dans un bon état de végétation pendant un grand nombre d'années.

Cependant, on doit concevoir qu'il n'est pas toujours indifférent d'employer tels ou tels arbres ou arbustes, quelles que soient les

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circonstances et la nature de là terre où la plantation doit avoir lieu; en effet, s'il s'agit simplement de marquer la circonférence d'une prairie, de fixer la ligne de partage entre deux héritages, on pourra employer divers arbres ou arbustes qui ne seraient plus convenables si l'on avait envie de préserver un champ du dommage que pourraient lui causer des malfaiteurs ou des animaux vagabonds ; et il n'est personne qui ne conçoive qu'une plantation dans un terrain très-sec, ou dans un terrain très-humide, doit être faite avec des arbres ou des arbustes différens.

Ceci posé, nous diviserons cet article de la manière suivante : 1° clôtures défensives en haies vives ; 2° clôtures défensives, composées en haies vives, fossés ou murailles.

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