GAP
porte l’extrémité libre du lacs en avant entre ies deax avant-bras, pour l’arrêter comme j'ai dit qu’on arrêtait la plate-longe.
Outre les moyens simples que je viens de faire connaitre, de maintenir les animaux debout, on a imaginé des machines de formes particulières, connues sous le nom de travails. Ces machines étant généralement très-compliquées, fort coûteuses, d’un usage difficile, parfois dangereux, et, pour ces différentes raisons, n'étant guère employés, que je sache, par les vétérinaires, je me borneraï à en mentionuer l’exisience, sans en donner la longue et bien inutile description.
$ il. — Moyens de torture propres à détourner l'attention de l'animal.
L'animal, fixé par un des procédés que je viens d'indiquer, peut encore, quelle que soit sa docilité ordinaire, se livrer à des mouvemens que sollicite la douleur qu'il éprouve, et qui gènent plus où moins dans lexécution
e l’opération. On cherche alors à détourner son attention en produisant sur certaines parties du corps une douleur assez vive et permanente, qu'on augmente d'autant plus
ue laninial multiplie ses moyens de défense;
e sorte que, par instinct, il reste plus tranquille pour éviter un accroissement de souffrance. Les plus employés de ces moyens sont :
1° Le tord-nez, Vulgairerment et par corruption sans doute, appelé £orche-nez. C’est un morceau de bois d'a peu près un pouce ou un pouce et demi de diamètre, ordinairement d’envircu un pied de longueur, percé près de ses deux extrémités, ou d’une seule, d’un trou dans lequel passe une corde de la grosseur d'une plume à écrire, dont les deux bouts sont réunis à droit nœud, de manière à ce que cette corde représente une anse dans laquelle on puisse librement engager la main, ou bien un morceau de bois qu'on engage dans une anse de corde (C /£g. 153 ). Pour en faire usage, on passe la main gauche dans l’anse de la corde, on saisit le bout du nez de la méme main, on fait glisser l’anse sur le bout du nez qu'on a saisi, et avec la main droite on tourne le bâton sur lui-même autant de fois qu’il est nécessaire pour serrer au degré jugé convenable le bout du nez et la lèvre supérieure embrassée par l’anse de corde. On peut ainsi produire autant de douleur qu'on le croit nécessaire, et en général,on serre d’autant plus que l'animal est plus indocile, ou qu'on arrive à un moment plus douloureux de J'opération, Le soin de tenir le tord-nez et d'augmenter au besoin la constriction qu'il exerce est ordinairement confié à un aide.
Mais, quand on manque d'aide, on engage extrémité du bâton, non pourvu d'anse, sous la muserole du licol,et on l'y fixe avecune ficelle. Sur les chevaux méchans, dont la trop fréquente application du tord-nez a fini par émousser la sensibilité de la lèvre supérieure, on place cet instrument à la lèvre inférieure, quelquefois même à la base de l'oreille (D Ag. 153).Mais ce dernier mode,auquel certains chevaux sont très-sensibles, a l'inconvénient, pour
eu qu'on y ait trop souvent recours, de briser
aconque et d’allérer la forme de l'oreille; aussi ACR.