‹ Maison rustique du XIXe siècleChapitre 137 sur 239 · C. Coutparainm é» tarage et du rouiaage à Veau · texte numérisé non relu

C. Coutparainm é» tarage et du rouiaage à Veau

Les expériences faites dans le Wurtemberg ont permis de comparer entre elles les a m^ thodes précédentes de rouissaffe, et de balancer leurs avantages et leurs mconvéniens : Voici le résumé des faits observés.

RoRAGs. — Avantages, r On trouve aisément partout un gazon, une prairie ou un chaume pour étendre le lin; 2*^ le rorage marchant avec plus de lenteur, le lin est moins exposé à la pourriture que dans le rouissage à Teau, où le défaut de vigilance pendant quelques heures seulement suffit pour causer un domniage considérable ; 3* quand le temps est favorable le rorage exige proportionnellement moins de travail; 4^ on obtient plus facilement du lin de rorage une plus belle filasse que de celui de rouissage; 5" les fils et les toiles de lin de rorage blanchissent 8 à 14 jours plus ^t que les mêmes objets fabriqua en lin de i^uissage. — Incanvéntmen 1" La fermentation par suite des variations atmosphériques marche avec lenteur; dans les circonstances favo- >^jes elle dure 3 semaines et en exige au iQoins 9 quand elles ne le sont pas ; S* dans les temps pluvieux, il faut retourner fréquemment le lin pour qu'il ne pourrisse pas, ce qui ^}}%^ beaucoup de travail ; 3" un pieu de négligence à cet égard fait aisément pourrir et perdre la récolte; 4" le lin, qui en moyenne ^^e & semaines sur le pré» est très sujet à

être dispersé par les vents, il fout alors souvent le remettre en ordre si on ne veut pas éprouver de pertes ; ô"" le lin de rorage a moms de ténacité et dès lors est moins propre à la fabrication des toiles très fortes ou tout-à-fait fines que le lin de rouissage; celui-ci, par un travail convenable, pouvant être, sans perdre de la force, amené a un plus mind degré de finesse que le 1«; 6* cette ténacité moindre fait qu'on éprouve dans le travail ultérieur des matières textiles plus de déchet en bonne soie avec le lin de rorage.

RoiTissAOB ▲ Li'bav. — Àcantogu, V Le rouissage ne dure dans les circonstances favorables, et y compris le blanchiment sur le nré^ que 10 jours; quand elles ne le sont pas il ne se prolonge pas au-delà de 4 semaines ; ^ par suite de la célérité de l'opération celle-ci devient plus sûre, puisque le lin est exposé moins long-temps à l'influence variable du temps; 3* la pluie ou le vent ne causent pas un surcroît de travaux; 4^' par suite il y a uu déchet moins sensible dans la masse du produit ; 5* le lin de rouissage a plus de nerr, et peut être amené par un travail convenable à un aussi grand degré de finesse nue celui de rorage; 6* par conséouent il est plus propre à faire des fils pour la dentelle et la batiste, fils qui se vendent à un plus hantprix;?"" enfin par suite de cette ténacité il perd moins en bonne soie au travail de la broyé et du scran. — In^ eanvénime. r On ne trouve pas partout des eaux convenables, par conséquent on ne peut pas partout rouir a l'eau; S"" la marche accélérée de la fermentation exige après 3 ou 4 jours une surveillance active et continuelle; si on ne saisit pas le point précis où elle est terminée, si on n'a pas reconnu les phénomènes 3ui se manifestent alors, on peut éprouver e grandes pertes; 8<* un rouissage exige plus de travail qu'un rorage dans des conditions favorables et identiques, c'est le contraire dans les temps de pluie ; 4* le lin roui exige plus de travad pour acquérir la douceur et la finesse du lin ne rorage; 5« enfin le !•■ se blanchit plus difficilement que le second. ,

D'après cet exposé, on voit que le choix de l'une ou de l'autre de ces méthodes dépend en grande partie des localités, de rexpénence et de la pratique qn'on possède, du temps, de la saison et de la nature du lin ou des pi^uits qu'on veut obtenir; mais en balançant avec impartialité les avantages et les inconvéniens de toutes deux» il en resuite que le rouissage à l'eau paratl être celui qui donne les résultats les plussatisfaisans et auquel ou doit donner la préférence toutes les fois qu'on pourra disposer de bonnes eaux, qu'on aura appris à saisir le moment favorable où la fermentation est achevée, et enfin qu'on se sera pénétré des. principes posés ci-dessus»

D. Delà qualité des lins après le nmiseage.

On reconnaît q u'un lin eut bien roui en ce que ; i° La filasse se sépare facilement du bois sur toivte la surface et retendue de la tige; ainsi en saisissant un tiers ou moitié des fils à la patte de la tige, tous ces fils, unis les uns aux autres, doivent se détacher jusqu'à la pointe; 2* il faut une force assez considérable pour rompre nu seul filament; 9^ déjà après le

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