LIV. If
en la froissant entre les doigts. Jamais on n'en garde de sèches dans l'enveloppe.
Il y a différentes rranières de battre les châtaignes : 1° Dans les sacs. Ces sacs sont ouverts aux 2 bouts; ils ont 85 centimètres de tour sur un mètre de large. On met dans le milieu de ce sac environ demi-décalitre de châtaignes.Deux hommes debout l’un visà-vis de l’autre, tenant le sac à 2 mains, l’élèvent ensemble et frappent sur un biltot de 70 centimètres de haut placé entre eux.
Après une 30° de coups, l’un des batteurs va prendre une autre mesure au tas, et l’autre verse les châtaignes dans un van qu'un homme tient à côté d’eux. Lorsque le sac commence à se percer, On fait coudre les 2 ouvertures ensemble, et on le coupe au milieu qui devient alors les extrémités. L’homme qui vanne suffit pour 2 paires de batteurs, et nettoie 2 mesures à la fois. Après le 1°" battage toutes les châtaignes ne sont pas parfaitement blanches; pour détacher cette pellicule rougeâtre, que la plupart conservent, on recommence l'opération, mais l’on bat moins fort et moins de coups. Les chàtaignes nettoyees sont mesurées et portées au logis, où elles sonttriées, durant les jours de pluie, pour être vendues ensuite. — 2° Pour les petites récoltes on se sert des so/es qui brisent moins les châtaignes.Ce sont de gros souliers ou patins ( /g. 68), dont la semelle
de bois a 5 centimètres d’épaisseur, et est entourée d’une lame de fer découpée en scie par-dessous. 13 dents pointues, de 8 centim.
de long sur 15 millim. en carré à leur base, entaillées sur les arêtes, sont implantées dans cette semelle. 4hommeschaussés de soles entrent dans une Fig. 69.
espèce de coffre de 2 décimèt. et demi de long sur 7 décim. de large, rempli aux 3/4 de châtaignes, qu’ils font passer et frotter sous leurs soles.
Au bout de 10 minutes ou d’un quartd'heure au plus, ils les ont rompues. 2 hommes les vannent pendant qu’on en prépare d’autres. — 3° Pour blanchir les châtaignes on se sert encore de la rzasse à battre les châtai- 7 gnes (fig. 69); c’est | un plateau d’environ 4 décimètres de diamètre et d’un décimètre d’épaisseur, au-dessus et au centre duquel est un
car. 13°.
manche de 2 décimètres de long, garni pardessous de dents carrées, en bois dur, taillées en pyramide et de 3 décimètres de côlé.
Les châtaignes sont amoncelées au milieu du séchoir; 6 ou 8 hommes, armés de masses, font le tour de ce tas, marchent sur les chàtaignes du bord, en les frappant ; un homme, qui les suit, éloigneavec une pelle de bois les châtaignes dont l’enveloppe est brisée. Une fois que toutes les châtaignes sont rompues, on les vanne et on les repise avec des sacs.
Le baron »'HomBres FIRMAS.
Secrion 1v. — Du Coudrier, ou Norsetier.
Le Coudrier ou Noisetier (en angl., Hazeltree ou Filberdtree ; en ital., Noccilano, Avellano ; en allem., Hafelstrauch), dont le fruit était désigné sous le nom de zux pontica par les Romains, comprend plusieurs espèces dont quelques-unes sont indigènes et trèscommunes dans nos bois,et dont quelques variétés ont été améliorées par la culture. Il est très-utile de les multiplier dans les plantations forestières, soit pour le bois qui donne un produit assez faible, mais qui peut servir à faire des cercles de tonneaux, soit pour faire les harts qui servent à lier les fagots et les bourrées.
Une espèce, l’Avellinier (Corylus avellana, fig. 10 ), cultivée d'abord dans les environs
d’Avellino ( royaume de Naples) et importée ensuile en Espagne, forme chez nous un article assez important du commerce ; les fruits portent le nom d’Arelnes. Les Espagnols ont été longtemps seuls en possession de fournir d’avelines tous les marchés de l’Europe; mais,depuis quelque temps,on en cultive une cerlaine quantité dans les environs de Lyon.
I ya plus d’un siècle que les cultivateurs du comté de Kent mettent alternativement sur le même champ une rangée de pieds de houblon et une rangée d’aveliniers, et il n’est pas rare que le produit de celte dernière plante donne plus de bénéfices que le houblon.
Le noisetier peut donc être dans quelques cas l'objet d’une culture très-lucrative; mais le traitement de cet arbrisseau diffère suivant le but qu'on se propose. Si on l'élève pour faire des harts, pour cerclières, pour la boissellerie, ou la vannerie, on doit entretenir les touffes bien épaisses, et tenir les jets dégarnis de branches jusqu’à une grande hauteur, afin qu’il ne se forme pas dans l’intérieur du bois des nœuds qui en diminuent la