‹ Maison rustique du XIXe siècleChapitre 220 sur 239 · ARTS AGRICOLES : EXTRACTIOIV DU SEL · texte numérisé non relu

ARTS AGRICOLES : EXTRACTIOIV DU SEL

UY.If.

IMVBM SnjR COMMBRaAUX , (analyie de M. Heory, lesantrai de

iLBerthier.)

Sel Mmme de Chester SU-Ubes, f quaité. .

^' 3« qualité. .

~> 8* qualité. •

Sel de Figueras. • •

^ de Bouc. • • •

— du Croisic. • .

Sel

Chloniie

de chaux.

Matière

loo

Nous n'insisterons pas sur les emplois ordinaires du 8el,que chacun connaît, mais nous devons indiquer encore plusieurs autres ap« plications d une grande importance, que le bon marché seul pourrait permettre. Dans Textraction des mmei, le sel ne coûte que 25 à50 c. les 100 kil., et dans les marais salans60 c. à 2fr. 50 c. A ce dernier prix, et même au double, il pourrait être d*une grande utilité pour élever deê bestiaux et pour faire macirer iee ftêmierSj sans que leur décomposition les altérât trop. On sait que les plantes trop aqueuses dont se nourrissent les bœufs, les moutons, les chèvres, dérangent Testomac de ces animaux, qu'elles ont une action nuisible sur leurs intestins. On pourrait remédier à ces inconvéniens en donnant une petite quan" Hté de eel aux hettiaux^ en même temps que des herbes aqueuses, ou seulement si on laissait à leur disposition une pierre de sel gemme qu'ils iraient lécher tour à tour. Une petite proportion de sel peut encore être fort utile a la conservation et à la facile digestion des feuilles d'arbres que Ton donne aux chèvres, des marcs de pommes de terre, de betteraves, etc. On a d'ailleurs remarqué que les bestiaux, les moutons surtout, engraissent beaucoup plus et se portent mieux lorsqu'on leur donne un peu ae sel. On sait, enfin, que la viande eo est de meilleure qualité : tout le monde connaît la réputation des moutons dits depr^iol^.

Malheureusement pour les fermiers intéressés à ces applications, un impôt très lourd { 30 fr. par 100 kilog. ) pèse sur le sel marin; il équivaut de 12 à 120 fois le prix revenant du tel. Ce droit, n'ayant pu encore être remplacé, paralyse les divers emplois que nous venons de signaler et cause ainsi une perte réelle de richesse territoriale.

SicnoN TV. ^ Delà fàMficeaian au seL

Le sel marin, qui devait être à beaucoup meilleur marché que tous les autres sels, est au contraire 1 un des plus chers; c'est aussi lui qui est l'objet des fraudes les plus nombreuses, puisque l'on trouve un erand profit à augmenter son poids par raddition de plusieurs autres sels. Amsi on l'a mélan^ : 1^ avec le nêlfaie de soude cristallisé, qui ne coûte environ que les 2/3 du prix du sel raffiné ; 2* avec les tels qu'on obtient en raffinant les soudet de vareeli Jusqu'ici il D'y a rien d'insalubre dans ces mélanges ; le !•» pourrait à peine être légèrement laxatif: l'un et l'autre changent plus ou moins la sa-

veur du sel , mais d'autres mélanges ont pré* sente des dangers réels.

Le sulfate ai chaux (pl&tre cru), que Ton pulvérise exprès pour être mélangé au &el marin, ne produit pas non plus des inconvéniens très graves, bien qu'il soit déjà une cause d^insalubrité pour quelques personnes; car on sait que les eaux séléniteuses ont généralement une action défavorable sur les intestins et l'estomac. Mais le sulfate de chaux en poudre, servant aussi pour être mélëà l'oxide d'arsenic, diminue son prix et pe^ met de donner cette marchandise k meilleur marché; il parait que ce sulfate broyé dans le même mortier où l'on avait pulvérisé Tarsenic, a été vendu pour être mélangé avec du sel marin ; celui-ci, livré à la consommation, a donné lieu à plusieurs accidens assez graves qui ont éveillé l'attention de l'administration. Au reste, quelle qu'en soit la cause, des expériences irrécusables ont décelé, l'année dernière, à Paris, dans le sel marin, la présence de l'or^enK. D'autres accidens ont été attribués à Voœide de cuivre, et par suite» Tadministration a décidé que les chaudières en cuivre seraient dorénavent supprimées pour le raffinage du sel. Il ne parait pas que l effet délétère observé vint de cette cause; cependant on a bien fait de prendre cette mesure, puisque les chaudières en cuivre ne sont pas indispensables et oue, depuis long-temps, elles ont été remplacées, en Angleterre, par des chaudières en tôle de fer.

Dans l*examen que l'on a fait à cette occasion de la plupart des sels du commerce, on a trouvé encore, dans quelques échantillons, une certaine proportion d'tod^. Les eaux-mères du sel marin, recueillies dans les marais salans, contiennent en effet un composé d'iode ; et si on livrait ce produit à la consommation immédiatement après qu'on Ta rassemblé sur le bord des fosses, il s'y trouverait encore une petite proportion de cette matière dont la présence ne serait pas sans quelques inconvéniens. L'iode n'a pas, à faible dose, des propriétés malfaisantes, puisqu'on s'en sert en médecine pour faire dissoudre les goitres, mais il parait que cette propriété peut avoir des résultats fÂcheux lorsqu'elle n'est pas utile pour faire disparaître les grosseurs uformes dont nous parlons. Il est aonc important de n'employer le sel parmi nos alimens que lorsqu'il a subi une purification naturelle. Il suffit, à cet efret,de laisser égontter spontanément l'eau-mère à travers les tas de sel marin; l'eau pure déposée par Pair humide opérant une sorte de 1»

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