‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 2)Chapitre 70 sur 467 · AT TC A HIT · texte numérisé non relu

AT TC A HIT

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n’est point cependant descendue au niveau des récoltes ordinaires; mais qu’elle affeetionne certaines natures de sol où elle se produit toujours avec'un avantage marqué, comparativement aux autres récoltes ; que ces terrains sont les terrains légers, frais et riches, naturelleient ou artificiellement.

En outre, elle offre une occupation active aux ouvriers, dans une morte-saison; elle leur fournit un moyen de faire épargne, pour ainsi dire, de leur travail, et leur payant, au bout de trois ans, une somme consideérabie, les met dans l’aisance, et leur facilite les moyens d'acquérir et d'entreprendre, qu'ils n'auraient pu trouver dans le prix de ce travail, payé quotidiennement.

Ajoulons que, bien différente des autres denrées, la garance, ayant créé un corps de négocians qui s’occupent spécialement des spéculations qui s’y rapportent, ne reste jamais invendue ; mais qu'en suivant le cours, on est sûr de trouver, à toute heure, la vente de telle quantité de racine que ce soit, et d'en être payé comptant, avantage immense dans les années où les blés, les fourrages,elc., n'offrent point les mêmes avantages, parce que ceux qui commercent sur ces denrées ne sont presque partout que des spéculateurs, qui, n'ayant point de grands-établissemens formés, peuvent suspendre leurs achats quand cela leur convient, pour reprendre le même commerce plus tard, et avec les mêmes avantages. Les pays où l’on fabrique de la farine offrent, dans le commerce du blé, quelque idée de ce qu’est ailleurs le commerce de la garance; il faut, dans les pays à garance, que les moulins s’approvisioninent de racines, les propriélaires d'usines ne veuleut pas les laisser chômer, et ne peuvent les appliquer instantanément à uu autre usage. Les achats sont donc continus, comme la fabrication, quel que soit le prix de la malière premiere, et quelque mince que soit le bénéfice sur la matière fabriquée.

Partout où l’on réunit toutes ces facilités, où l’on peut se procurer aisément des ouvriers, et où il existe des capitaux qui peuvent attendre les produits, ia culture de la garance peut présenter des avantages réels :

aux cultivateurs.

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