‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 2)Chapitre 369 sur 467 · ASS · texte numérisé non relu

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CHaAP. il.

petite rivière au bord de laquelle elle s'élève, a la robe ordinairement isabelle ou baï clair; sa peau est douce, son poil fin, sa conformation régulière. Le poids des bœufs est d’environ 700 livres ; ils sont dociles, très-aptes au travail et à l’engraissement, et fournissent une viande d’excellente qualité. Les vaches sont bonnes laitières et donnent ordinairement 18 litres de lait par jour. M. Félix Villeroi, à qui nous empruntons ces détails, en a possédé qui en fournissaient jusqu’à 24 litres. !

Ces vaches, lorsqu’elles sont fraiches, deviennent maigres, quoique très-bien nourries ; mais en avançant daps la gestation, elles reprennent du corps à mesure que le lait diminue, et sont ordinairement urasses au moment de la mise-bas.

La race du Mont-Tonnerre s'élève dans la partie de la Bavière qui borde le Rhin aux environs de Kaïiserslautern, elle est plus forte que celle du Glan ; ses bœufs pèsent ordinairement 1000 livres, et sont préférés pour cette raison pour l’importation en France, où le bétail paie un droit de douane bar tête, sans qu’on ait égard à son poids. Cette race est propre au travail et à l’engraissement, moins cependant que celle du Glar ; elle présente un vice de conformation très-fâcheux, c’est une dépression derrière le garrot et les épaules, d’où il résulte une diminution notable dans le poids du filet, une des parties les plus estimées en boucherie, comme chacun sait.

La race bovine du Jutland est caractérisée ainsi par Thaër : poil gris de souris ou fauve, souvent tacheté de blanc ou de noir ; — tête et encolure minces; — apparence féminine même quelquefois dans les mâles; — corps long, l’avant-main proportionnellement moins large et plus faible que l’arrière-main ; — jambes courtes ; — os petits ; — constitution très-robuste;—se maintenanten laitet en chair sur un maigre pâturage; — s’engraissant aisément ; — chair fine et fort estimée par les connaisseurs ; importante à introduire conime bête de boucherie.

Dans la Carinthie-et la basse Styrie, le bétail est d’une blancheur éclatante, les cornes sont jaunes, les jambes courtes, le corps gros et arrondi. Ce bétail parvient à des dimensions prodigieuses, c’est au point qu’on en voit souvent des individus peser en vie 2,250 kilogrammes.

Dans les contrées de la France où l’on peut donner aux bestiaux une nourriture abondante pendant l’hiver, il serait facile d’introduire ces races gigantesques, et peut-être aussi celle de l'Ukraine, laitière prodigieuse à ce point qu’elle présente assez fréquemment des vaches qui fournissent journeliement 30 à 40 litres de lait.

Ce résultat sera facilement atteint partout, 1orsqu'on aura mieux compris l’alimentation des bestiaux. Espérons qu'un temps viendra où le pâturage vagabond sera relégué danslies lieux inaccessibles à la faux et à la charrue, et où partout ailleurs les alimens du bétail seront cultivés, fauchés, récoltés. On pourra dès lors augmenter en quelque sorte indéfiniment le nombre du bétail, en hausser Ja taille, et cette grande révolution sera due principalement à la betterave, cette plante providentielle qui, sur un terrain d’une étendue et d’une fertilité donnée, produit trois fois plus de substances alimentaires que tout autre végétal nutritif,

A. BIx10.

$ X.— De l’élève du buffle.

En France, c’est dans les Landes seulement que le buffle a été naturalisé, et c’est à Napoléon que ce pays doit le bienfait de leur introduction. En 1807, dans le voyage qu’il fit à Bayonne, Napoléon fut frappé de la stérilité des grandes Landes, et son génie lui indiqua le buffle comme un animal propre à fertiliser ces terres désolées. Par ses ordres, quatre buffles arrivèrent à Mont-de-Marsan, où le préfet, peu soucieux de remplir les intentions de empereur, les donna à un propriétaire riche qui

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