‹ Maison rustique du XIXe siècleChapitre 181 sur 239 · CHAP. 22*. USAGES DE · texte numérisé non relu

CHAP. 22*. USAGES DE

siiite un appel dans toutes les chambres et jusaue dans le fourneau D qui les alimente. Ce dernier contient une capsule en fonte E placée sous une voûte F. La capacité G, com-

Î>rise entre la voûte, la capsule et les parois atérales communiquent avec la l"^ chambre f>ar un tuyau en tôle H et du côté opposé avec 'air extérieur par une embrasure de porte I rétrécie à volonté. Ce tuyau fait l'office de réfrigérant et de conducteur, afin de retenir quelques produits liquides qui s*écoulent par un ajutage J dans une cuvette K. Le noir le plus impur et le moins divisé se recueille dans le tuvau qu'on fait nettoyer fréquemment. On obtient le noir graduellement plus beau et plus fin dans les chambres qui s'éloignent de plus en plus du four à combustion.

Si on veut brûler des huiles fixes ou graisses fluides, on peut remplacer ce four par une sorte de quinquet à plusieurs becs, aans lequel le niveau de la matière grasse est maintenu par un grand réservoir. La flamme des becs est réunie sous un chapeau conique en tôle, adapté à un entonnoir dont la douille, se recourbant, conduit la fumée dans les chambres.

On a modifié cet appareil pour brûler les huiles essentielUs brunes, gouaronneuses et de peu de valeur, afin d'en tirer du noir de fumée. Il se compose alors d'une chaudière cylindrique à bouilleurs, semblable à celle montée dans les fourneaux des machines à vapeur. L'huile essentielle vaporisée se rend, en soulevant la pression d une soupape, dans des tuyaux à l'extrémité desquels on l'allume. La fumée produite est conduite, comme dans l'appareil précédent, à l'aide d'un chapeau conique coudé. On conçoit qu'il faut en outre une soupape s'ouvrant dans un sens contrafre, qui permette la rentrée de l'air froid lorsque le feu est éteint et que la vapeur cesse de se former dans les bouilleurs.

Il serait facile d'obtenir du noir de famée

Îfbu heau et plus régulièrement avec toutes es matières grasses, résineuses, essentielles, bitumineuses, en les traitant de la même manière que pour obtenir Je gaz-light Le gazomètre pourrait être peu volumineux et ne servir que de régulateur, puisque la combustion serait opérée an fur et a mesure de la production du ga2. Cette méthode offrirait des avantages en quelques localités, surtout si l'on utilisait la chaleur du combustible pour évaporer des solutions salines ou autres. On pourrait encore obtenir un résultat semblable en distillant la houille pour en faire du coke. Enfin il serait possible d'utiliser, pour l'éclairage de divers ateliers, la lumière produite par la combustion incomplète du gaz.

On fait usage, en Angleterre, d'une disposition fort ingénieuse et très commode pour recueillir le noir de fumée échappé de la 1~ chambre, au point où la fiimée est assez refroidie pour ne pas brûler les tissus ligneux.

L'appareil se compose d'une série de grands sacs A, A, A ( fig. 448 ) de 8 à 9 pi. de haut et 3 pi. de diamètre, dont le 1^ communique avec la chambre à l'aide d'un tuyau en cuivre B. Ces sacs communiquent alternativement par la partie supérieure à l'aide d'une calotte en rôle de cuivre C, et par le bas, au moyen d'un tubeD. Une cheminée d'appel E, à l'extrémité

AGRICVLTURB.

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