‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 2)Chapitre 454 sur 467 · DES EMPOISONNEMENTS · texte numérisé non relu

DES EMPOISONNEMENTS

l'aide d’une espèce de coiffe en toile pourvue de deux trous qui correspondent aux yeux; on passe le museau dans cette coiffe qui maintient les oreilles appliquées sur la tête et va S’aittacher au collier. On lave Ia plaie avec de l’eau tiède et on la couvre d’un plumasseau de charpie que la coiffe maintient. Souvent ce traitement est insuffisant, et l’on est obligé d’enlever avec le bistouri ou les ciseaux toute la portion malade, et de brûler Ja plaie avec de la pierre infernale, ou le cautère chauffé à blanc; il se forme alors une escarre qui tombe au bout de quelques jours et laisse au-dessous d'elle une petite plaie vermeille que l’on panse avec de l’eau-de-vie., Lorsque l’indocilité de l'animal n'y apporte pas obstacle, la guérison est prompte.

E. Agravée. — Survient à la suite des longues marches sur des terrains durs et caillouteux. L’irritation qui résulte d'une marche forcée détermine un gonflement douloureux de la patte qui s’étend souvent à tout le membre; l'animal tient alors la patte levée en marchant. Quelques jours de repos suffisent ordinairement pour la faire cesser ; dans le cas contraire il faut entourer la patte de cataplasme, mettre l’animal à Ja diète et le saigner ; enfin, quand sa patte est très-gonflée, il est bon de pratiquer sur elle quelques mouchetures avec la lancette et d’arroser toutle membre malade avec de l’eau contenant de l’extrait de Saturne.

Tumeurs, verrues, abcès, brülures, aphthes, gale, rage, etc. (Foir l’article CHIRURGIE.)

A. BIxI0.

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