LIV. IV
cet air qui sert à régler la température. Eu effet, quand l'eau de la chaudière acquiert, par l'intensité de la combustion dans le foyer, une chaleur plus considérable que celle qu'on a voulu déterminer, Tair place sous le flotteur y participe très-promptement, se dilate , et par l'augmentation de son volume , refoule reau et rend le flotteur plus léger. Celui-ci monte aussitôt dans le liquide, et en s'élevant bouche les trous qui surmontent le tuyau de la cheminée et intercepte ainsi le courant d'air; la combustion étant alors moins active, la température de l'eau baisse et reprend celle qui a été fixée. Le contraire aurait lieu si la température s'abaissait, le flotteur descendrait et permettrait, au moyen d'un plus grand accès d'air, d'avoir une combustion plus vive.
Ce moyen, aussi simple qu'ingénieux, se règle avec une extrême précision et pour toutes les températures qu'on désire; c'est la
3uantité d'air qu'on laisse sous le flotteur oui étermine son degré de sensibilité. Seulement, quand on est arrivé par quelques essais faciles à faire fonctionner le flotteur à peu près à la température requise, on achève de déterminer le point précis au moyen de quelques anneaux légers de métal dont on charge sa partie supérieure, ou qu'on lui enlève suivant le besoin. Lorsqu'on est parvenu à ce point, la chaleur dans le convoi r se maintient a sr ou à 32** à volonté, pendant 34 et 36 heures, sans varier de|ou même de \ degré pendant tout cet intervalle. Avant de placer dans le couvoir les œufs, qui se posent, comme on le voit dans la figure, sur le fond de la chaudière et sur une tablette en bois garnies de ouatte de coton, on le fait marcher pendant quelaue temps , et lorsqu'il est arrivé à une marcne constante, on enfourne les œufs et on referme les portes ou coulisses dont l'appareil est muni.
Ce que ce couvoir présente encore d'inté* ressaut , c'est qu'il est à circulation d'eaa chaude; en effet, l'eau chaude, en s'élevant à l'extrémité supérieure de la partie cylindrique de la chaudière , se déverse sur le disque qui la couronne. Là elle perd une petite quantité de son calorique , et pressée d'ailleurs par celle qui monte incessamment, elle ne trouve d'autre issue que quelques-unes des colonnes creuses par lesquelles elle descend jusque dans le double fond du plancher du foyer sans communiquer dans son passage avec le disque inférieur de la chaudière, ainsi qu'on le voit dans la partie droite de la figure par la direction des flèches. Mais bientôt, appelée par le vide qui se fait dans la chaudière, elle remonte par la colonne opposée et rentre par le disque inférieur, qui en cet endroit lui présente une ouverture. On voit par là ou'il y a une répartition très -égale de température dans toutes les parties de l'appareil, comme on peut s'en convaincre au moyen des thermomètres , qu'on place en divers endroits.
Pour entretenir la moiteur nécessaire à la santé et au développement des poulets dans les œufs, la chaudière est entourée d'une double enveloppe en cuivre, dans l'intenralle de laquelle on verse un peu d'eau quif ?<<* son evaporation lente , donne à l'air la