LIV. HIT
l Ï 4,609 62 103,46 superficiels de peinture à l’huile, à deux couches, compris rebouchage, à 1 fr. le mèt. . . 103 46
Total/général. M0 MORETS, 7130 08
Ce devis est basé sur les prix des environs de Paris; dans la plupart des départemens il serait inférieur et diminuerait souvent de la moitié; il faut avouer qu'il n’est guère possible de loger des moutons à aussi bon compte.
Les courans établis dans le bas de cette bergerie AA (fig. 297) doivent entrainer tous ies gaz méphitiques : tout l’espace vide de Ja toiture el les œils-de-bœuf des pignons assurent le renouvellement de lair supérieur,
de l’auteur, qe il ditqu’en aucun cas il ne doit exister de grenier au-dessus de l’étable : nous pensons, au contraire, qu'il peut étre avantageux d'utiliser les combles d’une bergerte, comme on le fait pour tous les autres bâtimens de la ferme ; ce que nous conseillons est conforme à l’économie et ne présente aucun inconvénient, pourvu que l’on donne issue aux vapeurs par une ventilation bien établie, ou qu’on les fasse absorber par une couche épaisse de litière sur laquelle reposerait le fourrage.
Après toules les précautions que nous exigeons pour le renouvellement du bon air dans les bergeries, il est facile de comprendre que nous ne saurions approuver les éleveurs qui laissent accumuler pendant plusieurs mois le fumier sous leurs bêtes blanches. Que dirait-on d’un cullivateur qui ne curerait que tous les six mois l'écurie de ses chevaux ?
sans doute il n’y aurait qu'une voix pour le désapprouver ! Eh bien! ce que lon fait pour les chevaux, on ne doit point hésiter à le faire pour les moutons ; car eux aussi peuvent être attaqués de maladies de pieds dangereuses en séjournant trop longtemps sur un fumier chaud et humide, et de plus leur toison précieuse s’y salit et s’y detériore. Nous en-
plus souvent possible la bergerie et à l’entretenir toujours garnie d’une bonne litière fraiche et abondante : celui qui suivra cet avis y gagnera de plus d’une façon; ses animaux s’en trouveront mieux, et son fumier frais sera plus profitable à ses terres. Voir l’article Fumiers frais, t. 1°", page 104.
Il ne nous reste plus qu'à indiquer par quels procédés on peut purifier une bergerie qui a longtemps été soumise à un état d’infection que l’on veut faire cesser. Il faut d’abord
enlever tous les immondices qui la souillent ; laver tout l’ameublement à grande eau, blanchir les murailles intérieures à la chaux, et enfin détruire les gaz méphitiques par l’action des chlorures. Les chlorures, surtout le chlorure de chaux, sont d'un emploi très-facile, le prix d'achat est peu de chose, on en trouve chez tous les pharmaciens ; voici comme on l’emploie : les moutons étant aux champs, et le fumier étant enlevé, on fait fondre une livre ou deux de chlorure de chaux dans un baquet rempli d’eau ; quand la dissolution est complète, on trempe un balai ou un bouchon de paille dans le liquide, et l'on badigeonne le bas des murailles, portes, poteaux,etc., à un mètré de hauteur; on en répand légèrement partout où le besoin s’en fait sentir : et si une maladie contagieuse a allaqué le troupeau, on purifie également les crêches et râteliers avec le chlore; puis on répand de nouvelle litière, et quelques heures après, quand l’odeur du chlorure s’estun peu dissipée, on fait rentrer les moutons. Mais cette purification n’est que momentanée, elle détruit le mal que l’on a longtemps laissé croitre et ne l’empêcherait point de renaitre après peu de temps : bientôt la bergerie deviendrait infecte de nouveau si l’on négligeait les moyens que nous avons développés et sur lesquels nous ne nous reprocherons point d’avoir insisté longuement, pourvu que nos lecteurs adoptent cette idée que la bergerie est un lieu de refuge où les bêtes ovines doivent retrouver l’air pur, sec et doux, nécessaire à leur tempérament délicat.
Quoique nous soyons convaincus de la nécessité d'abriter les bêtes à laine et de les protéger par un toit contre l’intempérie des saisons si variables sur la majeure partie du territoire français, nous devons cependant dire quelques mots de la méthode de les loger en plein air toute l’année. Celte méthode est fort ordinaire en Angleterre, quoique l’atmosphère y soit constamment imprégnée d’humidiié ; à la vérité, la température est moins variable dans les îles Britanniques que dans notre pays; les excès de chaleur et du froid y sont moins grands ; les vents piquans y sont fort rares, et enfin les races ont été faconnées de longue main à cette manière de vivre. Ces avantages naturels pouvant se rencontrer dans quelques parties de la France, nous engagerons ceux qui sont en position d'en profiter, à ne point négliger l’économie importante qui résulte d’un mode aussi simple.
En admettant donc ces conditions de température, on peut sans inconvénient loger les moutons dans tout enclos assez bien fermé pour qu'aucun animal dangereuxne puisse y pénétrer ; les cours des fermes seraient, surtout, très-propres à former ce parc permanent ou parc domestique , comme l’appelait Daubenton, pourvu toutefois qu’elles fussent bien nivelées et que les eaux de fumier n’y formassent point des mares pestilentielles, comme cela a lieu trop souvent. Car la première nécessité du parc domestique est d’être assis sur un terrain ferme, s’égoultant facilement et promptement quand la pluie l’a mouillé.
Là, bien plus encore que dans les bergeries, la litière doit être abondante et très-souvent renouvelée. Des râteliers y sont indispensables