‹ Maison rustique du XIXe siècleChapitre 188 sur 239 · DELA MEUNERIE · texte numérisé non relu

DELA MEUNERIE

Fig. 463.

IXf.IT.

comme on le voit en a»; lorsquUl est pins avancé, qu'il est arrive en g*y par exemple, il est pulvérisé et amené entre les surfaces en contact qui achèvent le travail. Ces surfaces

Fig. 464.

en contact sont garnies de tailles légères et régulières faites au moyen du marteau (/fy. 465 et 466). L'habileté de rouvrier consiste à faire

Fig. 466,

les tailles les plus régulières et les plus fines possible ; un bon rhaoilieur doit avoir la précision du ciseleur, et ne faire pas moins de 30 ciselures dans la largeur d'un pouce ; il y a des mains habiles qui en font bien davantage.

Une paire de meules, avec des blés d'une sécheresse ordinaire, peut travaillfr 7 à S jours saus avoir besoin d'être rhabillée. Sur un moulin de 7 paires de meules il y en a toujours une paire au rhabillage.

Pour faire un bon rhabillage, .il faut avoir des marteaux aussi durs et aussi tranchaDS que possible (1). On passe, sur la surface des meules émoussëes, une règle rougie , et s'il existe des parties trop saillantes , elles seront marquées au rouge que cette règle y laissera. On abaisse alors ces parties en les sillonnant d'un grand nombre de tailles ; les tailles doivent toujours être disposées parallèlement aux sillons. Il faut aussi avoir soin de repiquer le fond des sillons pour les maintenir à la profondeur nécessaire ; on peut employer pour cette opération des marteaux émoussës.

Quelaues meuniers adoptent le rhabillage cintré {fig, 467) ; rien n'indique que ce système soit plus avantageux.

En Angleterre, quelques fabricans ont adopté depuis peu un rhabillage à rayon»

(I) Le sieur Camus- Rochov, rhabiller.

de Charonne i Paris , est renommé pour la fabrication des marteaux i

ŒAP. 23*. DES PIÈCES

kauetmppluinomtrmœ. Fig. 467.

La disposition est la même, mais au lieu de 36 à 40 rayons, par exemple , ils en mettent de 70 à 100. Ils prétendent que par cette méthode ils peurent donner plus de vélocité À la meule tournante sans échauffer la mouture.

Les meuniers à la française ont adopté le rayonnage anglais, mais comme en général la pierre de leurs meules est plus ouverte , ils multiplient moins les sillons {fig. 468).

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