DES ROUES HYDRAULIQUES
aubes courbes, disfKMée de façon à éviter, autant qu'il est' possible, le choc de Teau et la perte de vitesse qui a lieu d'ordinaire après qu'elle a agi. Ces aubes sont encastrées par leurs extrémités dans 2 plateaux annulaires, à la manière des roues à augets, sans néanmoins recevoir de fonds comme celles-ci; elles peuvent être composées de planchettes étroites, lorsqu'on les exécute en bois, autremenl elles doivent être d'une seule pièce, soit de foute de fer, soit de tôle, et alors on peut se dispenser de les encastrer dans les plateaux annulaires, en y adaptant des oreilles ou rebords cloués ou boulonnés sur ces plateaux. Dans certains cas, on trouvera plus a propos de supprimer les anneaux et de les remplacer par des systèmes de jantes, ainsi que cela se pratique ordinairement pour les roues en dessous Les aubes courbes devront alors être soutenues par de petits bras ou braçons en fer, dont ia partie mférieure soit boulonnée par la jante après l'avoir traversée; le reste du braçon, plus mince et plié suivant la courbe, devra être percé, de distance en distance, de petits trous, pour recevoir les clous ou boulonnets destines à 6xer l'ailette.
Quaut à Vécarlement des aubes, on peut se diriger d'après les principes suivis pour les roues en dessous ordinaires. Ainsi, pour des roues qui auraient de 4 à 5 met. de mamètre, on ne risquera rien d'adapter 36 aubes et plus inéme, si l'épaisseur de la lame d'eau introduite dans le coursier est faible, par exemple, 10 à 15 centimèt., ou si la roue possède un diamètre plus grand encore.
11 parait convenable de donner au fond du coursier qui verse l'eau une pente de 1/10 environ.
J V. — Dt» roues de o6lé.
Les roues dites de côté participent à la fois du système des roues en dessus par la manière dont l'eau leur communique le mouvement, et des roues en-dessous par le sens dans lequel elles tournent et par la manière dont l'eau s'écoule.
D'après cette définition, il nous semble qu'elles eussent été plus rationnellement uommées roues de milieu. Nous conserverons
pourtant ce nom de roues de côté, qu'on leur a donné jusqu'ici dans les arts.
Ces roues diffèrent des roues à aube et à augets en ce que l'eau se meut dans un coursier courbe^ appelé ordinairement coi de cygne ^ leauel embrasse une partie de la roue, depuis sa base jusqu'au point où elle reçoit l'eau par une vanne plongeante, ou à déversoir; le point d'arrivée de l'eau est à peu près au milieu de la roue, entre son sommet et sa base ; il n'est jamais au-dessous de l'axe de la roue ; mais lorsnue la chute est considérable , il peut être élevé au-dessus.
Les avantages des roues de côté consistent essentiellement en ce que, d'une part, l'eau y agit par son poids comme dans les roues en dessus, et, de l'autre, en ce qu'elles sont susceptibles d'utiliser, comme les roues à aubes, la plus petite chute d'eau, ce que ne font pas les roues en dessus, dont l'emploi est presque uniquement borné aux chutes qui dépassent 3 mètres et ne débitent pas un très grand volume d'eau.
Les roues de côté doivent être d'autant plus larges que les chutes sur lesquelles on veut les établir sont moindres.
Beaucoup de mécaniciens sont d'avis de leur faire recevoir l'eau sur une très grande largeur et de manière à ce que la lame d'eau soit le moins épaisse possible, proportionnellement à la force que l'on doit employer. 5 po. d'épaisseur par exemple, pour une force capable de mettre en mouvement 6 paires de meules à l'anglaise. D'autres prétendent, au contraire, q^u'on a poussé trop loin la théorie de ce principe; qu'en répartissant l'eau sur une faible épais-> seur, il y a risque d'en perdre beaucoup. En effet, pour peu que le bout des aubes éprouve quelque altération ou qu'un peu d'eau fuie sur toute l'étendue d'un col de cygne de 16 pi. de large , par exemple , il y aura une déperdition considérable, qui serait beaucoup moindre si la largeur de la roue n'avait été que de 10 à 12 pi., par exemple. Le propriétaire de moulin doit encore, à cet égard , consulter d'habiles ingénieurs.
L'expérience a démontré que l'effet utile des roues de côté était compris entre 60 et 60 pour 0/0 de la force totale du cours d'eau , suivant qu'elle esî plus ou moins bien construite.
La fig. 457 représente une roue verticale de
Fig. 457.
côté, prenant l'eau juste à la hauteur de l'axe.
S YL — Des rouet en dettat.
De tous les récepteurs hvdrauliques , les roues en dessus, mues par le poids seul de
l'eau, sont les plus puissans; la théorie et la pratique s'accordeDt à cet égard.
L'eau arrive au sommet de ces roues , s'introduit dans des augets en forme de petits pots , entraîne ainsi tout l'appareil , et quitte ces augets lorsqu'ils ont atteint à peu près la ligne perpendiculaire. Ainsi qu'on le voit, Feau tend à s'éloigner de la roue et par sa fuite naturelle et par l'effet de la force centrifuge , avantage que n'ont aucune des autres roues. •
On estime que la force transmise par les roues en dessus est des 3/4 de la puissance du courant. S'il était possible de leur livrer l'eau sans vitesse ou de la faire vider précisément au bas de la verticale , elles atteindraient la quantité totale d'action mécanique possédée par le cours d'eau.
Il fan^ donc, toutes les fois gue la chute est assez grande (3 mètres au moins) adopter de préférence la roue en dessus.
Il faut avoir soin , dans cette construction , de combiner la vitesse du courant et celle de la roue de telle manière que les augets reçoivent toute l'eau^ et que celle-ci ne passe pas par-dessus les bords de ces augets ; ou conçoit
3ue, s'il en était autrement, il y aurait déperition de force ; il faut éviter que la roue projette son eau.
£n général on donne à ces roues le plus grand diamètre et la plus grande largeur possible.
La fig. 468 représente une roue eu dessus ordinaire*
Fig. 458.