‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 2)Chapitre 170 sur 467 · VII. De la couronne · texte numérisé non relu

VII. De la couronne

La couronne, située entre le patron et le sabot, a pour base le second phalangien et son articulation avec le premier. On doit rechercher en elle les mêmes conditions de beauté que dans le paturon, auquel elle fait continuité; mais elle est surtout importante à considérer sous le rapport des tumeurs osseuses dont l'os qui lui sert de base devient souvent le siége. Les exostoses dans cette région ont reçu le nom de formes. Elles peuvent être situees sur un seul de ses côtés ou la ceindre entièrement. Toujours par leur présence elles déterminent la claudication, soit que, développées sous l’épanouissement du tendon extenseur,elles le rendent douloureux, soit que, placées au voisinage des articulations phalangiennes, elles mettent obstacle à leur mobilité. Les animaux atteints de forme, ne peuvent même pas servir comme étalons, car il est bien constaté aujourd’hui que ces défectuosités sont héréditaires.

Les formes peuvent être aussi causées par l'ossification des cartilages latéraux de l’os du pied; moins dangereuses alors, elles ne déterminent la claudication qu'à leur début.

Comme le canon, le boulet et le paturon, la couronne peut devenir le siége des eaux aux Jambes et des crevasses, lorsque la peau qui la recouvre est épaisse et le tissu cellulaire sousjacent abondant. C'est à cette maladie sur la couronne que les maréchaux donnaient autrefois les noms de mal d'âne, peigne, crapaurdine.Les articulations phalangiennes peuvent, comme Je boulet, être affectées d’entorses ou de mémarchures.

DIVISION DU CHEVAL

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