‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 2)Chapitre 397 sur 467 · LIV · texte numérisé non relu

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| mette de se procurer 4 bas prix les résidus abondants de ces espèces de fabriques : mais ce cas est une exception. Les racines feront donc la base de la nourriture d'hiver : elles doivent être servies bien propres et coupées par morceaux de moyenne grosseur, en les assaisonnant de sel de temps à autre pour stimuler lPappétit des animaux. Il est bon de mêler ensemble des racines d’espèces diverses, et de donner comme boisson des eaux grasses en abondance. S1 les animaux se fatiguent’ et témoignent au bout d’un certain temps une répugnance évidente pour les racines crues, il faut se déterminer à leur faire subir une cuisson, soit dans l’eau, soit dans un four, soit à la vapeur : cette préparation peu coûteuse suffira pour que les porcs mangent avec plaisir la nourriture qu’ils repoussaient dans sonétat naturel.

C’est surtout dans cette saison que les porcs devront recevoir de plus grands soins de propreté, et que l’on sentira davantage la nécessité d’avoir pour eux un logement convenablement disposé, où l’on puisse facWement leur distribuer leur nourriture. Ilest nécessaire d’en parler avec quelques détails.

$ XII. — De Ja porcherie, du porcher.

L'erreur Ja plus préjudiciable à l'éducation du cochon est de croire que cet animal se plait dans les ordures, et de n’accorder en conséquence aucune attention à la propreté du toit qui doit l’abriter. Les auteurs dont la plume délicate n’a ose désigner le porc que sous le titre d'animal immonde auraient sans doute été bien étonnés d’apprendre que lui seul, dans les basse-cours ou dans les écuries, a conservé assez l'instinct de la propreté pour ne déposer jamais volontairement ses excrémens sur la litière où il repose : le mouton, le bœuf, le cheval, satisfont leurs besoins où ils se trouvent ; s'ils sont couchés, ils ne se lèvent point pour fienter, et dorment paisiblement sur leurs ordures : le porc, au contraire, quand ilest libre dans sa loge, choisit toujours la place la plus éloignée, ct quand on essaie de l’attacher, il se recule autant que sa longe le lui permet. Des expériences ont démontré qu'il engraissait beaucoup pius rapidement dans une étable curée avec soin que lorsqu’on y laissait longtemps séjourner la mémelitière sans la renouveler; car, dans ce dernier cas, au lieu derester constamment couché, il se tient levé une partie du jour; il s’agite, il grogne sans cesse, et ne rentre dans le repos qu'après avoir obtenu une litière nouvelle. C’est ce qui était bien connu des cultivateurs du temps même de notre vieil Olivier de | Serres. Le logis des porcs doit être propre et convenablement disposé : « car, dit-il, comme l’on ne » peut espérer bon vin, quoique de bonne ma- | »tière, le séjournant dans mauvais tonneaux ; ainsi » c’est se décevoir, que de cuider profitablement |» nourrir des pourceaux, sans les loger selon leur | » naturel. Ce bétail est sale, aimant les bourbiers et » marets pour s’y veautrer, c’est pourquoi plus » profite-t-il en humide pays qu’en sec. Mais cela | »s’entend pour la campagne : car quant au logis, »il veut coucher à sec, sur litière nette ;autrement »ne pourrait-il se multiplier, non pas même vivre » qu’en langueur. »

La disposition de la porcherie sera donc telle que l’on puisse entretenir facilement dans chaque loge | Ja propreté convenable. Quand on élève peu de porcs dans une ferme, deux ou trois loges suffisent ; mais si lon s’adonne à leur éducation en grand, il est très-convenable d’avoir un grand nombre de loges réunies dans une cour particulière : et encore mieux de consacrer plusieurs petites cours aux différentes classes de porcs (3.285), de facon qu'ilsoit possible de tenir à part principalement les truies pleines et les pores à l’engrais. Chacune de ces cours devrait, pour être parfaite, se trouver à l'abri des vents très-froids, être garnie de quelques arbres, et pourvue d’un bassin rempli d’eau, afin que jes animaux pussent se mettre à l'ombre en plein air, se laver

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