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13 moyens plus larges que hauts, et 10 petits. Malheureusement ces listes n’offrent d’exactitude que pour la Normandie, elles seraieut considérablement accrues el modifiées si l’on pouvait y ajouter les bonnes variétés des autres pays, et par conséquent, dans un ouvrage général comme le nôtre, il y aurait peu d'utilité à les reproduire. — M. Lounon, dans son Encyclopédie de l'agrtculture, se borne à recommander et décrire 38 espèces de pommes à eidre, et ce serait sans doute l’un des plus grands services que pourraient rendre les Sociétés d'agriculture, que de faire, pour chaqne département de ja France, un choix rigoureux des meilleurs fruits, limité à un nombre de variétés à peu près pareil.
Pour remplir ce but autant qu'il est en notre pouvoir dans l’élat actuel de nos connaissances pomologiques, nous Joignons ici la liste dressée par MM. Porreau el ViLmo- RIN, de quelques pommiers à cidre, réputés les meilleures espèces :— Pommiers précoces ou de première saison : Girard, Lente-augros, Relet, Cocherie flagellée, Doux-veret, Guillot-Roger, Saint-Gilles, Blanc-doux, Haze, Renouvelet, Fausse-Varin, Amer-doux-blanc, Orpolin jaune, Greffe de Monsieur, Blancmoilet. — 2° Saison : Fréquin, Petit-court, Doux-évêque, Héronet, Amer-doux, Saint- Philibert, Long-Pommier, Cimetière, d’Avoine, Ozanne, Gros-doux, Moussette, Gallot, d'Amelot, Rouget, Cul-noué, Souci, Blanchette, Turbet, Becquet, Doux-ballon, l'Epice, de Rivière, Préaux, de Côte. — 3° Sazson:Germaine,Béboi,Marin-Onfroi,Barbarie, Peau-de-vache, Bedan, Bouteille, Petite-Ente, Duret, Haute-bonté, De chenevière, De massue, de Cendres, Fossetta, Ros, Prépetil, Pétas, Doux-belle-heure, Camière, Sauvage, Gros-doux, Sapin, Doux-Martin, Muscädet, Tard-fleuri, A-coup-venant, Jean-Huré.
Voici pareïillement la liste des poirters Les meilleurs et les plus productifs de ceux cultivés pour faire du poiré: Moque-friand, rouge et blanc, Robin ou Gris cochon, Greal, Raguenet, un des plus productifs et qui donne le meilleur poiré ; d'Angoisse, Hectot, de Mier, de Chemin, égal au Raguenet; Grippe, grosse.
petite et d’auge, Gros-vert, Carisi, rouge et blanc ; Billon, Binetot, de Branche, une des meilleures et des plus fertiles espèces; Lautriccotin, Trochet-de-fer, de Roux, Grosménil, Sabot, très-productif, bon poiré; de Maillot; enfin le Sauger ou Poirier de Sauge, arbre très-vigoureux du Gâtinais: le fruit de ce dernier fournit un excellent cidre, et les pépins produisent des sujets propres à greffer les fruits en plein vent. chi
Quant aux poires à couteau, c’est-à-dire bonnes à manger crues ou cuites, 1] y a moins d'incertitude dans la nomenelature et la synonymie des variétés, qui sont cependant aussi fort nombreuses; mais plusieurs ne mürissent pas bien en plein vent et doivent être greffées sur coignassier, ce qui exige de les conduire en espalier et par conséquent les fait sortir du domaine de la grande culture. Voici les meilleures parmi celles qui viennent bien en plein vent : Muscat-Robert, Blanquette, Cuisse-Madame, de Valiée, Petit- Rousselet, d'Angleterre, Crassane, Mouille-
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bouche ou Verte-longue, Messire-Jean, Martin-sec, Echassery, Franc-Réal, Catiilac, de Livre ou Gros-Râteau. $
Les pommes à couteau présentent un moindre nombre de variétés que les poires, et sont aussi assez généralemènt connues sous les noms suivans; nous ne citons que les meilleures : Calville blanc d'hiver, Postophe d'hiver, Calville rouge d’automne, Châtaiïgnier, Fenouillet gris, Fenouillet jaune ou Drap d’or, Reinette franche, R. d'Angleterre ou Pomme d’or, R. dorée, R. de Hollande, R.
de Bretagne, R. de Canada, R. d’Espagne, R. grise, Pigeonnet, Rambour franc ou gros, Rambour d’hiver, Api, Court-pendu ou Capendu. En outre de ces variétés de choix, on peut mettre en réserve, lors du cueillage des fruits à cidre, plusieurs sortes de pommes bonnes surtout à cuire.
Dans iles exploitations rurales on ne doit pas considérer le produit des pommiers et des poiriers comme uniquement destiné à fabriquer du cidre ou du poiré ; car, dans les années de grande abondance, cet emplor des fruits n’est pas toujours le plus profitable, à cause des frais assez considérables qu’exigent la préparation et la conservation de cette boisson. Comme les pommes à manger crues ou cuites, surlout lorsqu'on peut les mélanger avec quelques pommes à cidre, peuvent aussi se convertir en un très-bon cidre, nous pensons qu’on doil généralement les faire entrer dans les plantations en proportion assez considérable, afin d’avoir la ressource de les expédier sur les marchés des villes si on le croit dans son intérêt. Au surplus, pour les unes comme pour les autres, lorsque la quantité en est trop considérable, on peut acheter en juin de jeunes cochons qu’on nourrira fort avant dans l’hiver avec ces pommes ou poires; on peut même les donner aux chevaux, aux vaches, aux moutons (à ces derniers toutefois avec modération), en ayant la précaution de les concasser grossièrement. M. O. Desxos est d’avis qu'il y a plus de profit, dans ces cas d’abondance, lorsqu'on peut faire les avances nécessaires, à fabriquer du cidre avec ces fruits pour le faire brûler ensuite et en tirer de l’eau-de-vie qu’on garderait jusqu’au moment opportun pour la vente.
En outre de l'utilité de leurs fruits, Ze pommier etle poirier fournissent un bois trésbon, soit pour le chauffage, soit pour les ouvrages de menuiserie et d’ébénisterie; celui du poirier notamment, dont la dureté est encore plus grande, est recherché pour les graveurs sur bois, à défaut du buis ou du cormier ; il est en outre précieux pour les tourneurs et les ouvrages de marqueterie, parce qu'il prend si bien la couleur noire qu’on a souvent de la peine, lorsqu'il en est bien imbibé, à le distinguer de l’ébène.
Dans plusieurs pays où l’on a remarqué l'abondance des fruits des poiriers et des pommiers sauvages, on a le bon esprit de composer les haies avec ces sortes de végétaux, et on se procure ainsi, au moyen d’un arbuste qui remplit bien ses fonctions de défenseur, une boisson peu agréable pour qui n’a pas l'habitude d’en faire usage, mais cependant d'un grand secours lorsque les