MOULINS A CYLINDRES
M. CorLiEa appelle cette âme, un frottoir; il est ou bois dur et 8*appuie plus ou moius à Taîde d*uu levier à romaine, contre la partie inférieure des cylindres Fig. 486.
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La /^. 485 repréientc les deux cylindre» A . B est le frottoir, C le levier à romaine, qui sert à presser le frottoir.
Cette disposition ne peut suppléer comme moyen de mouture à Tinsuffisauce des cylindres, et elle est essentiellement vicieuse sous le rapport de l'emploi de la force motrice, car le fi-otioir agit à la manière d'un frein dynamo^ métrique , et épuise une grande parUe de la puissance. ». i i» v
Ce que nous venons de dire des moulins à cylindres peut s'appliquer aussi aux moulins à meules verticales.
M. MArrRBdeViLLOT*, et après lui, M. Th. NoDLER, ont établi sur ce système des moulins d'une construction légère et véritablement séduisante; mais jusqu'à présent, ni l'un ni l'autre ne sont parvenus a vaincre la grande difficulté : la variabilité des tourillons, sur lesquels est supporté l'axe de la meule tournante, et la presque impossibilité de tenir les deux meules en parfait rapport entre elles. Conséquemment ils ne peuvent obtenir des sons parfaitement nettoyés; ils flontobligés de le» remoudre, système vicieux, comme nous l'avons indiqué plus haut.
En faveur des moulins à meules verticales de MM. Maître etNoousR, nous devons dire, que nous les croyons les mieux appropriés aux cas exceptionnels qui peuvent faire adopter les moulins à bras ou à manège; la guerre en pourrait faire un très bon emploi dans une campagne de montagnes. Ils pourraient fonctionner eu faisant route.
LAfig. 486 représente Tensemblc du moulin Fig. 486.
de M. NoDLBR, moins Tenveloppe en bois qut doit éviter Tévaporation de la farine. La /iff. 487» exécutée sur une plus grande échelle pour en mieux faire apprécier les détails, est une coupe dans laquelle on a fait figurer : 1* une partie seulement de la meule courante; 2^ la totalité de la meule râante (ou^l^c), avec le système de rapprocnement et d*écartement qui fait la base de l'invention de M. NoDLER. La fig. 488 représente : 1" un
excentrique vu de profil intérieurement; 2» un excentrique vu de face ; 3» la partie basse du elte qui repose sur l'excentrique inférieur, et rembrasse exactement dans la moitié de m circonférence.
Ces 3 figures feront suffisamment com-
Fig. 487.
prendre que dans son écartement ou son rapprochement de la meule courante, le gîte ne peut avoir d'autre mouvement que celui rigoureusement commandé par les excentriques, et que, du moment ou la position du gîte est déterminé par ces excentriques , la mouture ne peut éprouver aucune variation* On comprenora de même avec quelle préci- Fig. 488.
tion, indiquera les places ou le gîte doit être retouché ou exauce , jusqu'à ce qu'enfin les deux circonférei* s soient parfaitement cylindriaues et de même rayon. On aura du
Î^réalaolement rendre la meule courante parai tement cylindrique, ce qu'on obtient au moyen d'une règle placée sur le b&ti du moulin, parallèlement à l'axe de cette meule.
Voici la description de ce moulin : Arménie avec son arbre et ses coussinets en cuivre de 24 lig. de longueur. B, gtte ou meule gisante, soutenue par deux excentriques. C C, 2 excentriques de même calibre dont les arbres reposent sur des coussinets. D, arbre de la meule courante auquel est adaptée d'un côté une poulie qui reçoit l'action du moteur au moyen d'une courroie ; Tautre extrémité de cet arbre est en communication avec le distributeur du grain à moudre. £ E, arbres des deux excentriques, f , partie supérieure du gîte, parfaitement droite et unie. Sa surface est toujours tangente à Texcentrique. b , partie demi-circulaire servant de base au atte. £lle embrasse avec exactitude la moitié de la circonférence de l'excentrique sur lequel elle
repose, et ne permet ainsi au gîte d'autre mouvement que celui commandé par Texcentrique. H H, secteurs dentés commuuiauant aux excentriques. O O, tiges en fer avec leurs vis sans fin servant à faire mouvoir les secteurs au moyen d'une clef, p, roulettes en fonte; elles servent à faire glisser le gtte sur un chemin de fer qui le conduit sans déviation sur Fexcentrique.
Section XI. — Diffêrmies autres sorta de moulins.
Outre les moulins à cylindres, et à meules verticales, on a essayé aussi de moudre le blé au moyen de meules d'acier horizontales, taillées en forme de lime. L'échauffement de ces meules par le frottement a bientôt obligé l'inventeur d'y renoncer.
LejpafUriteurvespèce devaet i^ûn^ circulaire, dont le nom indique assez la destination , fort convenable pour la trituration de certaines graines, broyait le blé plutôt qu'il ùe le moulait.
On a essayé aussi de moulins à cônes renversés; des moulins à noix^ comme nos moulins à café; toutes ces méthodes n'ont pu résister à la pratique, en ce qui concerne la mouture du blé, qui ne se fait manufacturiérement que par des meules horizontales , en France, en Allemagne, en Angleterre, et aux États-Unis, partout enfin où la mouture s'est perfectionnée.
Section XII. — Des différentes pièces accessoires aux moulins à blé.
£n donnant quelques détails sur la mouture à l'anglaise, nous n'avons parlé que des organes principaux dont l'action confectionne la mouture; il eût fallu rompre le fil de cette opération , pour donner la description de plusieurs pièces accessoires que l'art du mécanicien ou du manufacturier a introduites dans le travail, pour en simplifier ou en perfectionner la marche. Voici les plus importantes de ces pièces accessoires :
t^ grue pour lever les meules (fig. 489). Soit
Fig. 489.
un moutaut en bois A» s'adaptanf haul et «Sas,
DE LA MEUNERIE. w^. iv.
au moyen d'un pivot, sur le plancher et tournant librement sur lui-même. A son extrémité supérieure, une traverse B avec arcboutant, laquelle est percée à son extrémité et reçoit une forte vis D, laquelle, au moyen d'un écrou armé de 2 bras É, monte et descend à volonté. L'extrémité inférieure de la branche qui forme vis supporte un demi-cercle en fer G percé à chaque extrémité. Ce dernier cercle embrasse la meule et se fixe sur ses parois au moyen de 2 écrous que l'on passe dans les trous qui sont à l'extrémité du demi-cercle et dans tes trous correspondans pratiqués dans la meule. Alors on remonte la vis ; la meule s'enlève , on lui fait faire bascule dans le demi-cercle et on la pose, en descendant la vis, sur le plancher du côté qui ne travaille pas, de manière à ce que la face moulante soit en dessus. Dans cette position, elle est livrée au rhabilleur ; puis, car un mouvement semblable, on la reprend après le rhabillage; on lui fait faire une 2* fois la bascule, et on la descend sur le pointai. Ce mécanisme est le plus simple et le plus commode de tous ceux qui sont usités pour lever les meules,
2^ Le conducteur (fig. 490) est une vis sans fin formée par 2 filets Fig. 490.
minces et saillans, disposés en hélice, et mise en mouvement dans une auge. La marchandise , blé , mouture ou son , donnée à une extrémité de cette ange, est conduite à l'autre extrémité où elle est reçue , soit dans des élévateurs , soit dans des trémies d'engrenage ; on évite ainsi des ensachemens et par conséquent de la main-d'œuvre. On se sert aussi , pour transporter la marchandise d'un endroit h un autre , de courroies sans fin, mises en mouvement autour de 2 poulies dont les axes sont placés presque dans le même plan horizontal. Cette courroie sans fin est quelquefois garnie de petits râteaux qui entraînent la farine au fond de la huche qui la renferme. Alors ce mécanisme prend le nom de ramasseur.
3® Trémie pour ensacher la farine. Au-dessous de la chambre à mélange sont pratiquées les trémies pour ensacher la farine.
4® Monte-sacs {fiij. 491). Soit un treuil T, autour duquel s'enroule un câble de la grosseur voulue. A l'extrémité de ce treuil e\ sur le même axe est une poulie P sur laquelle est une courroie lâche correspondant en même temps à une autre poulie ae moindre diamètre F. Cette dernière est mise en mouvement par les engrenages E,etc. Puis, quand on veut se servir du monte-sacs, au moyen de la bascule BB et du rouleau R qui y est adapté, on fait pression sur les courroies. La poulie du haut est aussitôt mise en mouvement avec le treuil. Quand le sac a atteint la hauteur voulue on lâche la bascule, le rouleau cesse de faire pression sur les courroies et la poulie du
haut, et par conséc]iitf>nt le treuil reste inactif.
5« Brimetie. Cet instrumeot, par lequel rhomme utilise ses bras, est des plus simples et des plus coDDUs; nous n'en parions ici que pour faire ^oir ( fig. 492) que les roues étant:
placées à l'intérieur, ; il faut moins de pla ce pour circuler, ce qui est un avantage ^ quand on a des ma- gasins bien garnis.
Flg. 482.
JDevii â>un moulin à tanglaiêe d fi paires de nuuUe,
Lorsqu'on a commencé à construire des moulins dits d Vanglaiu, on estimait les frais du mécanisme complet, posé et prêt à fonctionner, à la somme de 10,000 fr. par paires de meules ; c'est-à-dire qu'une usine de 6 paires de meules aurait coûté 60,000 fr., non compris les b&timens et tout ce qui les concerne. Depuis, la concurrence a un peu modifié ces prix »et ce même mécanisme ne coûterait guère que 50,000 fr.
Quoique le devis suivant soit bien imparfait, puisqu'il présente le prix en bloc et non pièce par pièce, nous le donnons cependant tel quel, parce qu'il peut encore servir de guide ; c'est du reste l'œuvre d'un de nos meilleurs et plus consciencieux constructeurs.
La itme hjdnalique complèie 15 pi. de larg^^ 15 p. de diamèlre oomprii %e% aubes et ion vanDage complet.
% pallien et lear rouleaux;
1 première roue droite, de 10 pi. ft po. de diamètre ; f premier pignon droit, de S pi. 6 po. idem ; 1 roue d'angle, 8 pi. de diamètre; i grande crapaudine; i arbre ▼crtical en 4 parties ;