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terre que dans les parties méridionales de l’Europe ; iln’y a en France qu’un pelit nombre de cantons où il soit possible de les cultiver de cette manière : tels sont ceux de Grasse, Antibes, Hières, etc.
Toutes les parties des citronpiers contiennent un arome particulier, qui offre des différences selon les espèces; c'est dans le bois el dans son écorce qu'il est le moins sensible, il est déjà assez abondant dans les feuilles, qui le renferment dans les vésicules nombreuses dont elles sont parsemées; mais il est surtout très-développé dans les pétales des fleurs et dans l'écorce des fruits. Les fleurs de l’Oranger et du Bigaradier ayant plus de parfum que celles des autres espèces, ce sont elles que les distillateurs et les pharmaciens emploient de préférence pour en retirer par la distillation au bain-marie l’eau de fleur d'orange, qui est employée en médecine comme tonique et aptispasmodique, et quisert dans les cuisines et les offices pour douner un parfum agréable à beaucoup de mets et de friandises. Les écorces des cédrats, des citrons et des bergamottes donnent des huiles essentielles qui sont en usage comme parfums,ou qui servent à composer des liqueurs de table et autres.Tout le monde connait la boisson préparée avec la pulpe des citrons et de l’eau,c’est la monade.
Daus les provinces du midi de l'Europe, où les prüduits qu’on retire des plantations de Citronniers et d'Orangers tiennent le second ou Île troisième rang dans l'échelle des richesses territoriales, cette branche d’industrie agricole est très-soignée; mais nous ne pourrons entrer ici dans tous les détails ; il nous suffira de dire qu’o7 multiplie ces arbres de lrois manières, par les semis, les boutures et les marcottes. La multiplication par les semis produit des arbres plus vigoureux et d’une plus longue durée, mais ils ont besoin d’être greffés et croissent moins rapidement dans les premières années. Comme en général on désire jouir promptement, on donne dans beaucoup d’endroits la préférence à la multiplication par boutures, qui fournit beaucoup plus tôt des sujets propres à être greffés, et qui même n'ont pas besoin de l’être quand les boutures ont été faites avec des rameaux de variétés choisies. On ne greffe les orangers qui ont besoin de l’être, que d’une seule manière; c'est en écusson, et cette opéralion se pratique à la fin d’avril ou au commencement de mai. Les marcottes n’ont pas besoin d’être greffées, mais ce moyen de multiplication est peu usité.
C’est ordinairement un an ou deux après qu'ils ont été greffés, qu'on transplante à demeure les Orangers et les Citronniers.
Dans la plupart des plantations en plein vent, on dispose les arbres en quinconce, dans la direction du nord au midi, et à 12 ou 15 pieds les uns des autres. Quand on les plante en espalier, on leur laisse moins d'espace ; 9 à 10 pieds suffisent. L’époque la plus favorable pour la plantation est la fin de février ou les premiers jours de mars, dans les bons fouds; mais dans les terres sèches et graveleuses il est préférable de faire la transplantalion en automne.
caape. 7°.
On Zaboure les plantations d'orangers une fois chaque année, en décembre, Janvier et février ; et c'est alors qu'oz /es fume. Les uns leur donnent des engrais tous les ans, les autres seulement tous les deux ans.
Après le labour d'hiver, on pratique un brnage par saison, afin de détruire les mauvaises herbes. À la fin de mai ou dans les premiers jours de juin, selon que la température est plus ou moins sèche et chaude, on commence les arrosemens pour les con-
tinuer tous les 10 à 15 jours selon la nature du terrain, jusqu'au moment où surviennent les pluies d'automne. 1
La récolte des fleurs a lieu à partir de la fin de mai, et se prolonge jusqu’en septembre; on doit la faire tous les Jours ou tous les deux jours. On doit aussi avoir soin de recueillir les feuilles, qui sont employées en médecine.
LoiseLEUR-DESLONGCHAMTS.