‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 2)Chapitre 27 sur 467 · LIV. ii, SECTION x1. — Du Sésame jugoline · texte numérisé non relu

LIV. ii, SECTION x1. — Du Sésame jugoline

Le Sésame jugoline (Sesamum orientale ; angl. Orly grain ; ali. Sesam ; it. Giuggiolena) est originaire de l’Inde. On le cultive abondamment en Egypte et dans l'Orient, absolument de la même manière que le sorgho.

C’est une plante annuelle, de la famille des Bignones,ätiges droites,cylindriques,velues, hautes d’un à deux pieds; —à feuilles opposées, pétiolées,ovalesentières et légèrement velues; — à fleurs blanches, solitaires sur des pédoncules axillaires etaccompagnées de bractées.

Non seulement dans les contrées que nous venons de citer on fait une très-grande consommation de l’Auile de Sésame, mais en Italie on cultive aussi cette plante pour ses graines. On les y mange grillées comme celles du mais, bouillies et assaisonnées comme celles du millet, ox réduites en farine comme celles du sarrazin.— On en retire une huile journellement utilisée pour l’assaisonnement des mets au lieu de beurre.

La culture du Sésame ne serait possible en France que dans nos départemens les plus méridionaux.

SECTION xx. — Du Ricin.

Le Ricinou PalmaChristi(Ricinus communiss angl.Palma Christi major; all. W'under baum; it. Ricino) (fig. 10), est une grande plaute ori-

Fig. 10.

ginaire d'Asie et d'Afrique, qui appartient à la famille des £uphorbiacées.

Dans son pays natal elle s'élève en arbres

de 8 à 10 mètres, qui vivent un grand nombre d'années; — sous le climat de la France elle est devenue annuelle; elle s'élève rarement

: à plus de deux mètres et elle périt à l’approche des premiers froids. Cependant, au

cHaAP. 1°’.

moins dans le midi, elle mürit communément ses graines. à

L'huile qu’on en extrait, dans les pays où elle est commune, est recherchée pour léclairage ; — elle est susceptible de divers emplois dans les arts; — les Indiens et les Chinoisontmême trouvé, dit-on, le moyen de l'utiliser comme aliment en la faisant bouillir avec une petite quantité de sucre et d’alun en poudre ; mais son principal et son plus important usage est de servir de médicament. .

Sous La latitude de Paris on ne peut guere espérer de récolter du ricin à moins de semer ses graines sur couche au printemps,

our les repiquer ensuite à demeure lorsque es dernières gelées sont passées. — Dans les départemens méridionaux il est possible de faire les semis en place. —On a même calculé qu’un are pouvait donner 14 kilog. de graines et environ 2% kilog. d'huile, et, quoi qu’on ait écrit, il y a certain nombre d’années, qu’une pareille culture serait rarement profitable parce qu’elle prend beaucoup de place proportionnellement à la quantité de graines qu'elle produit, et que ces graines mürissent fortinégalement; cependant elle a pris depuis lors, notamment dans la plaine de Nimes, une importance réelle. — Une grande partie de l'huile de ricin que la médecine française emploie de nos jours, n’a pas d’autre origine.

SEcTIoN xu. — De l’Euphorbe épurge.

« L'espèce d'Euphorbe connue sous le nom d’Epurge ( Euphorbia lathyris; angl. Éager spurge; ali. Springkraut, Springkærner, Purgirkærner; it. Catta puzza), ayant été recommandée depuis quelque temps comme une plante propre à donner de l’huile, M. Scau- BLER fit recueillir ses semences dans le jardin botanique de Tubinge, où elle croît très-bien en plein air, et les soumit à la

ression. 8 + onces de ces graines retirées de eurs capsules, ont donné 2 + onces et 20 grains ou 30 pour 100 d'huile; ce qui met cette Euphorbe au rang des plantes oléagineuses les plus riches en produit.

L’Auile s'éclaircit promptement par le repos ; sa couleur est le jaune clair; sa pesanteur spécifique, à 12° de Réaumur, est égale à 0,9201, celle de l’eau étant 1. Elle se concrète à 9° R.en une sorte de masse butireuse qui, à une température un peu plus élevée, se fond aveclenteur; elle fait partie des huiles peu siccatives à l’air et possède un arrièregoût. M. Schubler la croit très-propre à être employée dans un grand nombre d’arts, mais non pas sur la table.» (Journ. fur. tech.

chim., n° 12.)

La famille à laquelle appartient la plante porte à penser que l'huile en question doit partagerles propriétés purgatives de celle du ricin.

ViLmoriIN et O. LecLerc-Tnouix.

SECTION XIV. — De la Pistache de terre.

La Pistache de terre où Arachide ( Arachis hypogæa; angl. American earth-nut ;

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