‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 5)Chapitre 318 sur 329 · UT. I · texte numérisé non relu

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susceptibles de se transformeren fojn. Parmi les espèces vénéneuses à divers degrés, il faut citer, d'après les auteurs, les Myrrliis sauvage et des marais (Chœrophyllum sylvestre et palustre, Lin.); la Cigt<ç aquatique(Cicuta virosa Lin.); le Phcllandrium aquatique (Ph. aquaticum, Lin.); la Ciguë des jardins (Conium maculatumX\$..)\ les Berles à petites et alarges feuilles (Sium angustifolium e t latifolium, Li n . ) , etc , et, parmi les espèces simplement délaissées, les OËnanthes fistuleux a feuilles de persil et à feuillçs de bourrqche (Ofinantha jiïslulosa,crocatq çtptmpinellonles , Lirç.), etc.; les Sison aquatique et yerticillé (Sison aquaticunz elverticillatum,L\n.)', le Buplèvre épineux (Buplevrum spinosum, Lin.); YEryngium des champs ( Eryngium campestre, Lin.), etc., etc.

Beaucoup de fienonculacées sont malsaines, telles que les Anémones des bois et la passefleur (Anémone nemorosa et pulsatilla, Lin.) ; — \ Adonis print amer (Adonis œstivalis , Lin.); — presque toutes {^Renoncules, quiperdenl à la vérité en partiecette fâcheuse propriété en se desséchant, mais qui n'en donnent pas moins un très mauvais foin; comme, la pe» tite douve {Ranunculus flammula, Lin); la R. lancéolée (R. lingua, L'n.); to &> petite Chélidoine (R. ficaria, Lin-) ; la R. prmtQnière (R. quricomus, Lin.); la R,. scélérate (R.scçleratur, Lin.); la R. bulbeuse (R. bulbo.sus, Lin.); la R. acre ( R. acris, Lin. ), etc.; — les Aconits, et notamment le Tue-Loup etieJYapel (Açonitum lycoctonum et napellus, Lin.); — VActée des Alpes (Actea alpina, Lin.); — YErysinium ailiaria ou alliaire ; le Sisymbrium des marais (S. palus tre, Lin.) nuisent, le premier à la qualité du lait, le second à celle du foin.

Le Millepertuis crépu (Hypericum crispum, L.), heureusement peu commun, est un poison violent pour les moutons.

Parmi les Malvacées, les Mauves, les Altnées et Alcées occupent inutilement beaucoup de place, puisqu'elles sont délaissées, par les bestiaux.

Dans la famille des Joubarbes (Semperviva?) , la /. vermiculaire (Sedum acre, Lin.)? qui a le défaut de gâter le loin, se propage d'autant plus facilement dans les localités arides, que i>es feuilles succulentes peuvent vivre presque sans le concours des racines.

Pans celle des Euphorbiacées (Euphorhiacece), toutes les espèces du genre Euphorbe (puphorbia) sont dangereuses, à cause de j'^creté de leurs sucs propres.

Enfin, pour citer, parmi les plantes qui se propagent avec le plus de facilité dans les herbages, un dernier exemple, entre bien d'autres qu'il serait possible d'ajouter en envisageait des localités plus restreintes, il faut parler de Y Ortie dioïque (Urtica dioïca, L. ), que les bestiaux n'appètent pas en vert, et qui n'est pas susceptible de donner un bon foin.

On a vu ailleurs (pag. 231 et suiv., et page 472) quels sont les moyens 4e détruire les mauvaises herbes de diverses sortes : il serait superflu d'y revenir ici.

§ II. — Des plantes parasites.

Les parasites nuisibles aux herbages sont peu nombreuses ; elles se réduisent en Franc*

chap. 19e. DES PLANTES NUISIBLES EN AGRICULTURE.

à l'Orobanche, la Clandestine et la Cuscute ; encore, les deux premiers genres, auxquels on peut disputer le nom de vraies parasites, ne se subdivisent qu'en un petit nombre d'espèces rarement assez fécondes pour causer de grandes dommages dans les prairies.

L' Orobanche commune (Orob anche vulgaris, Lam) et VO. majeure (O. major,h\n.) croissent cependant très-communément dans les terrains secs où dominent les légumineuses. Au dire de M. de Caivdolle, la première nuit sensiblement en Italie à la culture des fèves. Toutes deux attachent une ou quelques-unes seulement de leurs racines sur celles des ajoncs, des genêts et de divers autres arbustes de la même famille, dont elles causent parfois la mort. — L' Orobanche rameuse { O. ramosa, Lin.) vient dans les blés et la plupart des lieux cultivés. C'est elle, dit Bosc, qui cause souvent de si grandes pertes dans les récoites de chanvre, sur les racines duquel elle aime principalement à croître, et dont elle fait immanquablement périr la tige. On a vu des propriétaires être forcés dinterrompre la culture de leurs chenevières pendant plusieurs années consécutives pour s'en débarrasser, et encore ne pas complètement réussir. En effet, les graines desorobanches subsistent long-temps dans la terre sans germer lorsqu'elles sont enterrées profondément, ou peut-être seulement lorsqu'elles ne trouvent pas une racine sur laquelle elles puissent s'implanter. Un cultivateur soigneux doit donc arracher avant la maturité des graines tous les pieds qu'il trouve dans les champs lorsqu'il y en a peu ; et, lorsqu'il y en a beaucoup, le meilleur moyen est de substituer, pendant plusieurs années, an blé, au chanvre, etc., des cultures de pommes-de-terre, de haricots, de maïs et autres plantes qui demandent pendant l'été des binages qui détruisent immanquablement les pieds d'orobanche avant la maturité de leurs graines.

Les Clandestines {Lalhreœ clandestina et squammaria, Lin.) viennent surtout dans les lieux frais et dans le voisinage des arbres, au milieu de mousses dont la présence est beaucoup plus nuisible que la leur.

Quant à la Cuscute (Cuscuta) , appelée teigne, rache, perruque par les cultivateurs, c'est une piaule filiforme de la famille des Convolvulacées, dont les graines germent en terre , et dont les tiges, dépourvues de feuilles, s'élèvent sans appui jusqu'à ce qu'elles aient pu rencontrer les végétaux auxquels elles s'accrochent au moyen de suçoirs, et dont elles tirent plus tard toute leur nourriture; on la trouve surtout dans les prairies naturelles et artificielles, dans les champs de lin, de houblon, et parfois de blé. Du pied sur lequel elle s'est fixée, elle étend ses rameaux comme autant de grelfes sur ceux du voisinage, de sorte que dans le cours de quelques mois, un seul individu peut envahir un espace considérable et faire périr toutes les herbes qui le couvrent. Lorsque la cuscute se développe sur des plantes annuelles, on doit se hâter de les arracher et de les brûler; plus tôt on fera cette opération, moins on verra s'étendre les ravages, et plus on sera certain d'avoir devancé le moment de la floraison qui a lieu dans le courant de l'été. Lorsque ce sont des

plantes vivaces qui en sont attaquées, des luzernes, par exemple, on les coupe entre deux terres pour les brûler ensuite de la même manière. A la place des pieds qui ont été ainsi mutilés, quoiqu'ils repoussent quelquefois, si on en a coupé un certain nombre, il sera bon, pour utiliser les vides, de semer de préférence du sainfoin, parce qu'il est de toutes les plantes légumineuses la moins attaquable par la cuscute. On a recommandé aussi de détruire cette parasite par le feu, à l'aide de la paille que l'on étend sur les places qui en sont infestées, et on a éprouvé que ce moyen, très-efficace en lui-même, ne laissait cependant aucune trace sur les luzernes, dont les longues racines se développent peu de temps après en nouvelles tiges exemptes de toute contagion.

Art. III. — Plantes nuisibles aux cultures éco» nondques, industrielles et forestières.

Chaque plante ayant son organisation individuelle et son mode de vivre à part, a aussi ses ennemis particuliers et ses maladies spéciales; c'est assez dire que nous n'aurons que fort peu de généralités à donner à cet égard pour les cultures économiques, industrielles et forestières, qui réclament de notre part des articles isolés, dans lesquels ces notions seront beaucoup mieux placées qu'ici, et auxquels, par ce motif, nous renvoyons nos lecteurs. Mentionnons simplement quelques plantes parasites très-nuisibles à un grand nombre d'arbres.

En tête nous devons placer les Lichens, le&Mousses, \esHepatiques, qui naissent assez indifféremment sur les écorces de tous les arbres, et même sur les rochers et les bois morts. Ces végétaux sont nuisibles en maintenant, par leur ombre et leur abri, de l'humidité à la surface de l'écorce, en servant d'habitation aux insectes qui s'y cachent et y déposent leurs œufs, en augmentant les gerçures et les fentes de l'écorce où elles s'implantent, et par suite en hâtant sa destruction. Les cultivateurs savent qu'on les détruit assez facilement, soit en les raclant à l'aide de couteaux émoussés et de brosses, soit par un lavage à l'eau de chaux, pourvu que leur développement ne soit pas encore très-grand; ce dernier moyen a l'avantage de détruire en même temps les insectes, leurs larves et la plupart de leurs œufs.

Le Lierre commun ( Hedera hélix ) agit d'une façon analogue, mais sur de bien plus grandes proportions, et nuit beaucoup aux arbres en les serrant à la manière de liens très-forts, et en implantant dans les crevasses des écorces ses nombreux crampons. Il est facile d'enlever les lierres ou du moins d'en arracher les pieds au bas des arbres, avant qu'ils aient atteint de grandes dimensions.

Le Gui {Viscuni) est une véritable parasite qui se multiplie en abondance et nuit beaucoup à plusieurs de nos arbresles plusutiles. Ses graines, entourées d'unematièregluante, se fixent facilementsur tous les corps, notamment sur les branches, et y germent bientôt; la racine, qui périt promptement si elle se trouve sur un corps brut ou mort quelcon-

AGRICULTURE : ANIMAUX NUISIBLES

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que, lorsqu'elle à au contraire rencontré Fécorce d'un arbre vivant, y implante l'espèce de disque ou d'épatement qui la termine, et pousse alors de nombreuses tiges qui croissent dans une direction quelconque. La racine du gui traverse Fécorce des plus gros arbres, et, au bout de quelque temps, se trouve greffée si intimement sous le corps ligneux, que tous les sucs de celui-ci traversent sans difficulté du sujet dans celte greffe. Du reste, il ne paraît pas y avoir d'adhérence entre le gui et Fécorce de son support; cette ecorce forme bourrelet autour du gui. en sorte que celui-ci ne reçoit point les sucs élaborés dans les feuilles, mais il aspire la sève qui monte dans le corps ligneux. Le gui nuit donc aux arbres eu arrêtant la marche des sucs descendans, dont une partie ne va

filus alimenter les racines, et en attirant à ui la sève ascendante et la consommant au préjudice des feuilles. Il est évident que le seul moyen de débarrasser les arbres de ces parasites, c'est de les couper à la base de manière à les empêcher de repousser et de donner des graines. C. B. de M.

Section ni. — Des animaux nuisibles en agriculture.

Le nombre des animaux redoutables aux cultivateurs est très-considérable, et on peut dire que tous peuvent lui nuire d'une manière ou d'une autre ; en effet, nos animaux domestiques, lorsqu'ils ne sont pas attachés ou gardés, ravagent nos cultures et dévorent nos récoltes. Le chien, le furet, le chat, qui nous aident à détruire certains animaux nuisibles, peuvent eux-mêmes se rendre déprédateurs. Enfin l'homme, qui est lui-même son plus utile serviteur, devient quelquefois le plus grand ennemi du cultivateur. D'un autre côté, plus de la moitié des animaux sauvages se nourrit de matières végétales, et, parmi ceux qui s'alimentent de substances animales, la plupart font la guerre aux espèces qui vivent elles-mêmes de plantes. « Ainsi le règne végétal, considéré dans son ensemble, dit M. de CANDOLLE,est un vaste laboratoire ou une vaste association d'êtres par lesquels la matière brute est sans cesse transformée en matière organique, et devient par là propre à soutenir la vie du règne animal, tandis que celui-ci, immédiatement ou médiatement, vit tout entier aux dépens du règne végétal, et serait sans lui incapable de maintenir sa propre existence. » Mais l'homme, dans ses vues particulières, n'a pas intérêt à protéger cette harmonie universelle ; de même que lui vit aux dépens de bien des êtres qui sont obligés de lui obéir ou de disparaître devant sa puissance ou son adresse, de même, les végétaux et les animaux qui lui conviennent doivent être préférés et l'emporter sur tous les autres.

Les moyens divers par lesquels les animaux nuisent aux produits de l'agriculture, s'ont actifs et variés: les uns dévorent les feuillages et les jeunes bourgeons des végétaux, ce sont les plus redoutables, surtout lorsqu'ils portent leurs attaques au moment même de la naissance des plantes; d'autres vont déterrer les graines confiées au sol pour eu faire leur

pâture, ou, vivans sous terre, s'en repaissent encachette et les accumulent pour la saison d'hiver; il en est qui s'attachent aux racines des végétaux, soit pour s'en nourrir, soit pour se creuser des galeries, et qui causent souvent ainsi les plus grands désastres. De nombreuses espèces vivent des fruits ou des graines qui sont l'objet des soins du cultivateur, et il en est qui déposent leurs germes dans les grains pour les poursuivre et les dévorer tout à leur aise dans nos greniers; enfin, des classes entières d'êtres vivans, cherchent dans les plantes, non plus seulement le vivre, maisle couvert : ils s'y logent et s'y nourrissent, ou s'y abritent et s'y cachent seulement, ou y déposent leur progéniture, et, par tous ces actes, ils occasionent des accidens et souvent des maladies fort dangereuses pour les végétaux.

Avant d'enlrer dans la revue détaillée de ces êtres malfaisans pour nos cultures, et des moyens spéciaux de s'opposer à leurs ravages ou de les écarter, indiquons quelques circonstances générales préservatrices pour les végétaux utiles.

Presque tous les animaux recherchent la tranquillité et la sécurité; au nombre des circonstances qui les multiplient, il faut donc compter l'existence de grands espaces abandonnés à eux-mêmes, comme les forêts qui sont les repaires d'une foule d'animaux nuisibles,depuis le sanglier jusqu'aux hannetons; comme les dunes, les landes, les bruyères, qui recèlent des légions d'animaux nuisibles qui se jettent sur les terrains cultivés dès qu'une cause quelconque a favorisé leur développement. On peut conclure de là qu'on augmente la multiplication des animaux nuisibles par les méthodes de culture qui laissent longtemps certaines terres sans être remuées.

Beaucoup d'animaux nuisibles, notamment de la classe des insectes, ne peuveut vivre que sur une espèce ou un petit nombre d'espèces de plantes. En faisant succéder, pendant une ou plusieurs années, des végétauxqui ne leur conviennent pas, on éloignera donc les chances de leur multiplication.

La malpropreté, le désordre, l'incurie, apportés dans le rangement et la conservation des produits de l'agriculture, sont des causes qui multiplient sans cesse les animaux nuisibles et augmentent leurs ravages.

L'une des causes qui favorisent le plus le développement des animaux nuisibles, c'est la destruction irréfléchie des autres animaux qui les détruisent eux-mêmes; ainsi, des mammifères, des oiseaux, des insectes qu'on poursuit journellement, rendent au contraire de signalés services: tels sont le hérisson et même la taupe, destructeurs des limaces, des vers,et d'une foule d'insectes; les fourmis, destructives de beaucoup de pucerons, et surtout un grand nombre d'oiseaux insectivores.

Le gouvernement peut exercer une grande influence sur les améliorations agricoles qui résulteraient de la destruction des animaux nuisibles, principalement en tenant la main à l'exécution des lois concernant Féchenillage, et en les étendant aux hannetons; et au*si eu «ffrant des récompenses à ceux qui

DES MAMMIFERES NUISIBLES EN AGRICULTURE. dffll

avec les cultivateurs, à qui elle fait cependant quelque bien en détruisant les rats, les souris, les mulots et même les belettes. On lui fait la guerre avec des lacets de fil de laiton ; avec des assommoirs, tels que celui de lâfig. 709 dont le bâtonnet ab se désarticule

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auront détruit une certaine quantité de ces êtres malfaisans : cela existe déjà pour les loups, et plusieurs propriétaires se sont bien trouvés, comme en Suisse, de proposer des primes par chaque boisseau de hannetons apporté.

Pour terminer ces généralités, nous ne pouvons mieux faire que de citer les réflexions d'un illustre botaniste. «La cause quia rendu jusqu'ici peu fructueux les efforts de l'homme contre les animaux nuisibles et lesmauvaises herbes, c'est que chacun, frappé du mal présent, a attaque l'espèce qui lui nuisait dans un point donné, tandis que son voisin en attaquait une autre. Il serait préférable, si la chose était possible, que tous les efforts d'un grand pays se tournassent à la fois contre une même espèce d'animaux ou de plantes nuisibles, de manière à en détruire les œufs ou les graines. Alors on pourrait en attaquer d'autres graduellement, et on diminuerait ainsi sensiblement leur nombre; tandis qu'aujourd'hui, chaque champ, chaque territoire rend à son voisin les animaux ou les herbes que celui-ci s'était donné la peine de détruire chez lui. Ainsi, l'industrie se trouve découragée; et, pour vouloir attaquer à la fois toutes les espèces, on reste en réalité toujours en face du même nombre d'ennemis. Au surplus, il faut ajouter ici que si des combinaisons spéciales d'influences atmosphériques développent de temps en temps dans nos pays des légions d'une certaine espèce d'animaux nuisibles, d'autres influences tout aussi inconnues viennent également de temps en temps les détruire. » (de Candolle.)

Art. Ier. — Des mammifères ou quadrupèdes nuisibles.

Il n'y a aujourd'hui en France, parmi les mammifères, qu'un petit nombre des carnassiers, de rongeurs, de ruminans et de pachydermes qui puissent être nuisibles à l'agriculture.

§ Ier.— Mammifères carnassiers.

Famille des Carnivores.— -Les animaux nuisibles compris dans cette famille, sont la fouine, la belette, le putois, la loutre, le renard, le loup et le chat sauvage.

Fouine {Mustela Foina, L.). Pendant l'été la Fouine {fig. 708) vit dans les bois, mais elle se

glisse de nuitdans les habitations isolées et les jardins, où elle mange la volaille, les œufs et les frbits. En hiver elle s'y établit à demeurent se tient perpétuellement en hostilité

en b quand l'animal appuie le pied sur la marchette; avec des trébuche! s plus ou moins semblables à celui de la /%-.710, qui se ferme parle Fig. 710.

dar

jeu de «, et qui est retenu fermé par b,b; avec des pièges de fer qu'on place à l'ouverture des trous par où elle entre dans les greniers; avec de petits chiens courans à jambes torses qui la poursuivent jusqu'au dehors du bâtiment, où on la tue à coups de fusil; avec des poisons qu'on introduit dans de petits oiseaux, dans des cœurs de mouton, dans des œufs, mets elle préfère, et qui servent aussi d'appâts ns les pièges. Si l'on parvient à traquer dans une seule pièce toutes les fouines qui sont dans une habitation, on les y tue à coups de bâton. On attirera les mâles en cachant, soit près d'un piège, soit dans un lieu où l'on se tiendra à l'affût, quelque objet frotté avec la vulve d'une femelle, si l'on parvient à en prendre une en chaleur, et l'on pourra faire longtemps usage de cette amorce, si on lave la vulve dans de l'huile qu'on emploiera à la place. La même manœuvre est conseillée contre le loup et le renard. Une fouine qui a pénétré dans un colombier ou un poulailler, y massacre tout ce qu'elle peut attraper, quitte à revenir la nuit suivante pour consommer, et, si elle a des petits, emporter ce qu'elle a été forcée d'abandonner la veille. Dans ce cas, on peut être sûr de la tuer à l'affût, la seconde nuit.— Ces moyens de destruction ne doivent pas faire négliger ceux de précaution; il faut habituer les poules à coucher et à pondre dans le poulailler, tenir ceux-ci bien clos pendant la nuit, crépir exactement les colombiers, en munir l'entrée de feuilles de fer-blanc, etc.

Belette {Mustela vulgaris, L. fig- 711). Elle a à peu près les mêmes habitudes que la fouine, mais paraît avoir encore plus de goût pour la

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