‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 2)Chapitre 381 sur 467 · ASS · texte numérisé non relu

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tion vue de face. C’est la cloison : D est l’auge, ÉEEE sont les ouvertures par lesquelles le bétail passe la tête pour manger. Elles sont à environ 4 pieds les unes des autres. FFFF sont les registres pour fermer les ouvertures.

Une bonne étable, quelle que soit du reste sa construction, doit être assez vaste. Chaque pièce de gros bétail exige un espace d'environ 2 mèt. 70 cent. de longueur sur 1 met. 30 cenl. de largeur, c'est-à-dire 3,51 mèt. carrés. Il faut en outre au passage qui se trouve derrière les bêtes, 1 mèt. à 1 mèt. 33 cent. de largeur, et enfin il y a la mangeoire qui prend plus ou moins de place. L'espace du passage et de la mangeoire étant à peu près le même, soit qu'ils servent à une ou à deux raugées de bêtes, il est de l'intérêt du cullivateur de faire plutôt uneétable double qu'une simple toutes les fois que la localité le permet. Néanmoins, même daus une étable double, il n'y aura jamais qu'un seul des deux, soit le passage, soit la mangeoire, qui pourra servir en même temps aux deux rangees.Dans la première disposilion, les mangeoires sont

(1) Anleitung zur Rindviehzucht von Pabst, Stuttgard, 1829.

478 ANIMAUX DOMESTIQUES : DES RACES BOVINES ET DE LEUR ÉLÈVE. Liv. ni.

adossées aux murs el le passage se trouve au milieu. Si la distribution de la nourriture exige ainsi plus de temps que lorsque ja mangeoire est au milieu, d'un autre côté les bêtes se dérangent moins entre elles et mangent wieux. On peut aussi donner aux mangeoires simples un peu moins de largeur qu'aux mangeoires doubles, tandis que les passages simples ou doubles doivent toujours être à peu près de même largeur. Enfin, la litière se fait

Fig.

plan de l'étable de Hohenheim disposée de celte manière et construite pour 54 têtes de gros bétail, avec élable à veaux, chambre à fourrage où sont préparées les racines et autres substances alimentaires, et appentis pour fourrages verts. « est le grand passage pour le transport de la nourriture; bec sont les mangeoires plates garnies d’auges, ainsi qu’elles sont représentées (/g. 273 ): dd passages ; ee rigoles pour l'écoulement de l'urine ; ff emplacement du bétail; gg marche pour descendre du grand passage a dans les passages secondaires dd; À étable à veaux ; £ appentis pour fourrages verts.

Section vu. — De l’emploi des bétes bovines et du parti que l’on peut en tirer.

Les diverses spéculations qu'offre le bétail à cornes sont : l'élève, la laiterie, le travail et l’engraissement.

$ 1°". — De l'élève.

On élève du gros bétail pour se procurer les bêtes de lait, de travail où d’engraissement dont on a besoin, ou bien pour vendre les jeunes bêtes après lesavoir conservées jusqu'a un certain âge.

A.— Elève pour son usage.

Lors même qu’une génisse élevée chez soi devrait coûter davantage qu'achetée au moment de mettre bas, il y aura presque toujours du profit à élever, car c’est le seul moyen d’avoir une race bien avantageuse et distinguée, surtout pour la laiterie. Quant aux bêtes de travail et d'engrais, il est plus facile de s’en procurer de bonnes; aussi, pour peu que les circonstances locales ne soient pas très-favorables à l’élève, est-il plus avantageux d’acheter ces bêtes.

Au reste, il est facile de trancher cette ques-

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