‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 2)Chapitre 113 sur 467 · LIV · texte numérisé non relu

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et que le terrain sera trop humide pour les vesces,.

La Centinode (Polygonum aviculare ) où Renouée,Trainasse, Herbe à Cochons ( fig.72), Fig. 72.

petite plante qui ne ressemble nullement par son port à la précédente,car elle est presque toujours couchée et rampante. Ses tiges vertes, étalées, ses feuilles pe- Utes, nais serrées et nombreuses, cou vrent la terre où elles croissent.Elle estdu goût de tousles bestiaux, et les moutons paraissent la préférer à toutes les autres. Les bergers recherchent les endroits où elle abonde, et la nomment traërasse. Quoiqu’eile soit annuelle, on peut la semer dans un pâturage à moutons; elle produit un si grand nombre de graines, qu’on n'aura pas besoin d'en ressemer les années suivantes.Tous les oiseaux de basse-cour aiment ses semences, et les oies en mangent les feuilles avec avidité. On devra donc en semer dansles parcs et dans les cours, afin que l’appât de cette nourriture les retienne. ANTOINE, professeur à Roville.

La Persicaire orientale ( Polygonum orientale ) est une grande plante annuelle, trèsrépandue dans les jardins, où on la recherche pour la décoration des massifs. Comme elle croit facilement et qu’elle rapporte une quantité considérable de graines assez grosses et bien remplies d’une belle fécule, on pourrait sans doute la cultiver avec profit pour ses semences qui seraient employées à la nourriture des volailles ou à d’autres usages.

Le Polygonum cymosum ( fig. 13), grande Fig. 73.

plante du Népaui, introduite en France en 1828, vivace par les racines, et qui produit un grand nombre de belles tiges ; elle est d’une végétation extraordinaire, puisqu'elle atteint jusqu'à 8 pieds de hauteur; comme le sarrasin, elle croit dans tous les terrains, mais mieux dans les sols humides. Elle paraît devoir étre d’une grande ressource comme fourrage vert pour la nourriture des bestiaux, à cause de sa prompte végétation qui Ja met à même d'offrir plusieurs coupes ; J'ai plusieurs fois tranché les tiges lorsqu’elles avaient 1 pied ou 15 poucés, el quelques jours après elles étaient susceptibles de l'être upe seconde fois ; j'ignore si les bestiaux la mangeraient en fourrage sec, car en général ils refusent la paille de sarrasin. Comme plante farineuse, elle ne parait pas présenter d’avantages, parce que ses graines, d’ailleurs assez semblables à celles du sarrasin, mürissent successivement et que la récolte en semble fort difficile à faire. PÉPIN.

SECTION 11. — Plantes alimentaires.

Parmi les plantes à racines bulbeuses ou tuberculeuses qu’on pourrait utiliser, nous citerons particulièrement les suivantes :

La Gesse tubéreuse ( Lathyrus tuberosus ), appelée aussi méguzon, macjon, gland de terre, est une plante vivace, qui croit naturellement dans les blés ; ses racines fibreuses portent de distance en distance des renflemens noirs, de la grosseur du pouce, qui contiennent une chair blanche, assez semblable à la châtaigne, et qu'on peut manger de la même manière. On les récolte à la suite des labours d'automne ou d'hiver, et on peut les garder jusqu'au milieu du printemps en jauge ou à la cave: les cochons en sont fort avides.

Le Souchet comestible (Cyperus esculentus) adesracines vivaces, fibreuses, accompagnées de lubérosités jaunâtres, de la forme et de la grosseur d’une noisette; elles sont agréables au goût, soit crues, soit cuites, et on les mange habituellement dans quelques cantons de l'Allemagne et en Orient, où on cultive cette plante dans les terrains légers et humides, en plantant les petits tubercules en mai; la récolte s’en fait deux mois après, et ces tubérosités se conservent tout l'hiver et une partie du printemps.

On peut en dire à peu près autant de la Terre-noix (Bunium bulbocastanum).

Le Gouet commun (Arum maculatum, 1..), dit aussi Pied de veau, est très-abondant dans les haies, les bois, et les lieux ombragés, non cullivés. Ses racines vivaces, tubéreuses et charnues, ont une saveur âcre el piquante, et purgent violemment; cependant, dans les Deux-Sevres,où on les appelle girou, on les donne aux cochons ; desséchees et surtout râpées et lavées, la fécule qu’elles donnent n’a aucun inconvénient, et peut servir aux divers usages alimentaires. Plusieurs autres gouets,et notamment la colocase, fournissent des racines comestibles très-productives; mais leur culture ne peut avoir lieu dans nos climats. C. B. pe M.

L'Atractyle gommifère (Atractylis gummifera, L.; Carthamus gummiferus, Lam.) est une plante vivace, à racines charnues, blan-

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