‹ Maison rustique du XIXe siècleChapitre 209 sur 239 · PÉTRINS MÉCANIQUES · texte numérisé non relu

PÉTRINS MÉCANIQUES

ni celui de Lasgobsbix, ni celui de Fbreand, c'est qu'il se nettoie avec une extrême facilité, au moins aussi facilement que les pétrins ordinaires. Il prend peu de place, 5 pi. enyiron, exige peu de hauteur, par conséquent peut s'établir dans les caves; et sa construction est si simple qu'il coûte moitié moins que les pétrins Feakan n, Lasgor- 8BIX et autres, pour lesquels on ne demandait pas moins de 16 à 1800 fr.

« M. Fontaine fabrique des pétrins de petite dimension pour les fermes et autres etablissemens. »

JII. — PétrinDatid

A {Jtg, 608 ) cuve en bois sur pitot ; B, c6oe du milieu ; C, palettes touraaates; D, aie imprimaot le mouvement à tout l'appareil ; E, maoiTelle et volant ; P, poche qui distribue la farine dans le pétrin.

Fig.60S.

M. GuBTTARs, boulaneer , me Gaillon, se sert depuis plusieurs années du pétrin David. Ce pétrin, comme l'indique la figure*, 8e compose d'un récipient ou cuvier, monté sur pivot. Au milieu est un cône; de chaque côté un appareil de palettes disposées en double croix et montées chacune sur un axe vertical. Le cuvier tourne sur lui-même, entraîne la pâte avec lui, et les palettes intérieures, qui sont mises en mouvement au moyen d'engrenages et de roues d'angle , la frappent, la prennent , la reprennent , la tire - bouchonnent^ pour ainsi dire, jusqu'à ce qu'elle ait assez de consistance. L'office du cône place au milieu du cuvier est de repousser la pâte que la force centrifuge éloignerait des palettes , et de la forcer ainsi a être complètement soumise à leur action.

On voit, par cette seule description, que ce pétrin est plus compliqué que le pétrin Fontaine, et au'il offre aussi l'inconvénient d'exiger plus ne force à la fin de l'opération qu'au commencement.

$ m. — Pétrin Lasgorseix.

A {^g. 809 }, auge demi^lindrique; B, appareil des cerceaux *, G, manivelle et TolaoL

Dans une auge en bois demi-cylindrique est horizontalement placé un arbre en fer garni de cerceaux légèrement inclinés. Cet appareil est mis en mouvement par une manivelle armée d^un volant. On conçoit facilement l'effet de ces cerceaux; ils fendent la pâte; puis, lorsqu'elle commence à so lier, ils la sonlè-

Fig. 509.

▼ent, la laissent retomber en mbans et Vachévent parfaitement; mais ils font mal le délayage des levains ou du moins ne le (ont pas assez vite. On a reproché k ce pétrin un nettoyage difficile, le refroidissement que les cerceaux en fer impriment à la pâte, puis la force motrice qu'il exige quand le travail s'achève. Puis enfin les difficultés des réparations en cas d'accident.

$ IV. — Pétria Ferrand.

Entre le pétrin Ferrand et le pétrin Lasgorseix la cufférence est minime ; c'est aussi uneaugedemi-cylindrique dans laquelle tourne un axe en fer armé de cerceaux. C'est dans la disposition de ces cerceaux que la différence existe. Dans le pétrin Lasgorseix, les cerceaux sont séparés les uns des autres; dans le pétrin Ferrand, ils forment une hélice, une vis. Ainsi, par l'effet de cette vis, la pâte est amenée à l'extrémité du pétrin ; puis, en tournant en sens inverse, la pâte est ramenée à l'autre extrémité, ainsi de suite jusqu'à l'achèvement. On conçoit que de cette manière le délayage des levains puisse s'opérer bien mieux que dans le pétrin Lasgorseix ; mais la force motrice doit être encore plus grande que pour celui-ci. En effet, toute la pâte étant accumulée sur un point, quand elle s'épaissit, le travail devient extrêmement rude. Il est aussi plus difficile à nettoyer que la machine Lasgorseix.

Pour éviter le refroidissement de la pâte par le contact du fer, M. Fbbrand avait imaginé d'établir un double fond à son pétrin et d'y introduire de l'eau chaude au degré nécessaire. L'idée était heureuse, mais exigeait des soins qu'il est difficile de demander aux ouvriers boulangers. Le prix de ce pétrin passait 2,000 fr.

D'autres pétrins ont été essayés qui offraient à un plus haut degré encore les inconvéniens signalés dans ceux-ci : Cherté dans le prix , grande force motrice , difficulté dans le nettoyage. Le pétrin Fontaine est jusqu'ici celui qui nous parait rétuir le plus de chances dé succès.

Un temps viendra sans doute où la mécanique, aidée de la science du chimiste et du physicien, apportera dans l'art du boulanger les perfection nemens qu'il réclame. Le pain sera plus travaillé, plus substantiel, plus proprement manutentionné; de grandes fatigues seront épargnées pour ceux que le hasard condamne h des travaux aussi utiles et jnsqiie-là si pénibles.

ARTS AGRICOLES : DE LA BOULANGERIE

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Les hommes qm s*mtëressent à la santé publique et pomMesquels rhumauitë n'est pas un vain root appellent de tous leurs voeux ces importantes améliorations.

Sbction XIX. — Diversei eijfèeet de fimrs à atire le pain.

J I•^ — Foun à chaufTage e&lérieor.

Le four dont nous avons donné la description est celui dont Tusage est le plus général. Le voici (fig, 510) vu de face.

Fig 510.

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