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leurs mouvemens et de la force de leurs membres , qui corrigezit la trop grande finesse des jumens navarrines; que plus tard, en 1779, on se servit avec avantage de plusieurs étalons arabes, en même temps que les hussards de Belzunce. de Chamboran et de Berchiny avaient, à poste fixe, dans le Bigorre , le Béarn et la Navarre, des officiers de remonte, M. le comte de Lastic passe à l'examen de ce qui s’est fait bien postérieurement , quand d’abord les remontes cessèrent de se faire avec autant de suite, et qu’en même temps les courses prirent faveur dans l’arroudissement de Tarbes. Les courses de Tarbes furent instituées en 1807; on n’y vit paraitre d’abord, dit M. le comte de Lastic, que des productions d’étalons du pays; celles des andalous arrivèrent ensuite; mais lorsque les produits des arabes parurent, tout fut éclipsé. Malheureusement, ajoute-til, ceux de ces coureurs qui montrèrent le plus de vitesse provenaient des étalons les moins pourvus de corps et de membres, de ceux qui avaient précisément les défauts du pays, et il en résulta que les propriétaires, excités par l’appât du gain dans les environs de Tarbes, ne s’attachèrent plus qu’à ces productions inutiles pour les services auxquels nous consacrons les chevaux.
M. de Lastic ajoute qu’il faut s’éloigner de Tarbes, assister aux distributions de primes de Bagnères, de Vic et de Lourdes, pour trouver des chevaux plus près de terre, ayant plus d’étoffe et de membres, et conservant encore tout autant de distinction que cela est nécessaire ; et il en conclut que, pour l’administration des haras, le seul moyen de combattre les fâcheux changemens qui se développent dans la race navarrine serait de ne plus céder à l'ignorance des propriétaires dans le choix des étalons.
Quant à nous, et sans nous arrêter à discuter si celte conclusion est bien celle qui devrait être déduite des faits exposés, tout ce que nous avons voulu prouver c’est que, sous l'influence de pareilles causes, savoir le peu de suite donné aux remontes de cavalerie. et la tendance qu'ont les propriétaires à rendre plus légère et plus nerveuse une race à laquelle on doit reprocher en première ligne son extrême finesse, 11 est impossible d’admettre que les méthodes soient bonnes , et dans le cas de donner les plus grands béréfices. Aussi, depuis 1807 , a-t-on vu beaucoup de cultivateurs du midi s’adonner, avec raison , à l'élève du mulet, malgré la taille peu élevée des produits en ce genre que donnent ieurs petites jumens.
$ VIT. Race limousine et auvergnate.
De même que la race navarrine , les races du Limousin et de l'Auvergne s’éloignent beaucoup du type anglais. Sous le rapport des formes , les fesses sont un peu maigres, les jarrets coudés et clos, le paturon est un peu long , le piednaturellement un peu encastelle, les reins sont plus longs, et le corps est plus cylindrique que dans la race anglaise.
Sous le rapport des allures la réputation de ces chevaux est établie depuislong-temps;onles
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a toujours cités , particulièrement ceux du Limousin, qui sont les plus connus, comme très agréables et très sûrs à monter, et réunissant
toutes les qualités du cheval de manége et de |
guerre. On leur a toujours reconnu également de l’ardeur et de la résistance, quoiqu'ils soient un peu hauts sur jambes, et que lon puisse leur reprocher trop de finesse dans les membres.
Elevées pendant une grande partie de l’année à l’état de liberté et sans qu’on pressât leur accroissement par une nourriture abondante, les races dont nous parlons étaient longues à se former, n’acquéraient que fort tard tout leur développement et toute leur force, et ne pouvaient guère être utilisées avant six ans. Quoique plusieurs propriétaires aient changé le régime que tous les éleveurs faisaient autrefois suivre à leurs poulains, le fait est qu’en général les chevaux du Li-
mousin et de l'Auvergne se forment encore |
lentement. M. Rodet, autrefois vétérinaire
dans les hussards de la garde royale, nous.
en a fourni la preuve positive par ses observations faites sur les remontes de ces che. vaux ; il établit par des chiffres que, mis