‹ Maison rustique du XIXe siècleChapitre 221 sur 239 · EXTRACTION DES ARGILES · texte numérisé non relu

EXTRACTION DES ARGILES

irage» entraine, arec quelques centièmes du sel, le compose d'iode et les substances étrangères soiubles.

Ce n'est efTectivement qu'après que le sel marin a été ainsi purifié qu'il est ordinairement expédié dans le commerce.

Sbctiou y.— H» la eempoiMm Ai «4.

Le sel marin, dans la nomenclature chlmi-

aae ancienne, était appelé mmiatê de soude; epuis que l'acide muriatique a été décomposé en cUore et hydrogène, et désigné sous le nom d'acide hfdrochlorique ou chlorhfdrique^ on a nommé le sel marin hydrocMoraU de soude: et enfin, aj^ant démontré que ce sel pur résulte de Tunion du chlore avec le sodium , et ne contient pas d'eau on le nomme actuellement eklorurt de sodium.

Le sel gemme cristallise ainsi anhydre dans la nature; celui même qu'on obtient par les moyens exposés ci-dessus ne contient d'eau que celle interposée dans les cristaux.

Le chlorure de sodium por est formé de :

1 atome de sodium 390,92

3 atomes de chlore 443,64

ce qui équivaut p. 0/0 à 89,66 de sodium, et 60,36 de chlore.

Un caractère qui distingue ce composé de la plupart des sels soiubles consiste dans une solubilité à l'eau froide presque égale à sa solubilité dans l'eau chaude; sa saveur salée, agréable au goût, le caractérise bien aussi. On le reconnaît enfin à ce que ses cristaux décrépitent (ou produisent de petites explosions) au feu ; que, chauffé très fortement , il se fond, devient liquide et peut se volatiliser complètement en répandant des vapeurs blanchâtres. Cette propriété a permis de l'appli* que? au temissii^e des potmes communes.

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Sbgtioh l**. — KstraeiUm des argiles.

On connaît sous le nom d'areiles plusieurs sortes de matières terreuses, aésignées aussi par les dénominations de gUMes^marnes argi- WàseSf kaolin^ terre à foulon, etc.

On extrait les argiles soit à ciel ouvert, lorsqu'elles se trouvent en masses assez rapprochées de la superficie du sol , soit en formant des carrières par puits et galeries, lorsqu'elles se trouvent à une certaine profondeur; souvent on fait un choix de plusieurs qualités en extrayant les différentes couches.

Vargile est un tnélange de silice et d'alumine dans des proportions variables. Ces mélanges ont des caractères communs , plutôt dans quelques propriétés physiques qui leur assignent des usages particuliers, que dans leur composition intime.

Elles se délaient dans l'eau avec d'autant plus de facilité qu'elles ont été préalablement plus desséchées, mais sans calcina tion ; alors elles se réduisent en bouillie qui, ramenée à la consistance d'une pâte ferme, devient onctueuse ; elles offrent assez de ténacité pour se laisser allonger dans diverses directions sans se briser. Cette propriété est plus ou moins saillante dans les différentes argiles.

Les pâtes argileuses desséchées durcissent à une température rouge ; elles acquièrent plus de solidité , deviennent dures au point d'étinceler sous le choc de l'acier ; alors, et même après avoir été chauffée seulement au rouge cerise, l'argile a perdu la propriété de ae oelayer dans l'eau et de faire pâte avec elle. Ces deux caractères s'appliquent aux diverses argiles sans être portés dans toutes au même degré d'intensité.

Les arffiUs sotU infusibles par elles-mêmes ; et lorsqu elles sont assez pures pour offrir cette propriété, on les désigne sous le nom spécial aargiles réfractaires; on les recherche pour préparer des briques et ci*euseLs capables de

résister long-temps aux températures élevées de certains fourneaux. En général, afin de diminuer les retraits à la dessiccation et au feu, on mélanee le plus possible de sable ou de débris pulverulens des mêmes argiles calcinées dans la pâte argileuse, en sorte que l'argile plastique ne forme que 136 à 83 p. 0/0 du mélange. Mais elles deviennent fusibles par l'action de la chaux, de la potasse, de la soude, de la baryte, des oxides de plomb , de fer, ou de manganèse et d'un graînd nombre d'autres. Dans la nature, on trouve des mélanges argileux contenant du carbonate de chaux , des oxides de fer et de manganèse, et la présence de ces substances, lorsqu'elles y sont en quantité suffisante, rend les argiles fimbles.

Non-seulement rocftoffi du feu durcit Iss argiles et tous les mélanges terreux dans lesquels cette terre domine par ses propriétés, mais elle leur fait éprouver une diminution de volume nommée retrait y qui varie selon les circonstances. En nicme temps qu'elles diminuent de volume, elles perdent une partie de leur poids, ce que l'on doit attribuer surtout à l'eau qu'elles retiennent avec une grande force et qu'elles n'abandonnent totalement que par une très haute température.

Lesargiles doivent àcette affinité pour l'eau une autre propriété qu'on remarque dans la plupart de leurs variétés ; c'est la faculté d'absorber ce liquide avec promptitude, lorsqu'elles en sont privées et même avec sifflement , et de s'attacher à la langue en s*emparant promptement de l'humidité qui est constamment répandue à sa superficie. On dit ^ des argiles et de quelques autres pierres qm ont cette faculté , qu'elles happent a la langue. La plupart des argiles sont douces au toucher, se laissent couper au couteau et même polir avec le doigt. Elles se rencontrent en général, à Tétât naturel, plus ou moins impures.

Les substances qui altèrent la pureté des argiles sont : le carbonate de chaux, l'oxide de

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