‹ Maison rustique du XIXe siècleChapitre 154 sur 239 · ARTS AGRICOLES : FARRICATIOW DES HUILES GRASSES · texte numérisé non relu

ARTS AGRICOLES : FARRICATIOW DES HUILES GRASSES

tëe siu* un axe horizontal portant une poulie J, sur laquelle passe une courroie qui lui communique le mouvement. L*arbre G est maintenu aans sa position verticale en passant entre les colliers d. Le temps du chauffage de la graine de froissage est de 6 à 8 minutes, et de celle de rebat de 3 à 4. Lorsqu'on veut faire tomber la eraine chauffée dans les sacs, on engage le levier K dans la gorge de la boite coulante, qu'on ëlève jusqu'en c, où se trouve un petit arrêt qui se place dans la gorge delà botte coulante et tient ainsi l'agitateur élevé au-dessus de la payelle G {fig. 395). On peut alors manœuvrer et faire tomber la graine dans les entonnoirs.

Dans les chauffoirs à feu nu, on parvient difficilement à diriger convenablement la température, et ce n'est qu'avec peine qu'on évite la torréfaction de la graine, qui diminue la quantité de l'huile et nuit beaucoup à sa qualité. Ces inconvéniens étant surtout graves pour les huiles qu'on destine à servir d'aliment, on a cherche d'autres moyens de chauffage. En Allemagne on fait usage du chauffage au haitHnarie^ qui consiste simplement en 2 chaudières de cuivre placées l'une dans l'autre. La plus grande est montée sur un fourneau, et on y verse de l'eau jusqu'à ce qu'elle affleure le fond de la plus petite; c'est dans celle-ci qu'on place la graine à chauffer qui, recevant ainsi son élévation de température de l'eau bouillante, ne risque plu) de brûler.

Dans toutes les huileries qui ont pour moteur la vapeur, on se sert aujourd'hui d un chauffoir à vapeur ainsi établi. L'iappareil pose d'un côté sur ]ech4ssisL(/i^.396]et de l'autre surlemas-

Fig. 396.

ftif M. N est une bassine en fonte dont le fond est convexe et porte à son centre une crapaudine F, dans laquelle engage le pivot G de l'agitateur. O enveloppe de la bassine N, pour la circulation de la vapeur. La bassine et sa double paroi sont fondues d'une seule pièce, et fiiëea sur la plaque T au moyen de boulons. La vapeur est admise dans la capacité h par Fi^u^®^ robinet P; le 2* ajutage Q sert à son émission et à celle de l'eau de concentration. On retire la farine en ôtant la

uv. nr,

porte O. La convexité du fond de la bassine et la courbure semblable de l'agitateur la font tomber en S, où est suspendu le sac destiné à la recevoir.

Les sacs dans lesquels on enferme la farine sortant des chauffoirs, sont en étoffes de laine appelée mor/ll. Ces sacs sont de suite enveloppés dans dos étendelles de crin, doublées en cuir, qu'on voit en profil et en plan dans les fig, 399 et 400, pour être soumis au premier pressage ou froissage qui ne donne qu'une par tie de rhuile contenue dans la graine, laquelle prend le nom d'huile de froissage,

J V. — Du preisurage.

Les presses dont on se sert le plus généralement dans les huileries ou les moulins à huile sont les presses à vis , les presses hjdrauliques et les presses à coins.

En général , pour tordre les graines et en exprimer l'huile, il faut une pression énergique, et on éprouverait beaucoup de perte si, la pression n^étant nas suffisante, on laissait encore une quantité notable d'huile dans 1^ tourteaux. Les presses en même temps doivent occuper peu de place, exiger un petit nombre d hommes pour leur manœuvre ou l'emploi d'une force peu considérable; enfin elles doivent pouvoir fonctionner avec célérité. Toutefois, quelque puissante que soit la pression qu'elles exercent, il faut to uj ours «n certain temps pour que l'huile et le mucilage qui s'y trouve suspendu, liquides visqueux et peu fluides, puissent se dégager des parties solides qu'ils imbibent et s'écouler dehors ; en un mot, il faut le temps nécessaire à l'éçoultage.

Les presses à vis sont peu employées, quoiqu'elles soient propres à ce service quand elles sont suffisamment fortes; elles ont même cet avantage, qu'étant généralement simples et à bon marché, on peut les multiplier aans les ateliers et laisser égoutter plus longtemps sans entraver la continuité des travaux. Ces presses néanmoins, absorbant une grande portion de la force motrice par le frottement, n'exercent pas luie pression très énergique, et elles cessent d'être avantageuses quand on cherche à en augmenter la force par des dispositions mécaniques, qui en élèvent le prix et en rendent le service plus long et plus difficile.

Les presses hydrauliques sont fort employées aujourd'hui dans les huileries ; elles exercent une forte pression, dessèchent bien le tourteau, occupent peu de place, sont d'un usage facile et exigent peu de bras pour leur manœuvre; mais elles sont encore d'un prix élevé et sujettes à de fréquentes réparations qui exigent des ouvriers habiles. On a cooslruit des presses de ce genre oit la pression se fait verticalement^ comme dans les presses à ris o^ dinaires; telle est celle établie à Paris dans les usines de M. Salleron, d'après les principes deM.6ALLOWAT,etla presse présentécàTexposition de 1834 par MM. Traxler et Bora- GEOis, qui est composée de 2 presses accole^ qui peuvent être mues ensemble ou séparément et qui présente ceci de particuDer qu'on fdace entre les sacs de graines broyées reiièrmés dans leurs étendelles, des wards ou plaques de fonte munies tout autour d'une

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