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mieux et le fumier s’enlève plus facilement que lorsque les passages sont contre les murs.
Les grandes étables seules peuvent avoir en même temps des passages et des mangeoires doubles, de manière à économiser l’espace le plus possible. Mais à cet effet, les rangées de vaches ne doivent point être dirigées dans le sens de la longueur du bâtiment, mais dans le sens de sa largeur. La #3. 276 donne le
tion dans chaque localité, en comparant la somme de profit que donne une vache pendant 2 ans, avec le prix d’achat d’une génisse de 3 ans, censée avoir consommé presque autant de nourriture depuis sa naissance que la vache en 2 années,
B. — Elève pour la vente.
Lorsqu'on a adopté ce mode de spéculation, on tient des vaches d’une race distinguée, et on en élève tous les veaux pour les vendre dans la deuxième ou troisième année; ou bien on ne tient presque pas de vaches, mais on achète de jeunes bêtes de divers âges pour-les revendre plus tard.
Par la première méthode, lorsqu'on a pu se procurer une race appropriée aux besoins de la localité, outre le bénéfice direct qu’on en retire, on obtiendra de fort beaux prix des jeunes bêtes.
La seconde méthode offre peut-être, dans la plupart des cas, plus d'avantage; néanmoins elle nécessite beaucoup d'habitude dans les achats et les ventes, la présence du cultivateur aux foires et partant la possibilité de les suivre. — Du reste, l’élève en général n'offre d'avantage que dans les pays de médiocre culture, où le sol est bon marché, et où l’on a de vastes espaces à abandonner au bétail pour la nourritureau pâturage.
$ II. — De la laiterie.
C’est la branche de spéculation la plus importante du gros bétail.
Le bénéfice qu’elle peut offrir dépend 1° de la nourriture et du traitement que recoivent les vaches; 2° dela quantité et de la qualité du lait qu’elles donnent proportionnellement à la nourriture, et 3° de la manière dont on tire partie du lait.
Il a déjà été question des premières circonstances ; nous allons examiner les autres.
CHAP. Î1, e
Le rendement en lait et sa qualité dépendent de la quantité ct de la nature de la nourriture , et ensuite de la race des vaches, de la manière dont elles ont été élevées et dont elles sont traitées, et enfin de leur âge.
Personne ne doute de l'influence de la nourriture, de la race, de l’origine sur le produit en lait.
Dans l’estimation de ce produit, il faut toujours avoir égard à la quantité de nourriture, de même qu’à la nature du lait.
Influence de l'éducation et du traitement.
— On pose, dès la jeunesse de la vache, les bases d’une abondante production en lait par une bonne nourriture, un régime et un iraitement appropriés, et surtout à partir du premier veau, par les soins que l’on met à habituer la vache à se laisser traire volontiers et régulièrement, par la précaution que lon a de tirer chaque fois tout le lait, et de faire saillir à l’époque convenable.
Les jeunes vaches doivent recevoir une nourriture qui favorise la sécrétion du lait, et qui active les vaisseaux lactifères. On doit leur éviter les fatigues et les refroidissemens qui se jettent presque toujours sur le pis.
Influence de l’äge. — La vache n’est ordinairement en plein produit qu'après le troisième veau; elle continue le même rendement jusqu'a son septième ou huitième; à partir de cette époque, le produit diminue à chaque nouveau vélage.
À cause des accidens et maladies, on peut compter que sur 6 ä 8 vaches il faut en réformer une chaque année, de sorte que si l’on élève les remplaçantes, on tiendra sur ce nombre 3 à 4 génisses de 1 à 3 ans (en supposant qu’elles vêlent dans la troisième année).
Influence de la saison et du climat. — On remarque généralement que le plus haut produit a lieu dans les saisons et dans les climats tempérés et en même temps humides.
Dans les régions très-froidés le produit est minime ; il en est de même dans les contrées chaudes ; mais le lait y est plus gras.
A.— De la traite.
La traite a lieu 2 ou 3 fois par jour, et doit dre faite avec adresse, avec soin et régularité.
On a remarqué qu’en trayant 3 fois on obtenait un peu plus de lait, mais un lait un peu plus aqeux qu’en trayant ? fois.
La première méthode n’est préférable que lorsque les vaches sont très-bien nourries et fraiches au lait et lorsqu'on peut vendre le lait en nature; on trait ordinairement à chaque repas.
De la douceur et des soins sont nécessaires lorsqu'on trait, afin que la vache ne retienne pas son lait, ou ne frappe pas.
Dans plusieurs contrées on leur donne du sel à chaque traite.
On doit prendre le trayon avectoute la main, et non avec un ou deux doigts et le pouce; on trail à deux trayons en même temps el on a soin de les prendre toujours opposés.
. On doit traire promptement et continuer jusqu’à ce que tous les trayons refusent.
Le dernier lait est le plus gras et le meilleur, 1l est important de ne pas le laisser, Si