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dant l’été, les chiens ont quelquefois l’instinct de retirer toute la paille de leur loge et de se coucher sur la planche nue ; le défaut de soin et de propreté engendre la plupart de leurs maladies.
$ IL. — Maladies des chiens.
À. Maladies des jeunes chiens. -- Cette maladie, que quelques auteurs considèrent comme une inflammation de la muqueuse nasale, d’autres comme une inflammation de l'estomac et des bronches, est peu connue, quoique presque tous les jeunes chiens en soient attaqués. On la croit contagieuse.
Considérée dans son état le plus simple, elle présente les symptômes suivans : tristesse, diminution ou dépravation de l’appétit, abattement, inattention aux ordres du maître, chaleur de la gueule, rougeur et sécheresse de la membrane du nez, enchifrènement, soif très - vive. Bientôt il survient de la toux et des éternuemens, et des mucosités d’abord limpides, puis jaunes ou vertes, coulent par les yeux et par les narines qu'elles obstruent de manière à gêner la respiration ; souvent même il survient des vomissemens; au bout de quelque temps, ces symptômes disparaissent graduellement et la santé se rétablit, ou bien les yeux deviennent ternes, le dégoût pour les alimens augmente, les urines exhalent une odeur fétide, la gueule laisse échapper une lave gluante, il survient du dévoiement, des convulsions, de la paralysie et la mort.
Cette maladie se complique quelquefois d’ulcération des yeux et de chorée, mouvemens nerveux de la tête, qui s'étendent à tout le corps.
Traitement.—Cette maladie est si fréquente, que tout le monde se mêle de la traiter : on essaie tour à tour des emplâtres de poix sur la tête, &e l’amputation de ja queue et des oreilles, de l’ellébore en poudre, du vinaigre introduit dans le nez, d’eau soufrée (l’eau ne dissout pas un atôme de soufre). Les uns prescrivent les vomitifs; d’autres les purgatifs, la saignée, les sétons au cou, le calomel, etc. ‘oute la pharmacologie enfin a été passée en revue à propos de cette maladie. Ge n’est pas avec des remédes préconisés pour tous les cas que l’on peut parvenir à traiter avec succès une maladie aussi variable dans ses symptômes et ses effets. Cette maladie me paraît être une affection spéciale, et avoir une marche déterminée qu’il faut se garder de troubler par des médications inopportunes; souvent la nature fait à elle seule tous les frais de la guérison, aussi le plus souvent doit-on se conten-
ter de mettre en usage les règles les plus simples
de l'hygiène : un peu de diète, du lait coupé pour boisson, quelques soupes, de la propreté, quelques promenades quand il fait beau, une température douce, etc.; si l'écoulement par les narines est abondant, il faut les laver avec soin et diriger dans le nez, à l’aide d’un entonnoir, des vapeurs d’eau bouillante. S’il survient de la toux, il faut faire avaler un peu de lait miellé; lorsque la fièvre est forte, que l’inflammation devient générale, alors seulement il faut pratiquer des saignées proportionnées à la force de l'animal ; s’il y a constipation, il faut administrer des lavemens émolliens etles purgatifs n° 48. Dans les cas où le dévoiement est considérable,les Anglais ont employé avec succès des pilules composées de parties égales de gomme arabique, de craie préparée et de conserve de rose, avec du lait de riz pour nourriture. S'il survient une inflammation des yeux, il faut faire des lotions fréquentes avec l’eau pure ou des collyres adoucissans ou astringens; s’il se manifeste des symptômes nerveux, des convulsions, de lataxsie, etc., il faut avoir recours aux antispasmodiques. Quand la tête paraît très-affectée, on a souvent appliqué avec succès un vésicatoire à son sommet. Quant aux sétons au cou qu'on à conseillés au début, ce moyen peut être bon lorsque l’af
fection est peu aiguë, mais lorsque la fièvre et V'inflammation sont très-fortes, les sétons, par la douleur et la réaction qu’ils déterminent, peuvent
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aggraver ces symptômes, et il faut les supprimer.
En nous résumant dans le traitement de cette maladie, il faut varier les moyens selon les symptômes. Sa durée varie de 20 à 25 jours.
B. Surdité. — Si la surdité du chien provient de la vieillesse, elle est incurable ; lorsqu'elle est due à l’amas et l’endurcissement du cerumen, il faut verser dans son oreille, après en avoir coupé les poils, quelques gouttes de suc d'oignon écrasé 3, Ce suc rend le cerumen assez liquide pour qu'on puisse l’extraire à l’aide d’un petit bâton entouré de linge. £
C. Lésion aux pattes.— Si une épine ou tout autre corps étranger s’est introduit dans la patte de l'animal, il faut en faire l'extraction et asandon-
‘ner la plaie à elle-même; le chien se guérit en se
léchant. Il arrive souvent qu’on ne peut atteindre le corps étranger qu’à l’aide d’une incision.
D. Chancres des oreilles. — Cette maladie ne se développe que chez les chiens qui ont les oreilles longues et pendantes, tels que les chiens de chasse qui, en courant dans les bois et les broussailles, peuvent s’y accrocher ou s’y déchirer les oreilles. Ce chancre n’intéresse d’abord que la peau et ne consiste qu’en de petites gerçures, mais bientôt la peau devient saignante et donne écoulement à une humeur qui, en se desséchant, forme croûte; bientôt le point attaqué est comme rongé, offre une échancrure qui s’accroit d'autant plus vite que l’animal est plus indocile et moins soigné.
Traitement. — On préserve les oreilles des atteintes des pattes et des contacts extérieurs, à