‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 2)Chapitre 146 sur 467 · CHAP. 2. DIVISION · texte numérisé non relu

CHAP. 2. DIVISION

La cataracte, ou opacité complète du cristallin, entraine toujours l’anéantissement de la vue dans l'œil qui en est atteint.

La 2° condition d'intégrité dans l'organe oculaire dépend de la liberté des mouvemens de la pupille. Lorsqu'un cheval dont les yeux sont sains est exposé àune grande lumière, sa pupille se resserre ; lorsqu’au grand jour succède l'obscurité, elle se dilate. Sans l'existence de ces mouvemens de resserrement et de dilatation, la vue ne saurait être bonne, et l'œil est un organe inutile.

Enfin, les dernières conditions de beauté à rechercher dans les yeux, sont la parfaite égalité de leur volume et l’absence complète, soit sur les paupières, soit sur le chanfrein, soit dans le fond de l’œil, de toutes les traces de maladies.

Dans les chevaux qui sont affectés de la fuzion périodique, maladie caractérisée, comme l'indique son nom, par des accès et des intermittences, l’un des deux yeux est ordinairement plus petit que l’autre, parce qu'il est rentré dans le fond de l'orbite; les paupières portent, comme nous l'avons indiqué, à leur angle nasal, une excoriation plus ou moins profonde, suivant l’ancienneté de la maladie ; les parties trarsparentes de l’œil sont un peu obscurcies ; enfin, au fond de l'organe, on observe une teinte feuille-morte, que l’on conuait sous le nom de glaucôme. Tous ces signes, assez difficiles à saisir, sont les seuls qui, dans les périodes d’intermittence de la fluxion, peuvent en faire reconnaitre la présence. On ne saurait apporter à l'examen des yeux d’un cheval une trop scrupuleuse attentiou, lorsqu'on a le moindre doute sur l’existence de cette maladie, car elle a pour conséquence inévitable d’entrainer la perte de l'œil qu’elle atteint.

) Les joues, situées sur les parties latérales de la tête, sont sèches et recouvertes d'une peau fine dans les chevaux bien conformés et d’un bon tempérament. Quelquefois, sur certains chevaux, après chaque repas, elles présentent une tuméfaction longitudinale, due à l’accumulation des matières alimentaires dans l'intervalle qui existe entre leur face interne et l’arcade dentaire. On dit alors, suivant une vieille et triviale expression, que l’animal fait grenier ou magasin.

C'est une grave défectuosité, indice certain de l'usure ou de la carie des dents. Les alimens, ainsi accumulés dans la bouche, excitent continuellement la sécrétion de la salive, absorbent en pure perte ce liquide si nécessaire aux digestions, surtout dans les herbivores; puis, plus tard, se décomposent au contact de l'air et exhalent une odeur infecte. Les chevaux sur lesquels s'opèrent une déperdition de salive aussi abondante, sont ordinairement maigres et décharnés.

h) Les raseaux, orifices extérieurs des cavités nasales, sont bordés par deux lèvres mobiles fixées l’une au-dessus de l’autre, dont les réunions sont nommées commissures. Ces lèvres ont pour base des cartilages qui les maintiennent écartées l’une de l’autre, et s'opposent à une obstruction complète de l'ouverture qu’elles bordent.

Les dimensions de ces orifices sonl toujours en rapport avec celles des cavités qu'elles

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