‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 5)Chapitre 290 sur 329 · TOME X · texte numérisé non relu

TOME X

466 AGRICULTURE : DES PLANTES FOURRAGERES

raient, à toutes les époques de le ur végétation, les m »ins riche en substance s- lub e.

.Spkengel. de son côté, en ai al\s lit comparativrment les diverses pailles qu'on emploie, le plus fréquemment en agriculture, pour a f four rager les animaux à l'étable, est ar.i\é a les classer de la manière suivante, dans l'ordre décroissant de leurs proprié- es nutritives : t° celle de millet; 2° celle de maïs; 3" celle de lentilles; 4" celle de vesces;b" ce le de poU ; 6° celle de fèves; 7° cellp de colza ; 8° celle d'orge; 9° celle de seigle; 10° celle de froment; 11- celle d\uoine; 12° celle de sarrasin. Je ferai remarquer que le célèbre chimiste ne paraît pas avoir tenu compte des diverses variétés de chacune de ces espèces, ce qui, pour plusieurs, eût été cependant d'autant plus mile qu'il est probable qu'il aurait trouvé d« s différences peul-ê re aussi grandes et même | lusgrandeseuti ecerta nés variétés ou races de 1 « même espèce qu'entre des espèce* du même genre. Ceei s'applique surtout à nos céréales l^s plus cultivées.

Quant aux végétaux sujvaus, la plupart d'entre eux n'ont point encore été soumis à la culture en grand, quoique plusieurs semblent pouvoir entrer avec av ntag dans la forma li n des herbages artificiels, le reviendrai ailleurs sur le compte de quelques-un», me bornant ici. pour ne pas sortir de la spécialité de ce paragraphe, a en présenter la liste. — Le premier de tous est le genêt des teinturiers , qui contient à l'état vert jusqu'à 35 £ pour cent de parties nutritives; — le 2*", chose remarquable, est un Jonc, celui de Bothnie, dans lequel on eu r< trouve 28. Viennent ensuite le petit boucage, le grand boucage, qui contiennent : le l,r, 26, le 2- 24 p 100 de par ies nutritives; la pimprene/le, 24 ; le genêt velu, id ; la gesse des prés, 23 34; le louer eorniculé, 19 1/2; le plantain lancéolé., t8; la petite marguerite. \7 1/4; la lupuline, 16; Yornithopus pied d'oiseau. 15 2 3; Véperyière. 14 13; le louer u/ig-inettx, 13 1/2; le pissenlit, 12 1/3; Vhéracl e blanctursine, 10; enfin, Yachillèe millc-Jeuilles, 9. — A l'étal sec, ou de foin, ces plantes, à poids égal, contiennent, comme on le peut bien pt-use -, infiniment plus de subs ances soin blés. Je me bornerai à citer deuJi des exemples les plus frappa us : le pissenlit, qui n'en renie me en vert que 12 13 en contient à l'état de foin 82, et la petite marguerite jusqu'à 86 l 3, c'est-à-dire plus du qua<l en sus de la paille la plus nutritive, celle du millet, qui n'en abandonne que 61 1 2. Du reste, tous ces végétaux en foin, excepté, peut-être, la lupuUne, qui se trouve sur la même ligne que le millet, sont beaucoup plus nourrissans qu'aucune des pailles dont li a été parlé.

Ces travaux, et tous ceux auxquels les chimistes pourront se livr< r par la suite, dans le même but, présenteront d'autant plus d'intérêt qu'en regard d»*s qualités nutritives des végétaux herba^ers, ils auront examiné comparativement les diverses conditions qui ont fait le sujet des paragraphes précéilens; caries plantes les plus riches • n parties sol unies peuvent n'être ni les plus fourr-sgeuses. ni hs plus précoces, ni l< s plus du.ables, etc., etc.

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