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paysant elle a gagné des dispositions à l’engraissement et a perdu de l'aptitude au travail, c’est-à-dire qu’elle s’est affaiblie.
La deuxième race bien caractérisée dans le Rouergue porte le nom de Ségalas, parce qu'on l'élève sur des montagnes peu élevées où le seigle est la seule céréale cultivée.
Elle se distingue par-une taille plus petite que celle des bœufs d’Aubrac et de Salers; — Un poil à peu près uniforme, d’un rouge plus vif que celui de ce dernier; — le corps est plus court; — la tête est moins large; — les cornes sont plus minces; —les oreilles plus petites et presque dégarnies de poils; — les jambes sont gréles; — plus vigoureux que fort, ce bœuf est agile et ardent au travail ; qu'on l’attèle au collier, et il trainera la charrue tout aussi rapidement quele cheval; mais il ne deviendra jamais excellente bête de boucherie, et sa femelle ne sera point abondante laitière. Son poids est de 5 à 600 livres; cette race parait être un démembrement de celle d'Aubrac ou de Salers qui a dégénéré sur un sol peu fertile, où peu de soins lui ont été accordés; on pourrait facilement la relever en la nourrissant mieux et apportant des soins à sa production.
$ VI. — Des races du Quercy et du Limousin.
Dans la première de ces races, la taille est plus élevée que dans celle du Rouergue et de la haute Auvergne. Le poilest uniforme, d’un rouge sanguin, ou blanc rouge; on méprise ceux d’autres couleurs, eton ne les élève pas; le corps est long et peu massif, les epaules sont fortes, les jambes allongées, les hanches saillantes, les cuisses plates, les cornes courtes.
Les bœufs du Quercy sont plus vigoureux que robustes; ils travaillent avec ardeur, mais peu de temps de suite; ils ne s’engraissent pas facilement, on les voit maigrir à mesure qu'ils avancent en âge.
La taille des bœufs du Limousin diffère peu de celle des bœufs du Quercy; ils sont plus forts et moins vifs, leur poil est rouge, blond ou jaune paille; la tête est allongée, le poids de 7 à 800 livres, les cornes plus longues que l’on ne les voit d'ordinaire sur les bêtes de haut cru; elles se contournent souvent de manière à ce que la pointe soit dirigée en bas et decôté, ce qui rend nécessaire l'amputation de l’une des deux pour le pla cement du joug; les épaules sont épaisses el le garrot est peu saillant, le fanon large; la différence de taille entre les mâles etles femelles est encore plus grande qu’en Auvergne.
$ VII. — De la race charolaise.
Taille à peu près égale à celle de la haute Auvergne; poids de 650 à 750 livres; poil le plus souvent rouge de diverses nuances, quelquefois blanc comme du lait; — tête courte, carrée; — front large; — cornes grosses, courtes, polies, de couleur tirant sur le vert, dirigées horizontalement et se relevant un peu en pointe; yeux tout à la fois vifs et doux, — oreilles horizontales et velues; — ventre volumineux ; — extrémités courtes ; — Jarrets larges, bien évidés, droits; — allures pesantes
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et sûres, comme celle du bœuf auvergnatavec lequel, sous un grand nombre de rapports, on pourrait le comparer. l
Après avoir, comme bête de labour, fait un excellent service, le bæœufcharolais s’engraisse facilement, et sa viande est préférée à toute autre dans les boucheries de Lyon.
Cette belle race est peu nombreuse. Le plus grand nombre des prétendus charolais amenés à Paris sont des auvergnats ou des nivernais engraissés dans les embouches du Charolais.
Les laitières du Charolais ne valent pas celles de la Bresse, issues de la Comté, qui elles mêmes sont médiocres, et ne donnent, terme moyen, que 7 à8litres de lait par Jour La marche de ce bœuf n’est pas vive, à cause de sa pesanteur; mais il est robuste et d’un paturel fort doux; il naît, travaille et s’engraisse dans les plaines du Charolais. Il a le regard doux, le cuir mince, le poil souple.
.$ VIII. — De la race comtoise.
Deux races bovines ont été signalées en Franche-Comté, la tourache, et la fémeline.
La première, qui se montre déjà aux environs de Pontarlier, se prolonge au sud, sur tout le plateau du Jura jusqu’au Rhône.
La seconde est entretenue au nord; elle suit le cours de l’Oignon et de la Saône, et s’élend dans les plaines de la Bresse.
L'une et l’autre sont de taille moyenne de 4 pieds 2 à 6 pouces, et du poids de 5 à 6001iv. M. Ordinaire a tracé ainsi les caractères de Ja race comtoise tourache :
«Dass les poils toutes les bigarrures de couleurs au milieu desquelles la pius dominante est le rouge foncé; ce poil est fort, épais et dur, frisé sur la tête; il se prolonge hérissé le long des vertebres cervicales et dorsales, s’affaissant insensiblement à mesure qu’il arrive à l'extrémité de la colonne vertébrale. Sa peau dense et épaisse est assez adhérente et présente sa plus grande épaisseur sur le cou et les épaules ; sa tête est forte et épaisse, le chanfrein court et large, le regard vif et sombre, les naseaux étalés et bruns, les cornes étalées et grosses, surtout à leur base; le cou large et court présente inférieurement un fanon qui se balance entre les genoux, tandis que son épaisseur se relève entre le garrot et les cornes; lescôtes relevées et arrondies rendent la poitrine large et les épaules écartées; le corps assez ramassé se termine d’une manière étroite, les hanches étant rapprochées et les cuisses peu saillantes; les os sont gros et larges, les jambes courtes, mais d’aplomb. »
Une race bovine qui offre ces caractères doit être plus propre au travail que disposée à prendre beaucoup de graisse et à fournir une grande abondance de lait.
Comme de celle de Salers, quoiqu’à un degré iuférieur, on en tire de bonnes bêtes de labour, et des vaches qui donnent un lait peu abondant, mais très-caséeux ; il sert à faire des fromages analogues à ceux de Gruyères.
La race comtoise fémeline a été ainsi décrite par M. Ordinaire :
« Poil assez généralement de couleur châtain clair, désigné sous le nom de poil fromenté, tête étroite et mince, yeux rapprochés des