‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 2)Chapitre 54 sur 467 · LIV. LI · texte numérisé non relu

LIV. LI

reproduit deux ou trois autres de moyenne grosseur qu'on trouve au pied lorsqu'on f'arrache; en sorte qu'il y a en même temps multiplication par rocamboles en haut des tiges et par cayeux dans la terre. Il est bon de soutenir ces tiges par des tuteurs, lorsqu’elles sont montées, parce qu'elles sont facilement entrainées et versées par le poids des bulbes. Malheureusement, l'Ognon d'Egypte a une chair un peu grossière

Des arrosemens au besoin, des sarclages exacts, sont les seuls soirs que réclament les ognons pendant leur végétation. Si à l’automne ils restent verts et tardent trop à s’achever, on couche les fanes par un moyen quelconque, ce qui accélère un peu la maturité. — Les ogrons des espèces ordinaires destinés pour porte-graines doivent être plantés en février où mars, quelquefois même avant l'hiver pour lOguon blanc quand il pousse trop; on les espace d’environ un pied. La graine est bonne pendant 2, rarement pendant 3 ans.

La récolte générale des ognons a lieu à l’au- Lomne ; on les arrache lorsqu'ils sont mûrs, c'est-à-dire que les fanes sont devenus jaunes et flétries; on les laisse étendus quelques Jours sur un terrain battu, et on les rentre par un temps sec. Tous les ognons,maissurtout celui d'Egypte, ne se conservent bien que si on les place dans un lieu sec afin d'évitèr la pourriture, et froid pour que les tiges ne se développent pas.

Le produit de la culture des ognons peut s'élever très-haut dans les circonstances de débouchés avantageux. D’après la distanee assignée aux plants (4 pouces dans les lignes, 6 entre les rayons), l’hectare doit produire 540,000 ognons; si on en met 15 à la botte et qu'on calcule le prix de la botte à 5 centimes seulement, on trouve une valeur brute de plus de 2,000 f.,qui laisseune grande marge pour les chances d’une réussite moins complète qu'il est sage de prévoir.

L’Ail (Allium sativum), la Ciboule et Ciboulette ( A. fistulosum et schænoprasum ), l'Echalotte (A. ascalonicum), le Potreau où Porreau (4. porrum), sont d’autres espèces du même genre, dont la consommation est bien moins considérable que celle de l’ognon. et dont la culture est d’ailleurs à peu près

bes, car les plus grosses rocamboles s’em- | semblable. C. B. DE M. ploient à la cuisine, et de plus l’ognon en CHAPITRE V. — DES PLANTES MÉDICINALES POUR LES DROGUISTES, PHARMACIENS ET HERBGRISTES.

Un très-grand nombre des plantes qui croissent spontanément dans nos champs et nos bois pourraient être recueillies avec profit, si les connaissances botaniques étaient plus répandues dans les campagnes, pour fournir les végélaux dont ont besoin les pharmacies, drogueries et herboristeries ; ce n’est pas ici le lieu d’en présenter la nomenclature, mais nous indiquerons Ja culture spéciale de queiques plantes dont la

consommation est plus considérable, et pour laquelle, par conséquent, les végétaux sauvages ne pourraient suffire.

SEcTION 1°. — De la Guimaure.

La Guimauve officinale ( Althæa ofjicinalis, L.; en anglais, Marsh mallow ; en allemand, Æibisch; en italien, Æltea) ( fig. 33) appartient à la famille des Malvacées. Sa

CHapP. b°,

Fig. 33.

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