DE L'EXTRACTION DES HUILES DE GRAINES
aes
gouttière et vers une de leurs extrémités d'im conduit qui se correspond de Tune à l'autre verticalement et destiné à laisser couler Thuile de chaque sac sans qu'elle puisse tomber sur les sacs inférieurs, ce qui parait accélérer r^outtage. Les autres presses sont horizon^ Uues^ et parmi celles-ci on remarque celles de M. Brâmah, de M. Hallbttb d*Arras, de BIM.Cazalis et Cordixr de Saint-Quentin^ et enfin celle de M. Spillehs, qui, au moyen d'en- ^nages, varie l'effet des pompes avec la ré* sistance de la matière pressée*
La plupart des mécaniciens aujourd'hui construisent des presses, soit à vis, soit hj< drauliques, qui sont doubles^ de manière à
leur donner une marche continue, c'est- èdire h presser d'un côté pendant qu'on desserre de l'autre.
La presse à anns est celle qiii est le plus généralement employée dans les moulins à huile. Cette presse en effet exerce une action très puissante; elle est simple, facile à monter et à réparer, et son prix n'étant pas très élevé elle parait propre aux établissemens agricoles, surtout quana on veut profiter de la rorce du vent pour faire marcher les machines d'une huilerie ou qu'on a à sa disposition une chute d'eau suffisante. Voici le modèle d'une presse de ce genre construite par M. Maudslby.
La fi§. 397 est l'élévation de face, la fig. 398
Fig. 898.
une coupe yerlicale. A, montans du bâti; B, traverses horizontales servant de guides aux maillets C D, portant les mentonnets aa^, £, leviers portant les galets h. Us sont montés sur l'arbre F et servent k soulever les mentonnets des mailleU^ kye$ ou moulons, c, leviers au'on meut au moyen de cordes d passant sur des poulies, et qui, venant se placer sous les chevilles e, empêchent le maillet de redescendre et tiennent le mentonnet bors de la portée du galet II. G, bacs ou bassins dans lesquels on place l'étendelie et le sac plein de graine quW veut exposer à l'action de la presse. La partie droite de la fig. 397 représente la coupe de l'un de ces bacs faite parallèlement à la face de la presse, et laissant voir toutes les pièces qui s'y trouvent placées. V U fourneaux ou pièces de fonte entre lesquels on place l'étendelie h. Le fourneau v est ap-
Fig. 897.
puyé contre la paroi du bac; le fourneau t est mobile et se rapproche de 9 pendant la pression- Ces 3 fourneaux portent sur leurs flancs des rainures qui permettent à l'huile de s'écouler pour aller gagner une goulotte pratiquée au fond du bac , en traversant un fond en fonte percé de trous, et sur leauel viennent s'appuyer les fourneaux, k l n, cales nommées wardSy interposées entre la clef m servant à dépresser les fourneaux et le coin o qui reçoit l'action du maillet. Les wards, la clef et le coin sont en charme. Un ressort en bois , placé sur la traverse inférieure B, sert k maintenir la clef à une distance convenable du fond du bac; de cette manière elle se trouve naturellement en prise quand l'ouvrier dispose toutes les pièces, et il pose son coin et ses cales avec facilité. Le mouvement étant donné par le nioteiu* à l'arbre F et aux leviers E, ob
ARTS AGRICOLES : FABRICATION DES HUILES GRASSES, uv. iv.
Slace le sac de gi^aine chaufTëe de la manière idiquée dans le profil et en plan, dans les fig. 399 et 400, c'est-à-dire qu'on pose le sac en A,
Fig. 399.
Fig. 400.
1>uis qu'on rabat d'abord la partie gauche, puis a partie droite ; des poignées servent au transport. Après avoir mis Tétendelle ainsi chargée entre les 2 fourneaux v et t, on place le coin o et l'on décroche la corde d engagée sous un cran pratiqué dans le tasseau J. Le maillet C tombe par son propre poids sur le coin , puis est relevé par les leviers E. Il retombe encore lors()ue ceux-ci abandonnent le mentonnet,et ainsi de suite. Il est important, lorsqu'on veut commencer, d'enlever d'abord le maillet à l'aide de la corde, puis de le descendre doucement et de ne l'abandonner que lorsqu'on sent que le mentonnet appuie sur le galet des leviers E; sans cette précaution on serait exposé à briser ces leviers. On donne pour le froissage 10 à 12 coups. Lorsque la pressée est terminée, on engage de nouveau le levier c sous la cheville e et la corde sous le cran J, en ayant soin de suivre le maillet dans son mouvement ascensionnel pour éviter les chocs. Au bout de quelques mmutes nécessaires pour donner à l'huile le temps de s'écouler et que les ouvriers emploient à préparer de nouveaux sacs de farine, on dépresse; on dégage avec les,mémes précautions le maillet D, gui, saisi par le galet 0, retombe sur la clef m. n même temps que celle-ci est frappée, on retire le coin o; après le coup de maulet, la clef m se relève au moyen du ressort.
On varie le poids et la hauteur de la chute du maillet avec l'effort qu'on veut produire. En Russie, où l'on se sert depuis long-temps des presses à coins pour l'extraction des hidles oe graines, on a adopté des coins plus gros qu'en France et on les enfonce horizontalement à l'aide d'im bélier. — Le potd« des maillets est ordinairement de 260 à 300 kilog.; la hauteur de chute sur le coin au minimum d'entrure est de 40 cent, environ et de 65 au maximum; la hauteur de chute sur la clef est de 26 cent. Le nombre de coups que l'on bat est variable avec la force du coin , la nature du travail et de la graine; il peut varier de 10 à 60 coups. Dans les moulins à vent du Nord, on a adopté un cadran mû par un encliquetage et dont l'aiguille indique le nombre de coups battus, en même temps qu'il agite une sonnette après le nombre de coups voulus.
L'effet d'une bonne presse a coins, comme celle que nous venons de décrire, peut être évalué à 60 ou 76,000 kilog. sur chaque tourteau ayant à la grande base 20 cent., 18 à la plus petite, et 46 de hauteur ou 7,6 décim. carrés de surface.
Les mécaniciens ont aussi inventé divers genres de presses pour l'extraction des huiles. &OUS citerons entre autres celles de M. UalliSTTB d'Arraftt à» MM. Suddb, Atkins et Baa-
KER de Rouen, de M. Farcot, à Paris, etc. La l^o est employée avantageusement dans le département du Nord ; les autres, qui ont paru a l'exposition de 1834, n'ont pas reçu encore la sanction de la pratique.
Lorsque le 1"^ tordage est terminé et que l'huile est bien égouttée, les tourteaux de froissage sont reportés sous les meules; c'est ce qu'on nomme le rébat ; mais pour que l'action de ces machines soit plus ef&caoe, il faut concasser ces tourteaux, qui forment une masse solide et dure. Ce travail se fait parfois à la main; il vaut mieux y employer les machines, et en particulier celle à écraser les graines, que nous avons fait connaître pa^e 369, en jetant dans la trémie le gâteau brisé grossièrement.
Quand la pâte a été suffisamment rebattue, on Ta porte au chauffoir,où, après un 2* chauffage, moins prolongé que le 1*% on la reçoit dans les sacs de laine, qu'on enveloppe ousa les étendelles et qu'on soumet une seconde fois à la pression; l'huile d'une qualité inférieure à la 1'* qu'on obtient ainsi se nomme hiile de rehai. Cette huile, pNOur être extraite, exige une pression plus considérable que celle de froissage, et 36 a 46 coups et plus de maillet sont ici nécessaires quand on emploie la Eresse à coins. On mélange quelquefois ces 3 uiles.
Les tourteaux de rebat ou pains qui restent de cette 2* pression sont durs, secs, solides et fermes, et n'ont plus guère qu'un demiponce d'épaisseur. On les ébarbe avec un couteau fixé verticalement dans un des côtés d'une boite qui reçoit les rognures, et on la conserve pour la nourriture des bestiaux ou pour servir d'engrais, en les répandant sur les terres.
Il y a des huileries où l'on se sert de presses hydrauliques pour le froissage ou l^* pression et où l'on fait tous les rebats ou dernier travail des tourteaux, qui exigent un effort plus puissant à la presse à coins. Dans quelques autres, le froissage se fait à la pressemuette de M. Uaixbttb, et le rebatà la presse hydraulique de M. Spillbbs, etc.
Les pilons, ainsi que nous l'avons dit, aussi bien que la presse à coins, ont contre eux l'inconvénient d'un bruit continu, qui rend leur voisinage insupportable, et l'ébranlement qu'ils causent aux fondations et à toutes les parties du bâtiment leur est nuisible. On a prétendu que la graine qui y était broyée rendait plus d'nuile que celle soumise à l'action des meules , mais cette assertion est peu probable; il faut tantôt 4 hectolitres dd colza pour une barrique d'huile, et tantôt 3 1/2 hectolitres , cette différence tenant entièrement à la qualité de la graine. Avec les pilons on est obligé d'ajouter une certaine quantité d'eau à la graine; avec les meules on en ^oute moins.
n faut, pour mettre en mouvement une paire de meules, une force de 4 chevaux (de vapeur), et pour les cylindres à concasser, la presse à coins et les chauffoirs, une force additionnelle de 2 chevaux ; de sorte qu'une machine de la force de 6 chevaux est suffisante pour un moulin. Une paire de meules exige la même force et fait plus de besogne qu'une batterie de 6 pilons.
CVAP. 18*.
DE L'EXTRACTION DE L'HUn.E DES OLIVES.
$ Yl. — De répantion dei hailet de grainet.
Les huiles, telles qu'elles sont recueillies iprès les opérations précédentes, contiennent encore une quantité considérable de mucilage, de matière colorante et de principes résineux qui les colorent et leur donnent une odeur et un goût particulier. Le seul séjour prolongé de cette huile dans de grands vases de terre, exposés dans un lieu frais, les clarifie jusqu'à un certain point; il se forme un dépôt, et rhuiie est plus limpide, plus pure et meilleare. Mais les huiles de graines ne sont pas encore, en cet état, propres à Téclairage, et employées à cet usage elles obstruent les pores de la mèche et brûlent en donnant une flamme faible et beaucoup de fumée. Il faut donc les épurer pour leur enlever, autant que possible, leur couleur, leur goût et leur odeur, ou les rendre assez limpides pour qu'elles brûlent sans fumée et donnent une lumière vive et claire. On doit à M. Thénard, pour cet objet, un procédé qui donne d'assez bons résultats ; voici comment on le pratique.
Od met rhuiie à épurer dans un tonneau, de manière que celui-ci ne soit rempli qu'à demi, el oD y verse, en filet mince et en changeant continuellement de place, 2 centièmes de la
Suantilé d'huile d'acide su Ifurique concentré, ela fait, on brasse long-temps avec un morceau de bois pour favoriser le contact des 2 liquides et jusqu'à ce que toute la masse ait pns ime conteur verdâtre. On laisse reposer 24 heures. L'acide se combine alors avec le mucilage o\\ à la partie colorante, qu'il précipite en flocons d'un vert noirâtre. Au bout de 24 heures on ajoute à la masse un volume d'eau pure égal aux 2/3 de celui de l'huile, celte eau étant chauffée préalablement à 7 S"* C. (60* RO^ et l'on agite beaucoup, jusqu'à ce que le liquide ait une apparence laiteuse. On laisse alors reposer 2 ou 3 semaines* dans un lien dont la température est de 25 à 30*. Le fluide s'éclaircit peu à peu, l'huile claire surnage à la surface et il se forme au fond du tonneau un dépôt noirâtre nommé fieei. On décante alors l'nuile claire au moyen d'un robinet placé à une certaine hauteur sur le contour du tonneau, et on la reçoit dans des cuves percées de trous garnis ae mèches de coton ou de laine cardée. L'huile filtre à travers ces mèches et s'écoule parfaitement épurée et prcpre à l'éclairage.
Au lieu de filtrer les huiles épurées par l'acide à travers des mèches de coton, M. Du- BRUNFAtrr s'est servi avec avantage, pour celles de colza, d'un filtre dont la fig. 401 représente la coupe par le milieu.
Fig. 401.
Ce filtre est forméd'une caisse garnie de métal ; l'étoffe et les matières filtrantes s'interposent entre 3 treillis à carreaux en bois soutenus par 2 cadres en bois A A. Tout cet appareil porte sur une sailiieC, pratiquée dans la caisse, et est pressé à l'aide ae 4 vis D mobiles dans 4 écrous fixés sur les bords de la caisse. A l'aide de ces dispositions, les matières que l'on
Î>lace entre les treillis sont comprimées par 'effort des vis, et celles-ci fixent en outre cet appareil dans la caisse, de manière à l'empécner de sortir si une force tendait à produire cet effet. Ce filtre ainsi organisé, on amène l'huile à filtrer à travers le tube à robinet E. Elle passe dans le milieu F où elle exerce une pression qui varie avec la hauteur du liquide dans le tube E.Cette pression détermine le passage du liquide à travers le filtre; il passe ainsi dans la cavité supérieure, d'où il sort par un robinet H placé au-dessus du treillis. On sait que la vitesse d'écoulement des fluides varie comme la racine carrée de la colonne liquide superposée à l'orifice d'écoulement, et ce filtre a pour objet de rendre la filtration rapide avec la petite quantité de liquide contenue dans le tubeE qui répartit le liquide dans la caisse inférieure uniformément et dans tous les sens. Dans le cas où l'huile contiendrait des matières susceptibles d'obstruer promptement l'étoffe, le liquide ayant une marche ascendante, les matières arrêtées par l'étoffe peuvent retomber au fond du vase par leur propre poids.
Les huiles ainsi préparées portent dans le commerce le nom â'huileê blanches.
Si les huiles sont extrêmement épaisses et chargées, on peut augmenter la quantité d'acide et la porter à 3 p. 0/0; on peut même recommencer cette opération une 2* fois, si la ir« opération ii*a pas donné de résultats sattsfaisans.
Les huiles traitées ainsi perdent depuis 2 jusou'à 5 p. 0/0 de leur poids. On a aussi proposé, au lieu d'une addition d'eau, de faire arriver de la vapeur d'eau dans l'huile jusqu'à ce que le tout ait atteint la température de 100* et de laisser déposer le mélange comme à l'ordinaire. Ce moyen n'a pas eu grand succes.
Le procédé d'épuration par Facide est long, et l'huile retient toujours , quand elle n'a pas été abandonnée au repos pendant un temps suffisant, une quantité notable d'eau qu'on ne peut chasser que par une forte chaleur à feu nu ou une longue évaporation au bain-marie ; on a proposé récemment de le modifier de la manière suivante : On mêle avec l'acide sulfurique à la manière ordinaire, on brasse et on attend que le dépôt des fèces ou flocons noirs commence à s'opérer. Alors on ajoute à l'huile, et par petites portions, une bouillie épaisse d'eau et de craie et on agite fortement la masse. Lorsqu'on a ajouté ainsi environ 1/3 en plus de la craie nécessaire pour saturer l'acide sulfurique et former du sulfate de chaux, et lors-
Sue le papier de tournesol, plongé et agité ans le hquide. ne change plus de couleur, on verse l'huile dans les cuves à dépôt, dans lesquelles les flocons noirs, le sulfate de chaux formé et la craie surabondante ne tardent pat à se précipiter. Après quelques heures l'huile peut être décantée dans les cuves à filtration garnies de mèches de coton* Ce mode de dé*
ARTS AGtllCOLES : FABRICATION DES HUILES GRASSES. liv.it.
f>uration épargne tout le temps du lavage k 'eau, qui est au moins de 13 jours, et on n'éprouve que très peu de déchet; parce que la craie, préalablement saturée d'eau, ne s'imbibe pas sensiblement d'huile. M. Poct£t dit avoir employé avec beaucoup de succès, au lieu de craie, du marbre blanc réduit en poudre fine.
Au lieu d'achever Tépuration de Thuile lavée à travers le coton ou le filtre, opération toujours longue et embarrassante, on se sert dans le Nord et à Paris d'un procédé qui donne de bons résultats. L'huile lavée ainsi que nous l'avons dit est déposée dans une futaille défoncée et posée sur son fonds; cette futaille peut contenir 7 hectolitres. On y verse 6 hcctolit. d'huile acidifiée, lavée et encore louche, et on la bat avec 50 kilos^. de tourteaux de colza t>ien secs et bien pulvérisés. Ce battage dure une demi-heure, puis on laisse déposer 9 jours; après ce temps on peut décanter 4 tonnes ou nectolit. clairs et les remplacer par une pareille quantité d'huile louche; ou nat de nouveau, et 3 jours après on soutire, et ainsi de suite jusqu'à ce que les 50 kilog. de tourteaux aient épuisé leur force clarifiante, ce qui arrive après un soutirage de 200 tonnes . d'huile clarifiée.
Dans l'épuration des huiles de graines par Facide sulfurique, les fèces épaisses et brunes surnagent l'eau acidulée et se trouvent ainsi placées entre les couches d'huile et d'eau, ce qui prouve déià leur richesse en corps gras. Dans le nord de la France, ces fèces sont vendues aux savonniers pour la fabrication des savons mous. Ces matières ne sont que faiblement acides et ne contiennent que peu d'acide sulfurique libre. Après un repos très prolongé elles ne rendent qu'une faible proportion d'huile; chauffées, elles n'en rendent pas davantage. Si l'on traite ces matières par la vapeur d'eau, ou, ce qui est à peu près la même chose, si on les fôit bouillir dans une chaudière avec de l'eau, qu'on laisse reposer pour séparer par décantation l'eau excédante, on ontient un magma qui, jeté chaud sur un filtre, rend spontanément un fort tiers de son volume d'une huile brune qui brûle à peu près comme l'huile non épurée et qui subit bien Tépuration. Le résidu resté sur ce 'filtre est estimé pouvoir rendre, par une pression énergique comme celle de la presse à coins ou de la presse hydraulique, une quantité d^huile ()ui, jointe à celle qu'on a retirée par filtration . donne au moins 80 p. 0/0 du poids de la rèce. La matière qui reste après la pression a la consistance, l'aspect et la saveur du tourteau, et il est vraisemblable qu'elle est de même nature. L'acide sulfurique employé dans l'opération entraî-
nerait donc surtout le parenchyme de la graine qui se trouve en suspension dans l'huile et qu'on ne peut en séparer par un simple repos. Il parait que, dans ce mode d'épuisement des fèces d épuration, Teau, en se combinant avec les matériaux du tourteau, sépare l'huile qu'ils retenaient. Un simple égouttage sur un nltre sépare la majeure partie de l'huile, et la matière qui reste sur le filtre acquiert alors une consistance qui permet de la soumettre facilement à l'action de la presse.
Une fois épurées, les huiles de graines peuvent être livrées à la consommation ; mais lorsqu'on ne peut les débiter sur-le-champ, il est avantageux, pour éviter les pertes et leur altération, de les conserver, ainsi qu'on le fait maintenant dans le département du Nord, dans de vastes citernes en briques et mortier de chaux hydraulique, construites à l'instar des fosses destinées, sous le nom de pileg, à la conservation des huiles d'olive dans les provinces méridionales.
Les huiles de graines se débitent génëral^ ment dans de petits tonneaux d'une contenance de 90 à 91 litres, plâtrés sur les 2 fonds pour éviter les fuites. M. Mertian a proposé des tonnes métalliques qui paraissent avantageuses pour la conservation, mais qui sont sujettes à plusieurs inconvénients dans le transport et d*tm prix élevé.
Section IV. — De la quantité ^huUe fcumù par é^autreë graines ou fruits.
Avant de terminer ce chapitre nous donnerons ici un tableau de la quantité d'huile que peuvent fournir beaucoup de graine ou de fruits quand elles sont de bonne qualité, dépouillés soigneusement de leurs si liques, enveloppes, bois, tiges, et de toutes les pa^ ties qui ne renferment pas d'huile, et que celle-ci est obtenue par les meilleurs moyens d'extraction.
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Eaphorbe épor^ Uoularde eauvagc Camcline Gaudc Courte Citronnier Oiioporde aeantbe iraine d^Apioèa Chenevia Lia
UoDtarde noire Paine Solril
Pomme éptneait Pepina de raiain Harroiu d'Inde Jalirnoe
So te as
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CHAPITRE XIX. — Db LA fabmgatioii dss huiles volatiles et dks baux distoxê».
Sbctiob i** . — Des huiles volatiles el des corps qui les produisent.
Les huiles volatiles ou essentielles sont des corps gënéralement fluides, d'une odeur forte, vive et pénétrante; la plupart du temps agrëablet) d*iuiBittvettr piquante, acre, brûlante et ciuelquefois eanstique. Elle» te vaporisent à
Tair, à la température ordinaire, plus promptement par le moyen de la chaleur, ne bouillent presque toutes qu'au-dessus de 100^ s'enflamment à l'approche d'un corps en ignitioQi et brûlent avec une flamme claire en répandant beaucoup de fumée. Distillées seules, beaucoup d'entre elles se décomposent: mais ave(i uoe additioa d'etu elles passent à la dis*
CHAP. f9*«