‹ Maison rustique du XIXe siècleChapitre 45 sur 239 · TOME IIK II · texte numérisé non relu

TOME IIK II

82 ARTS AGRICOLES : mCUBàTION ARTIFIQELLE. lit.it.

tuyau DG, sert au dëgasemeut de Tair contenu I tuyaux GG, et passent, à Taide des ouvertures

daus Teau; un autre tube L adapté à Tune des parties inférieures, mais qui monte au niveau des tubes de circulation les plus élevés, est surmonté d\in entonnoir par lequel ou rem-

S lit Tappareil, et sert en même temps de tube e sûreté. On conçoit facilement comment Peau échauffée dans le calorifère s*élève dans le tuyau D, circule dans tous les tubes, et est ramenée à la chaudière par le tuyau R, quand elle a été dépouillée par Tair de la majeure partie de sa chaleur. Ce mouvemeni, une fois commencé, doit se prolonger tant que Teau continue à s'échauffer dans le calorifère, et être d'autant plus actif, que Teau est à une température plus inégale dans le calorifère et dans les tubes.

Le calorifère A çronremant dit, dont on voit 2 sections verticales dans les figures 88, 89, et les plans au niveau de la grille et à la fig. 89. Fîg.88.

Fig. 90. Fig. 91.

partie supérieure dans les figures 90 et 91, est ainsi construit : A fourneau, B griHe» C cendrier, D porte du cendrier, E E tuyaux par lesquels la fumée monte en sortant de rorifice F du foyer; G G autres tuyaux par lesquels redescend la fumée pour remonter ensuite en passant par les ouvertures I, et s'échapper par le gros tuyau H; L enveloppe extérieure du calorifère; toute la capacité P comprise entre cette enveloppe et les parois extérieures des tuyaux est remplie d'eau; M bouche dont Pouverlure correspondante sert à allumer le feu et à nettoyer la grille; N eouvercle du fourneau. Quand on veut mettre le calorifère en activité, on enlève le couvercle , on remplit le foyer à moitié ou aux 2/3 de charbon de bois, on replace le couvercle, puis on 6te le bouchon M, et Ton introduit par cet orifice quelques charbons embrasés. T^orsque le feu commence à s'allumer, on replace le bouchon, et on ouvre la porte D du cendrier jusqu'à ce que le tirage se soit établi ; pois on ferme toutes les issues. Les produits de la combustion qui se dégagent au foyer s'introduisent par l'orifice F dans les 2 tuyaux asceudans EE, redescendent dans les

n, dans le gros tuyau H d*où ils se rendent dans la cheminée. Ainsi, dans le chemin que suivent les produits gazeux de la combustion, on voit qu'ils communiquent à l'eau une grande partie de leur chalenr et sortent de la cheminée à une température peu élevée.

Lorsqu'on veut faire éclore d^s poulets dans cet appareil, on allume le feu dans le calorifère, et dès qu'on a obtenu dans l'étuTe le degré de température de l'incubation, qu'on mesure au moyen des thermomètres placés à rintérieur, on range les œufs les uns près des autres sur des tablettes à rebords MM,^/^. 87, qui sont fixées au-dessous de chaune jeu de tubes; et pour entretenir Pair dans 1 état de moiteur nécessaire , on pose à l'intérieur quelques assiettes NN remplies d'eau.

Pour conserver la température de l'éluvc au degré déterminé sans nécessiter une surveillance continuelle, M. Bonnemain adapte à son appareil un régulateur du feu qui maintient la température h demi-degré de Rëanmur près , et qui est fondé sur ces deux principes de physique : 1* la chaleur dilate les métaux ; S"* les métaux soumis à une même température n|éprouvent pas tous une même dilatation. Voici comment ces principes ont servi à établir le régulateur.

Une tige en fer X 5%^. 92), taraudée à son extrémité inférieure , Fig. 92.

s'engage dans une ^ embase de cuivre Y-A^ p

renfermée dans une irfe^^^!^^^^£'^'^V botte ou tube de^ plomb terminé par une rondelle de cuivre Z. Ce tube est plonge dans l'eau du calorifère à côté du tuyau G C/^. 88, 89).

La dilatation du plomb étant plus grande à température égale que celle du fer, aussitôt que la^ température s^est élevée au degré voulu , l'alongement du tube met en contact la rondelle Zavec le talon A du levier courbé A B D ; alors le plus léger accroissement de chaleur alonge de nouveau le tube, et la rondelle soulevant le talon du levier , fait abaisser d'une quantité plus considérable son extrémité D. Ce mouvement abaisse à son tour l'extrémité du balancier E qui le transmet agrandi à la tringle de fer V. Celle-ci est attachée à la moitié inférieure R d'un registre à bascule. SS, contenu dans une boUe , formant saillie à l'extérieur, et est mobile autour d'un axe U qui diminue en se fermant l'accès de l'air vers le foyer et ralentit la combustion. La température s'abaissant alors dans le calorifère, le tubeXse contracte et dégage le talon du levier. Le contre-poids G , fixé au balancier £ , en fait relever Textrémité en soulevant le boutD da levier autant qu'il en faut pour faire porter

œUVOIR SOREL.

le taloD de ce leTÎer sur la rondelle Z du tabe; le registre à bascule S, entralùé dans ce mouvement, s'ouvre et offre une plus grande section de passage à Tair qui active de nouveau la combustion : ainsi la température est réanlarîsëe dans le calorifère, et par consëqnent les tubes qui circulent dans rétuve y portent constamment la même quantité de chaleur dans un temps donné.

Mais cette condition ne suffit pas encore pour entretenir dans Tétuve une température constante, puisque la température atmosphérique varie beaucoup. Pour balancer cette influence, Tinventeur a terminé la tige en fer X qui maintient le régulateur par une tète de boulon H 0^.9S}: une aiguille adaptée à celle-

Fig. 98.

ci permet de faire tourner la tige et par conséquent la vis T qui est à l'autre bout, qui abaisse ou élève le tube de plomb.Danslepremiercas, le taloo s'at»aissant, fait ouvrir le registre à ba&cule, et il faut une température plus élevée pour le fermer en dilatant le tube; on obtient donc ainsi une température régulièrement plus haute. Si, au contraire, on élève le tube en tournant TaiguiVe dans un autre sens, le registre offre une ouverture moindre et se ferme à une température moins haute ; on obtient donc dans ce cas une température constamment plus basse. Il est facile de déterminer ainsi à Favance le decpré de température que l'on veut donner à Peau du calorifère et des tubes ; et pour faciliter le moyen on trace des divisions sur un cadran placé sous Taiguille , et on inscrit les mots chaleur faible et chaleur forte , qui indiquent le sens dana lequel on doit tourner pour obtenir Tun ou Pautre effet.

Le calorifère à eau chaude de Bonnemain a été appliqué en Angleterre avec succès au chauffage des serres, et a reçu dans sa forme des modifications qui en ont simplifié et facilité Tusage. Revenu en France avec le nom de thermosYphon^ M. Massbt, inspecteur des jardins de la couronne , Ta fait construire au potager du roi à Versailles pour le chauffage des bâches et serres de cet établissement. Sous cette nouvelle forme il ne sera pas moins utile à ceux qui se livreront en grand à rincubation artificielle.

Le thermosyphon {fig. 94) est formé de deux

Fig. 94.

calottes hémisphériques en cuivre, ou plutôt c'est ime espèce de clocbe à double paroi, dont Tin ter\ aile B forme la chaudière proprement dite et que Ton remplit d*eau par le tuyau C, qu'on bouche ensuite avec un tampon. Celte chaudière est placée sur un fourneau D en briques , de manière ciue c'est sa concavité E qui forme la voûte du fourneau ; elle est soutenue par trois ou quatre pieds étroits F, afin que la fumée puisse circuler tout autour. La paroi extérieure de la chaudière est percée< près de sa partie supérieure , d'un trou pour recevoir le bout du tuyau de circulation en cuivre ou en zinc, placé bien horizontalement , et (|ui , après avoir fait un double coude, revient parallèlement à lui-même, se plie deux fois à angle droit, et rentre enHau point le plus bas de la chaudière. Le fourneau D se compose de deux portes I, Tune pour le foyer Q, l'autre pour le cendrier R,

3ui sont séparées par une grille P. Les chefs u potager du roi ont apporté à cet appareil un perfectionnement notable : c'est une pla-

3ue en tôle S placée verticalement et qui ivise le foyer en deux parties inégales. Cette plaque ne touche pas à la chaudière, et a l'avantage que la flamme, en frappant contre la partie la plus élevée de la paroi intérieure de cette chaudière, échauffe davantage l'eau dans cette partie et détermine une circula* tion plus facile. La chaudière étant en place, on l'entoure d'une maçonnerie M en brique, mortier ou plâtre, en laissant tout autour entre cette chaudière et la bâtisse quelaues pouces de distance pour la circulation ae la fumée qui s'échappe enfin par la cheminée O. Une petite soupape soudée à l'extrémité des tuyaux à l'endroit oit ils font le coude, permet de remplir les tuyaux, de voir l'eau et de mesurer sa température si on le juge couve» nable.

La figure 95 représente un autre Ihermosy-

Fig. 96.

phon , plus simple encore , imaginé par BIM. Masset et Grison; les mêmes lettres désignent les mêmes objets que dans la fiçure précédente. On peut adapter à ces tner» mosiphons les régnilsteurs des appareils précédens, et faire circuler ia fumée dans des conduits particuliers où elle se dépouille encore de la plus grande partie de son calorique au pront de Tétuve.

5 IV. — Couvoir Sorcl.

On doit à M. Sobbl un appareil de ce genre

3 ni paratt réunir tous les avantages et qui se istingue surtout par la manière fort incéniense et très-précise employée pour régler la température.

Ce couvoir est repréaeaté e» coupe par le

Page 1