‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 2)Chapitre 207 sur 467 · DE CE QU'IL CONVIENT DE FAIRE AVANT LES OPERATIONS · texte numérisé non relu

DE CE QU'IL CONVIENT DE FAIRE AVANT LES OPERATIONS

Depuis quelque temps, on a essayé de remplacer la goupille de l'anneau par un ressort; mais l'expérience a prouvé que le premier moyen offre beaucoup plus de sécurité.

Si l’on est obligé d’abattre le taureau pour faire l'opération, ce qui arrive souvent, il faut avoir soin de placer les entraves de manière à ce qu'il tombe sur le côté gauche, et de lui faire tenir la têle par deux aides qui doivent prendre leur point d'appui sur les cornes ; un troisième aide doit prendre la corde qui passe dans la bouche de l’animal, autour de la mâchoire inférieure, afin de tenir la tête et le mufle tendus pour faciliter le placement de l'anneau.

Quant aux moyens de toriure employés sur les animauxde cette espèce, ils sont peu nome breux, que je sache. Ordinairement, quand on les opère debout, après les avoir solidement attachés et entravés, on se contente de placer au côté gauche de l’encolure un aide qui, de la main gauche, saisit la corne du même côté, tandis que, de la main droite, dont il introduit l’index et le médius dans les naseaux, il relève la tête de l'animal, en la tordant plus ou moins fortement. en même temps qu’il relève ou tord ainsi l’encolure, il peut comprimer plus ou moins fortement le bout du nez, qu’il tient dans ses doigts.

$ IV. — Moyens d’abattre les animaux et de les fixer quand ils sont abatius.

Il est plusieurs moyens ou procédés pour abattre les animaux. Je ne ferai connaitre ici que le plus sûr, le plus facile et le plus usité : c'est celui qui consiste dans l'emploi des entravons, d'un lacs, et quelquefois de la platelonge dont j'ai déjà parlé.

Les entravons sont de fortes courroies de cuir souple, longues d’environ 20 pouces sur 2 de largeur et 4 à 5 lignes d'épaisseur (/g.164).

RR : \ L) à ET dC A) V\hSE

172 VE \ a = RSS SS N

SC

Ils sont pourvus à une de leurs extrémités d’une boucle A dont l’ardillon ne doit dépasser que de bien peu le bord sur lequel il repose. À 3 pouces environ de la boucle existe un anneau B fixé dans l’épaisseur de l’entravon, et dont la forme est un peu ovalaire à celle de ses extrémités qui n’est pas engagée dans Je cuir. Un des entravons C porte un anneau plus al- Jongé que les autres, c’est celui auquel le Lacs est attaché à demeure. L’extrémité de Ja courroie opposée à la boucle est plus mince que l’autre, et percée de distance en distance detrous propres à recevoir l’ardillen de la boucle quand l’entravon embrasse le paturon. I] est bon que chacun de ces entravons soit rembourré à sa face interne dans toute la partie de cette face qui doit reposer sur la peau quand il est en place.

Le lacs D n'est autre chose qu'une corde de 16 pieds, ou à peu près, de longueur, sur environ un pouce de diamètre. Il doit être fait en bon chanvre. Une de ses extrémités est fixée à demeure par une ganse à l'anneau de l’un des entravons.

Lorsqu'on veut abattre un cheval, on choisit et dispose d’abord un lieu convenable. Il faut éviter de le placer sous un hangar ou dans une cour trop resserrés, surtout quand l’animal est vigoureux, et les aides en petit nombre.Ordinairement,et quand le mauvais temps ne rend pas un abri nécessaire, on abat les chevaux dans les grandes cours de ferme ou d’auberge, sur le fumier, qu’on a la précaution de recouvrir de paille fraiche. S'il n’y a pas de fumier,on prépare un lit de paille de 10 pieds au moins de longueur sur 8 ou 9 de largeur, et 2 d'épaisseur. Il n’est pas sans danger, comme le conseillent et le pratiquent quelques personnes, d’abattre les animaux sur le gazon.

Onapproche ensuite l'animal sur un des bords du lit vers le côte sur lequel il doit être abattu, eton dispose les aides de la manière suivante : un d’eux, le plus fortetle plus habitué à manier les chevaux, sera placé àla tête,une de ses mains (E /£2. 163) tenant la muserole du licol en avant du chanfrein; l’autre F à la hauteur de lanuque, et tenant les rênes du filet ou la longe qui aura dû être passée dans la bouche. Cet aide devra, quand le moment d’agir sera arrivé, tirer fortement la tête du côté du lit en la renversant sur elle-même. Pour les forts

Page 1