‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 2)Chapitre 208 sur 467 · LIV. ff · texte numérisé non relu

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chevaux, et quand on le peut, il est prudent de mettre deux hommes à la tête. Un second aide G sera placé à ta queue,qu’il tirera aussi du côté du lit, quand le signal en sera donné.Un troisième aide H,qui n’est cependant nécessaire que pour les chevaux difficiles, est placé sur

‘le lit, et a pour fonction de tirer sur une

corde (ordinairement la plate-longe) qui entoure le corps. Enfin, l'opérateur garde avec lui 2 ou 3 aides I pour tirer sur lelacs quand il en sera temps. C’est alors qu'après avoir donné à chacun de ses aides les instructions qu'il aura à suivre, il place et fixe un entravon dans chacun des paturons, en le serrant assez pour que l’animal ne puisse se désentraver. Les entravons doivent être placés de telle sorte, que la boucle se trouvant en dehors sur les quatre membres, les anneaux soient tournés en arrière dans les membres antérieurs, et en avant dans les postérieurs. L’entravon qui porte le lacs doit toujours être placé le dernier, et être fixé au membre antérieur du côté opposé à celui sur lequel l'animal doit être abattu. Pour peu qu’un cheval soit méchant, il est prudent de faire lever un membre pendant qu'on attache les entravons. Quand les entravons sont fixés, on engage l’extrémité libre du lacs de dehors en dedans, dans l’anneau de l’entravon placé au membre postérieur du côté opposé à celui sur lequel l'animal doit être abattu; puis de dedans en dehors dans l’anneau de l’entravon de l’autre membre postérieur; puis de dehors en dedans dans l’anneau de l’entravon placé au membre antérieur du côté sur lequel l’animal doit être abattu; et enfin, de dedans en dehors dans l’anneau qui tient le lacs. C’est alors qu'avant d'aller plus loin l'opérateur indique aux aides le signal auquel ils devront remplir simultauément le rôle assigné à chacun d'eux ; après quoi, il rapproche successivement les membres du centre de gravité en même temps que les aides qui tiennent le lacs le tirent doucement et progressivement pour maintenir Ce rapprochement, et quand il juge les quatre membres suffisamment rassemblés, il prend lui-même le lacs, et donne le signal au même moment qu'il üre sur le lacs avec les aides qui sont derrière lui, non pas de bas en haut, mais presque horizontalement et à la hauteur du sol {f£g. 165). Sitoutes ces manœuvres sont exécutées avee

Fig. 165.

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ensemble, l’animal renversé tombe sans secousse sur le lit qui lui a été préparé. A peine est-il abattu que l'opérateur, tout en tirant le plus fort possible sur le lacs, pour rapprocher tout à fait les membres, recommande à laide qui tient la tête A de l’étendre sur l’encolure én la portant en arrière, et de la contenir dans cette extension forcée qui prévient ou amoindrit singulièrement les eflorts que fait l’animal. Alors il prend lui-même le bout du lacs, le passe de nouveau etsuccessivement dans les anneaux de tous les entravons, puis il les entoure au moyen d’un nœud B dans lequel il place et étreint une forte poignée de paille. L'animal, ainsi abattu et fixé, n'est cependant pas dans la situation convenable à toutes les opérations qu’on peut avoir à pratiquer.1l est nécessaireensuite, suivant l’opéralion à exécuter, la surface sur laquelle on doit opérer el les habitudes de l'opérateur, de donner au corps, ou à tel ou tel membre, des positions particulières. Je reviendrai avec plus de détails sur chacune de ces positions, si jai à parler des opérations qui les nécessitent. Je dirai seulement ici, d’une manière générale, que l’on peut rendre plus faciles les opérations à faire sur la partie supérieure de l’encolure, du dos et des reins, en éievant ces parties au moyen de bottes de paille plus ou moins volumineuses placées au-dessous de ces régions ; qu’on peut, suivant le besoin, dégager l’un des membres postérieurs de son entravon. et le fixer avec la plate-longe sur la face externe de l’avant-bras du membre antérieur qui est en dessus; ou désentraver lun des membres antérieurs pour le porter et le maintenir par le canon, et aussi avec la platelonge, au-dessus et en dehors du jarret du membre postérieur opposé à celui sur lequel l'animal est couché (C £g. 165); enfin, qu’on désentrave quelquefois seulement celui des membres postérieur ou antérieur qui se trouve er dessous ; mais alors, et pour borner les mouvements qu'il pourrait faire dans cet état de liberté, on sesert d’un instrument nommé traverse. La traverse (//g. 166) est un morceau de

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