CSAP. T. PEÉPARÂTION ET EMPLOI DE QUELQUES PRODUITS ANIMAUX
comble une chaudière (^.76}aYec ces substan- Fig. 76.
ces, y ajoutant de l'eau jusone près des bords supérieurs et faisant chauner a petit feu d'abord, puis soutenant ensuite & la température de rëbullition; les matières s'affaissent peu-i-peu, et finissent par entrer en totalité dans la chaudière; on les soulève de temps à autre, pour éviter qu'elles ne s*attachent au fond (un faux fond en tôle, soutenu sur des pieds d'un à 2 pouces et percé de trous comme une écumoire, est fort utile pour éviter cet inconvénient). Dès que presque tous les lambeaux ont changé de forme et sont en partie dissous dans le liquide, on éteint le feu, on met un balai de bouleau devant le tuvaa du robinet, puis on soutire au clair dans une chaudière maintenue chaude par des corps non conducteurs qui l'envelop* !>eot (des chiffons de laine, de la cendre ou do la poussière de charbon); un second dépôt s'opère dans ce vase, et lorsque le liquide uest plus trop chaud pour qu'on j tienne le doigt plongé, on tire encore au clair; on pas.se au tamis, en emplissant avec ce liquide gélatineux des caisses {Jîg, 77 ) de 3 à 4 pouces . de haut, disposées dans un
rig. 77. endroit frais et dallé ou car-
relé en pente, afin qu'on y opère Cacilement des lavages.
An bout delOà 18 heures, suivant la température de l'air ex teneur, la colle est prise en gelée consistante ; on l'extrait des caisses en passant une lame de couteau mince et mouillée autour de ses parois latérales et un fil de cuivre tendu, entre deux mon tans verticaux, au fond, puis retournant la caisse sur une table mouillée. Il reste sur celle-ci un pain rectangulaire de selée ; ou le divise en plaques de 4 à 8 lignes d'épaisseur, au moyen d'un fil de cuivre tendu sur une monture (Jtff. 78)
Fig. 78.
sont posées sur des filets 0^. 79) ou des Fig. 79.
canevas en toile tendus dans un chftssis en bois, et on place ces chAssis, k mesure qu'ils sont chargés de colle, horisontalement audessus les uns des autres, é^lement espacés de t pouces (JSg* 80), et disposés en étages
Fig. 80.
de scie et guidé par les entailles de règles graduées en divisions égales. Ces plaques
dans un bâtiment aéré ou séchoir. Les pla ques sont retournées de temps à autre; elles se dessèchent peu-à-peu et forment la colleforte, dont les usajges sont bien connus des menuisiers , ébénistes , appréteurs d'étoffes, chapeliers, fabricans de papiers, peintres, etc.
On continue d'épuiser les marcs restés non dissous en remplissant la chaudière d'eau bouillante, fournie par une chaudière fig. 76 que la cheminée de la fabrique entretient constamment chaude Jusqu'à la hauteur qu'ils occupent, portant toute la masse à l'ébullition, qu on soutient pendant 3 heures environ : au bout de ce temps, on soutire le liquide; celui-ci peut auelquefois être traité comme la première solution et donner de la colle-forte de 2^* qualité. Pour s'en assurer, on en prend dans la chaudière une très-petite quantité ( plein une demi-coquille d'œuf ou une cuiller à bouche); on l'expose pendant i d'heure à l'air, et si au bout de ce temps le liquide est pris en gelée consistante, on soutire et on traite, comme la première fois, la soIup tion contenue dans la chaudière.
On achève alors le lavage du marc en versant par-dessus de l'eau bouillante aux i de la hauteur de la chaudière, portant à l'ébullition pendant environ 2 heures, et soutirant tout le liquide qui peut s'écouler par le robinet. On enlève alors le réaidu solide de la chaudière, et on le sou u. et, soit à l'action d'une forte prease, soil dans des sacs en grosse toile, sous un plateau de bois chargé de pavés ou autre corps pesant Tout le liquide soutiré et celui obleuu par exprea-
Jaz-
^t*»- lu»: «*ue ' *^ t •* -ar t»»^
♦*• A .*5*-*» *• f*-ymiUW yMf^ fc*-*-j* <f*-i#'
^u.rwm fr^
'y^Umr €l proémUs des i mort$.
k^m 4^: f$u;r (^v i4é^ Mir 1^ avantagea qme U^ %M\^Utt% 40% *:»ai(/a%»€% petit eol réàh%€r ésm MiiliMiiif W%:^uiiudi%% oiort*, ooit» pré%<m' t^fVMM t'jp9ttfa^, «^«r0ipl«r l« UMraa d« la va- I^Jir a/5#|tfi»« au /radavre 4f on cb^al de voliMne ut^ff^t ff9r lea plu* Mrnpiet préparati//fM« en mrUMui en reicard ta râleur des ffi/rflyi;# paHl^f e%irziUt% d*on cbeval d*0D tolurne tntpf*^ et d'un ebeval de faille oo peu plu« l^#Hii; et eo Um ^tat^ ooniaie il a*eo ir/Mive dap« lea 'rampa^çnet oo grand oombre 4|tti péri^^eni pêf êiXAd^nL
iMViàt
CaCTAt
U. fr.
1» ioo
• IOO
» 4»o 1 ftoo
3oO 700
fcjt fr
J? • !• tin
f ioo
1 ICo
3, • s ton
3i Soa
4 S Soo
3ir'79o
»tf»'#l«, ,..#*,.,«.«««,
fiitàrÊê et fMiMi, iM^Mf ^ r«i«^ C#f
TMdémê »,.,,.,,,,.».
(irêtttê, »,,,»*,,,,,,,,
9tÀàê tof«ui dM ctilitrM. . • .
p.Efc i.u.
^ ^ te >*
ff ...... 3
i f« Il
Les frais de préparatioD de ces matières
Ereinières se réduisent à la valeor cTiine faite quantité de combostible, qoi, d'ailleurs, dans les temps froicU, est encore utilisée pour le chanfuige ; du reste , ils se composent seulement de main-d'oeoTre, et il 7 a dans les campagnes une si grande quantité de temps perdu ou laissé aux dangers de Toisîveté pour les enfans et les jeunes gens, durant les soirées d'hiver et les intervalles où les champs réclament peu de soins, que des occasions de travail utile sont plutôt des bienfaits que des charges onéreuses* Cest donc environ uue valeur de 60 francs, au moins, que pourraient trouver les gens des campaenes dans le dépècement d'un cheval; et combien de fois n^ont-ils pas ignoré qu'en prenant si peu de peine ils auraient pu en
(1) l<eur valttur n\ très*irarlabl6 en rsfson de la proportion de crins longs, qnl seuls ont du prix pour la oonffotlon d«s étuffoi.
if) On peut MDA pf inc, r<*peodttiit , mottit! h part le» lotesttns f^rélcA et les fiire sécher pour la fabritatloa des cordci /i niécaniftucs, ruucti, etc., cl «11 lirer aiofii plus de profit.