DISCONTINUS
avoir lavées , i*âpées grossièrement et soumises àunappareil construit sur les principes du filtre-presse de M. Real, leur a enlevé ainsi leur eau de végétation puis les a fait sécher au ffrand air. De cette manière il est parvenu à les conserver parfaitement pendant longtemps ; quand on veut s'en servir on les moût comme le grain et on les travaille de même. Enfin on a transformé les pommes de terre en fécule, en amidon, en sirop de dextrine, etc. C'est au distillateur à calculer, suivant les localités où il se trouve, ses ressources, l'étendue de son exploitation , etc., sous quelle forme il est plus économique jx>ur lui d'acquérir, pour les soumettre à la distillation, les matières amylacées et féculentes.
Section lY. — Dei appareils distillatoires et de la manière de les diriger.
La distillation a pour but en général de séparer des produits volatils de ceux qui ne le sont pas ou qui le sont moins dans les ipémes circonstances. Dans la distillation des llaneurs fermentées, l'alcool à divers degrés de aensitë est le liquide qu'il faut séparer. On détermine ordinairement la séparation des produits par le moyen de la cAatetr convenablement ménagée, qui réduit en vapeur le plus volatil d'entre eux ; cette vapeur est ensmte condensée et ramenée à l'état liquide par un abaissement de température. On peut encore opérer la distillation à de basses températures en diminuant la pression atmosphérique que supporte la vapeur; celle-ci , ne trouvant plus d'obstacle à sa volatilisation, se vaporise et est condensée comme précédemment. La plupart du temps la distillation se fait sous le poids ordinaire de l'atmosphère.
Cette opération s'effectue au moyen de vases qui prennent le nom d'appareiis dietil' latoires. Les appareils de ce genre inventés jusqu'ici sont nombreux; nous nous contenterons de décrire d'abord les plus simples et par conséquent ceux qui paraissent les mieux appropriés à l'économie rurale , puis nous ferons connaître les appareils perfectionnés employés avec avantage dans les grandes exploitations.
On peut diviser les appareils distillatoircs en deux grandes sections. Les uns sont diseontinus^ c'est-à-dire qu'après chaque chauffe on est obligé de les ouvrir pour les nettoyer et recommencer une autre opération; les autres sont continus et marchent sans interruption jusqu'à ce que l'encrassement des vases ou le manque de matière l** détermine à arrêter leur marche.
Art. f'.—Des appareils discontinus.
Les appareil discontinus peuvent marcher à feu nu, au bain-marie, a la vapeur ou au bain de sable; souvent même ces moyens sont combinés. Les plus simples sont ceux qui à chaque chauffe sont chargés de liquide rroid et ou l'eau sert à condenser la vapeur. D'au* très pour éviter la perte du calorique, échauffent en même temps le vin froid ou le moût, ou bien rectifient simultanément les liquides spiritueux qu'ils produisent. Donnons des exemples dos uns et des autres.
MO
ARTS AGRICOLES : FABRICATION DES EAUX-DE- VIE
} W. — Appareil discontinu A feu na ordinaire.
L'appareil le plus simple est Valambic ordinaire, Tase de cuivre solidement étamé à rintérieur et composé ordinairement de 3 pièces distinctes. Voici celui dont la forme est regardée comme la meilleure. Les trois pièces lont:
I® La chaudière kifig. 237) espèce de chau-
Fig. 237.
Fig. 238.
dron de forme cylindrique fermé par 2 fonds convexes et qui porte des rebords par lesquels il s*appuie sur la maçonnerie du fourneau dans lequel il est noyé. Au niveau de son fond part un eros tube B, fermé par un robinet qui sort au dehors du massif du fourneau et sert, après une chauffe, à faire évacuer les marcs et la vinasse. Cette chaudière porte un robinet œ pour Tessai des vapeurs, et sur son fond supérieur une gorge qui en rétrécit l'ouverture.
2' Le chapiteau D^ ou couvercle de la chaudière cylindrique , qui porte par le bas une gorge qui entre juste dans celle de la chaudière, et est fermé en haut par une calotte sphérique soudée en bb au-dessous de son bord supérieur, ce qui forme un anneau qu'on remplit d'eau pour opérer une fermeture hermétique. Au milieu de cette calotte est une ouverture E qu'on ferme avec un bouchon en métal et qui sert à charger le moût dans la chaudière. Sur le côté de ce cylindre est soudé un gros tuyau G légèrement conique, qu'on nomme bee du chapiteau.
3* he réfrigérant ou condetueurB. dans lequel les vapeurs alcooliques, après s'être élevées de la chaudière, être montées dans le chapiteau et en avoir traversé le bec, viennent se condenser par le refroidissement qu'on leur fait éprouver.
Le réfrigérant le plus en usage est celui qui est connu sous le nom de serpentin^ et qui consiste en un long tube II, contourné en hélice, qui, par son orifice supérieur F, s'ajuste avec le bec du chapiteau, et qui, par l'inférieur, verse la liqueur condensée dans le vase destiné à la recevoir. Ce serpentin est enfermé dans une cuve MNOP remplie d'eau, qu'on renouvelle continuellement. Cette eau, fournie par un réservoir supérieur, est versée dans l'entonnoir L, coule par le tube qu'il surmonte et entre par la partie inférieure de la cuve. A mesure qu'elle s'échauffe elle s'élève k la surface, où un tuyau de trop plein M la conduit hors de l'atelier. H est un robinet par lequel on vide entièrement l'eau de la cuve.
M. Gedda a inventé un condenseur (/i^. 238) qui se compose de 2 cônes, AA, BB, tronqués,
UV. IV.
renversés , ajustés l'un à l'autre et réunis par les 2bouls.
Ces cônes laissent entre eux un intervalle e 6, où se fait la condensation, et qui est ferme en haut et en bas par des anneaux soudés aux parois des cônes. voici les proportions relatives de ce réfrigérant. En désignant par D le diamètre au cône extérieur A à la partie supérieure,la hauteur de ce cône sera 2 1/2 D, le diamètre supérieur du cône intérieur 7/10 D, les diamètres inférieurs de ces cônes 4/7 D et 1/2 D. Ainsi l'espace entre les 2 cônes est supérieurement 3/IOD et inférieurement 1/14 D. G est le tube qui reçoit le bec du chapiteau, II les pieds oui sont au nombre de 3 et KK la cuve remplie d'eau froide. Les plus grands condenseurs de ce genre ont environ 2 mètres de hauteur et servent pour des alambics d'environ 3 mètres cubes de capacité.
Ce condenseur présente dans un petit espace une grande surface pour la condensation, mais il a, comme le serpentin, l'inconvénient de ne pouvoir être nettoyé facilement. De ohis les vapeurs, s'y condensant promptementaans la partie supérieure, tombent aussitôt à l'état fluide dans le fond, où elles s'écoulent dans le récipient sans être suffisamment refroidies. On a cherché à perfectionner cet appareil en le combinant avec le serpentin ou çn élcTant sa partie supérieure au-dessus de la cuteà eau froide, ann que les vapeurs, refroidies seulement par le contact de l'air, se déposent en un liquide qui coule lentement et se refroidit ensuite le long des parois. , .
Un condenseur plus commode est celui qui est représenté dans la fig. 239 et qui se com- Fig. 239.
pose de 3 tubes cylindriques AB, CD, £Fi d'un mètre chacun de longueur, soudés Tup à l'autre sous un certain angle et se communiquant sans interruption. Le tube AB a un diamètre égal à celui du chapiteau; parTautre extrémité il est uni avec l'extrémitë D du tuyau CD en bec de flûte. Les 2 parties a?semblées sont soudées à un bout de tu}^an et* lindrique G qui porte un pas de vis extérieur. Ce tuyau est fermé par une boite ou couvercle H taraudée intérieurement pour s'ajuster sur le tuyau G. On place un cuir entre cette boUc et l'embase du tuyau , afin de fermer her-