CHAPITRE XIII. — pu Porc
$ 1°. — Origine du porc.
On ne peut pas révoquer en doute que le sanglier ne soit la souche de nos races de cochons domestiques ; les petites races noires à jambes courtes de la mer du Sud, de la Chine, de Siam, du Cap, sont probablement sorties d’une souche qui nous est encore inconnue.
Tous nos porcs produisent avec le sanglier
des individus complétement féconds : il est
donc peu d'animaux auxquels Fespèce hu-
maine soit plus redevable qu'au sanglier. Quoi-
ue l'animal sauvage, en passant à l'élat de
| domesticité,ait conservé ses formes, il a nean- | moins subi des modifications importantes et | pourrait sans doute en subir encore de rou- | velles, car la volonté de l’homme est toutepuissante sur les autres animaux. Rien, dit
F. Cuvier, n’est plus sauvage, plus grossier et
même plus féroce que le sanglier de nos fo-
cap, 12.
réts(#Æg. 280). Les vieux mâles passent leur vie Fig. 280.
cachés au fond de leur bauge, c’est-à-dire dans la retraite qu’ils se sont choisie au milieu de la partie la plus retirée, et des taillis les plus épais ; ils n’en sortent que pressés par leurs besoins dominants, la faim et l'amour. C’est à la chute du jour ou durant la nuit qu'ils vont chercher leur nourriture, consistant en fruits sauvages, en racines et même en matière animaie. Ces animaux, quoique très-voraces, paissent aussi, en choisissant de préférence
les plantes succulentes et les graines fari-
neuses. Les femelles, différentes des vieux
mâles, vont ordinairement de compagnie avec | leurs petits de 2 et même de 3 ans; et quel-
quefois plusieurs troupes se réunissent; les plus forts défendent les plus faibles et opposent aux attaques une résistance redoutable,