LIV. Ifi
$ 1%. — Médicamens émolliens.
Les émolliens, nommés encore re/échans et adoucissans, sont des médicamens qui tendent à ramollir les tissus avec lesquels ils sont en contact, et à émousser leur sensibilité. Ces substances jouissent presque toutes de propriétés nutritives et médicamenteuses.
Elles sont en général inodores et douces, d’une saveur fade ou sucrée. Leur mode d’action paraît être le même, soit qu’on les applique sur la peau, soit qu’on les introduise dans le canal digestif, et semble dépendre en grande partie de l’eau qui leur sert de véhicule.
Dans le premier cas, on les voit ramollir le tissu de la peau, le gonfler, diminuer sa sensibilité, et calmer plus ou moins complétement les symptômes inflammatoires dont 1l peut être le siége. Dans le second cas, elles produisent des changemens semblables dans les parties avec lesquelles elles sont en contact, et diminuent la soif, la chaleur intérieure, la toux, etc. Leur usage interne, continué pendant un certain temps, affaiblit les animaux. — C'est principalement à l’aide des émolliens que l'on combat les inflammations, et toutes les irritations aiguës tant internes qu’externes : pour en seconder les effets, on leur associe souvent les médicamens tempérans et narcotiques.
Les substances employées dans la médecine des animaux pour produire la médication émolliente et adoucissante sont : les gommes, l’amidon et toutes les matières farineuses en. général ; l’orge, le chiendent, les graines de lin, de chanvre, et de quelques plantes cucurbitacées:; les mauves, la guimauve, la réglisse, le bouillon-blance, la bourrache, la grande et la petite consoude, plusiéurs huiles grasses, le miel, la mélasse, le lait, les corps gras et les œufs.
FORMULES DE PRÉPARATIONS EMOLLIENTESe [2
N° 1. Poudre adoucissante.
Prenez : Poudre de guimauve, . . 2 parties.
— de gomme arabique. 1 id.
Mélez et conservez pour l'usage.
N° 2. Electuaire adoucissant.
Prenez : Poudre de réglisse, U LUEUR:
— de guimauve,
Miel de bonne qualité. . + . . + Sid
Mélez intimement et faites prendre au cheval le matin à
jeun. — On peut remplacer, si l'on veut, une de ces poudres
par de la gomme arabique. Si l’on combat une affection carac-
térisée par une toux opiniâtre, on peut ajouter 4 l'électuaire 2 gros d'extrait aqueux d’opium,
N° 3. Cataplasme émollient.
Prenez : Feuilles de mauve, .
Farine delim.. . . 1 id.
Eau.. . . . . . quantité suffisante.
Faites cuire la mauve, ajoutez la farine, remuez pendant quelque temps, appliquez chaud, et arrosez fréquemment le cataplasme avec de l’eau tiède,
2 poigneese
N° 4. Boisson adoucissantes
Prenez : Orge ordinaire, , 8 onces.
Eau commune,. +. 10 pintes, Miel 2") SRE ivre:
Faites bouillir l'orge dans une pelite quantité d'eau que vous jeterez, et que vous remplacerez par les dix pintes; faites bouillir de nouveau, puis retirez du feu et ajoutez le miel.
No 5, Breuvage adoucissant.
Prenez : Gomme arabique. . 2 Onces-
Miche sx Et SNA de Eau ordinaire. . *. 1 pinte,
Faites dissoudre la gomme et le miel dans l'eau, admipistrez au cheval, et renouvelez au besoin. Les décoctions de graine de lin, de guimauve, d'amidon, de riz, sont fréquem-
ment employées dans le même but, — Quand il s'agit de combattre des diarrhées, on ajoute avec avantage deux gros d'extrait aqueux d'opium au breuvage, ou bien on remplace l'eau ordiuaire par une décoction de riz et de quatre têtes de
pavot.
N° 6. Lotion emolliente.
Prenez : Racine de guimauve. . 6 onces, Têtes de pavot. . . + n°4.
Hu EN URMETT UTSRES, (04 pintes,
Faites une décoction et employez tiède.
N° 7. Lavement émollient.
Prenez : Gros son de froment. . 1 jointée.
Têtes de pavot. . . . n° 6.
au We M CU EMBE la pibtes:
Faites une décoction et administrez tiède,
N° 8. Injection émolliente.
Prenez : Fleurs de bouillon-blanc, . 1 once, Racine de guimauve. . + + 2 id.
au Lee rt HN AT DINte,
Faites une décoction et employez tiède.
N° 9. Gargarisme adoucissant.
Prenez : Décoction d’orge. . x litre.
Miel de boune qualité, 6 onces.
ayez le miel et employez tiède.
N° 10. Collyre adoucissant.
enez : Fleurs ou feuilles de guimauve. . 1 once. EMIMONS MENU. Us MSA E Eros:
EX PRER E T UE MR R 4e De Aripinte
Faites infuser la guimauve, passez, ajoutez l’amidon, faites
bouillir un instant et employez tiède.
$ II. —Médicamens tempérans.
On donne le nom de tempérans aux substances qui modèrent la trop grande activité des organes, et qui agissent plus spécialement en diminuant la rapidité de la circulation, et la production de la chaleur animale. On les appelle encore ré/frigérans, acidules. Tous les médicamens de cette classe possèdent une saveur acide.’Leur action locale sur les tissus, et surtout sur les membranes muqueuses, détermine le resserrement des vaisseaux capillaires, la pàleur des tissus, et une notable diminution de la chaleur. Convenablement administrés à l’intérieur, on les voit étancher la soif, modérer la chaleur animale, diminuer la force et la fréquence du pouls, augmenter la sécrétion de l’urine. C’est
a la présence d’un acide affaibli par
grande proportion d’eau que les médicamens de cette classe doivent leurs propriétés rafraichissantes. Leur emploi trop prolongé à tintérieur tend à altérer la sensibilité de l'estomac, et à rendre les digestions imparfaites. On a cru remarquer qu'ils étaient
nuisibles dans les affections de poitrine.
Prenez : Sulfate de potasse,