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ARTS AGRICOLES : DES PRODUITS RÉSINEUX

nières, les paysans se serrent défilasse enduite de résine et tressée, pouréclairer leurs habitations en maintenant ces sortes de /"a Jof« en flammés sous la cheminée; on prépare avec la résine et la filasse, de grosses torehei pouréclairer en plein air la marche dans des chemins difficiles ; on se sert de torches analogues pour flamber les moules des fondeurs en métaux , c'est-à-dire afin de répandre une légère couche de noir de fuméedans tous les détails des moules avant de couler. En faisant entrer 20 à 25 p. 0/0 de résine dans la matière grasse saponifiée des iavoM dits jounef ou savom de réiinê^ on rend ce dernier produit beaucoup plus économique. Cette fabrication, très répandue en Angleterre et en Amérique, commence à prendre quelc^ue importance chez nous. Cest encore a Taide de la résine ou du galipot (mais sans suif ni huile) que Ton prépare le iovon résineux applique depuis quelque temps en France au eollaae du papier,

VhuUe essentielle de térébenthine très rectifiée, notamment par une distillation récente sur la chaux , ne laisse plus de tache sur le papier; aussi s'en sert-on pour enlever les taches de graisse, d^huile, de goudrons, etc., et surtout pour le nettoyage des meubles en bois poli et de leurs garnitures.

Plus ou moins pure , Fessence de térébenthine s'emploie pour rendre les peintures à l'huile plus siccatives , pour dissoudre diverses résines et fabriçiuer les vernis ; elle est en usage en médecine et surtout chez les vétérinaires. Cette essence éloigne ou fait périr les insectes: aussi l'a-t-on employée avec succès à détruire Us pucerons lanigères^ lorsqu'on peut les atteindre avec cette huile qu'il convient dans ce cas de mettre en émulsion dans 6 ou 8 fois son poids d'eau, pour l'économiser (l'es- 1 sence de goudron de nouille est plus active et moins chère ).

Les goudrons et braisgras s'appliquent à enduire les bois , les fils et cordages , calfater les vaisseaux , rendre des toiles doubles imperméa' blés par leur interposition, fabriquer des mastics nydrofiiges ; la composition des goudrons est très compliquée (1), mais la résine et les huiles qu'ils renferment sont les substances les plus utiles.

Tous les dépôts, résidus, plus ou moins abondamment imprégnés des substances résineuses (térébentnine, résine, huiles) ci-dessus, sont employés à la confection du noir de fumée que nous allons décrire.

Skction VI. — Fabrication et usages du noirdêfUmée.

Voici la théorie sur laquelle reposent les divers procédés à l'aide desquels on obtient le noir de fumée:

Si Ton enflamme une matière riche en carbone uni à l'hydrogène (huiles, graisses, résines, bitumes, etc.), la haute température près des points en combustion volatilise ou décompose la substance ; les, carbures d'hydrogène et gaz hydrogène carboné arrivent dans 4a

(l) Ils contiennent une baile fixe, dèus oo trois hniles volatiles, de Pâcîde almique, du chsibon, des acîiltf iuecinique, acétique, de Paoétate d'ammoniaque, de l'eau, de la résine, de l'esprit de bois et plosieen cneUnaisons du méthylène, Teopione, la poraffine, le piccamarO| le pittacale, la krdo«ote (principe Immédiat huiieai fû ooMsr^e les viandes et s'éouploie en iiiédeàBe)| atHivent enfin de la silice, de Talomine et des sels de àM^

flamme, y laissent séparer leur «arbone non encore brûlé, mais lumineux ou rouge incandescent par sa haute température.

Si la proportion d'air ou d'oxigène est insuffisante, ou si l'on diminue brusquement It température, ce carbone ne brûle pas; il peat être précipité et recueilli.

On peut vérifier ce fait en coupant à la moi* tié de sa hauteur la flamme d une boagie, d'une chandelle ou du gaz-light, par une toile métal liane de fer; on verra celle-ci se couvrir de pouare charbonneuse et une fumée brune traverser au-dessus d'elle. Si l'on allume un falot de chanvre chareé de résine, la quantité de carbone entraîné dans la flamme sera trop considérable pour être entièrement brûlé a l'air, et une fumée épaisse déposera bientôt dans l'air ambiant des flocons charbonneux.

Ainsi donc, c'est en allumant les substances en question, brûlant une grande partie de leur hycirogène et le moins possible de leur ca^ bone, qu'on peut recueillir une partie de etlui-ci sous la forme de noir de fumée.

Ce produit était préparé autrefois pr^e exclusivement avec les résidus des matières résineuses extraites dans les jnnières; on l'obtenait par une combustion incomplète opérée sous ime chaminre tapissée de peaux de mouton distantes des parois, dans laquelle la fumée allait déposer ta plus grande partie du charbon divisé que son courant entraînait. Une issue laissait échapper les pix>duits gazeux retenant encore une assez grande quantité de carbone en suspension. De temps ï autre on allait battre au dehors les peaux tendues pour faire tomber le noir qui se rassemblait au fond de la chambre.

Depuis plusieurs années on emploie dans la même fabrication les résidus des goudrons de bois et de houille, des bitumes naturels et plusieurs matières grasses. On a beaucoup varié les appareils ; l*un de ceux qui ont produit de bons résultats en grand consiste en une série de chambres en briques bien cuites, voûtées A, ▲ (/l^. 447 ), et dont tous les joints,

Fig. 447.

serrés à la chaux et au ciment très fin, sont parfaitement lissés à la truelle. 2 ou 3 couches de bonne peinture à Thuile seraient utiles pour éviter la dégradation de la maçoauene, qui peut introduire des matières étranger^ nuisibles à la nuance foncée et régulière da noir.

Toutes ces chambres eommumouent entre elles par des ouvertures latérales B. A l'oo* de leurs extrémités est une cheminée C adossée à un four, dans laquelle passe le tuyan d'im foyer qui détei*mine un tirage et par

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