LIV. IL
hectare, la 2° de 20, et la 3° de 35; au total, 60 livres pour les 3 années. En Allemagne,
on compte généralement sur 70 pour 3 années.
Le produit des ognons est ordinairement une moilié en sus de ce qu’on a planté.
Calcul des frais et produits. — Dépenses.
Rente de la terre pendant 3 ans. 240f.
Cultures ui TIME MERS 0 Plantation: 102, CHIL UE 2 SEC REONN6D CHASSEMES TNA Len Ne ARR SD Cuerlettess eee 1 te, ESS Epluchage, 70 livres à 4 fr. . . . 280 Arrachage et habillage des ognons. 84 Fümier. 2/67/2000 PP ERA 21200 SÉCHAGE." 2 MER PTIT ANNEES SE 8 °270 f.
Produits.
70 Livres à 301607. Vo 2002027107 Ce qui donne, pour les 3 années, un bénéfice de. 111. 22900830).
Le safran revient au cultivateur à 18 fr. la livre; en 1816 et 1817, il s'est vendu jusqu’à 100 et 120 fr.
Je crois qu'il est prudent de ne pas semer une grande quantité de safran dans les pays de vignobles ; parce qu'il arrive que les vendanges ont lieu à la même époque que la récolte du safran, et qu’on risque beaucoup de manquer de main-d'œuvre.
ANTOINE, prof, à l'institut de Roville.
SECTION vi. — Du Carthame.
Le Carthame officinal, où Safran bétard (Carthamus tinctorius, L.; angl., Bastard Saffron; all., Wilder Saffran ; \al., Cartamo; Qortom ou Qértäm des Arabes) (fig. 47), est
Fig. 47.
une plante annuelle de 2 à 3 pieds de haut, très-rameuse, à fleurs d’un jaune rouge, appartenant à la famille de Cynarocéphales.
On cuitive le carthame pour les deux substances colorantes, une jaune, l’autre rouge, qu'on extrait des fleurons de ses fleurs. En
cHAP. 7°.
outre les graines, qui sont grosses el nompreuses, et qu’on vend à Paris sous le nom de graines de perroquets, parce que ces oiseaux en sont très -friands, fournissent le quart de leur poids d’une Æuile bonne à brüler et à manger, en sorte que, seulement sous le rapport de l'huile, cette plante mériterait d’être cultivée. Les feuilles peuvent servir de fourrage aux animaux et procurer une nourriture d'hiver pour les moutons, les chèvres et les vaches, et les tiges sont employées comme litière et en Egypte servent de combustible. Enfin, les fleurs de cette plante sont aussi employées en médecine, dans l’économie domestique et dans l’art culinaire, en place du véritable safran, et on la cultive dans les jardins pour la décoration des plates-bandes.
Le carthame, originaire d’Egypte.est comme naturalisé dans les parties méridionales de l'Europe; # supporte méme le climat de Paris, quoiqu'il y périsse avant d’avoir donné toutes ses fleurs et que sa graine y mürisse mal.
Autrefois on le cultivait fort en grand dans la Thuringe, d’où on l’exportait non seulement en Allemagne, mais encore en Angleterre et ailleurs; cette culture est presque tombée, les Anglais livrant à l'Europe du carthame turc ou oriental qui est de meilleure qualité et qu’ils vont particulièrement chercher en Egypte, pays qui fournit les 7/8 de ce que les teintures consomment. Cependant, d’après les produits recherchés obtenus par M. Preyss, de Pesth, il parait que la supériorité de celui du Levant tient moins au climat qu'au mode de préparation ; par conséquent, en suivant ses procédés, on pourrait faire revivre cette culture en Europe, d’autant plus que le vice-roi d'Egypte, en s’appropriant le monopole du carthame
gyptien, en a fait beaucoup hausser le prix, que la fabrication des étoffes auxquelles on l’'applique comme matière colorante prend toujours plus d'extension, et que sa préparation n’exige pas de grands appareils.
Le carthame exige une terre légère, profonde et la plus exposée aux ardeurs du soleil; à moins qu’elle ne soit trop maigre, on peut se dispenser de la fumer; dans un sol trop substantiel, les plantes s'élèvent fort haut, mais les fleurs sont rares et tardives, et les fleurons, seule partie dont on fasse usage, sont moins colorés el d’une qualité inférieure.
La terre ayantété labouréeou,encore mieux, béchée profondément avant l'hiver, on séme depuis la fin de mars jusqu’au milieu d'avril et même plus tard sous le climat de Paris. Il est bon de faire tremper la semence pendant 24 heures, dans un mélange de cendres et d’eau de fumier, afin d’attendrir la peau des graines qui est dure et épaisse, et de‘hâter la germination. Le semis a lieu généraleinent à la volée et très-clair, pour que les plantes soient espacées de 15 à 18 pouces au moins; mais le semis en raies est préférable, et les plantes sont éloignées dans les lignes de 8 à 10 pouces les unes des autres. Il faut choisir pour l'ensemencement un jour où la tempéralure soit chaude et humide, car sans cela la graine est sujetle à pourrir eu terre. On
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carottes ou d’autres plantes cnarnues don!
les tiges ne s'élèvent et ne s'étendent pas beancoup au-dessus du sol.
… Tant que les jeunes carthames sontpetits, il faut sarcler soisneusement, éclaircir et arracher les plantes qui portent des aiguillons. La floraison à lieu à la fin de juillet, en août et même plus tard ; comme les fleurs n’acquièrent que successivement la couleur rouge-brun qu'on désire. il faut aussi faire la cueillette à différentes reprises, et tou-
jours par un temps sec, l’humidité faisant
notreir le carthame. On pensait généralement que cette plante ne peut donner en même temps ses fleurs et ses fruits, et M. Tuouin a professé cette opinion; mais M. Bonarous a reconnu qu'on peut trèsbien obtenir ces deux produits en procédant de la inanière suivante : on arrache chaque matin, au lever du soleil, les pélales ou fieurons dont Fépanonissement annonce que l’œuvre de la reprodaction est assurée, ais sans couper les têtes des fleurs ; les pétales ainsi récoltés sont étendus à lombie, et à un air chaud, sur des claies ou des naites, et, lorsqu'ils sont desséchés, on les met dans des sacs pour les conserver à l'abri de l’humidité, afin que les principes colorans ïe s’altèrent pas, — La cueillette du carthame dure environ deux mois, et pendant ce laps de temps on doit, chaque jour de beau temps, aller dans les champs faire cette récolte; on y emploie des femmes et des enfans. La longueur de cette opération el la nécessité d’épiucher et de préparer sans retard les produits, ne permettent guère de cultiver le carthame très en grant, et en feraient au contraire un objet avantageux de petite culture.
Après la cueillette des pétales, on Zaisse les plantes sécher sur pied pendaut quelques jours ; on arrache alors les tiges dont on retire la graine en les frappant avec des bàtons. Cette graine, soumise aux mêmes manipulations que celle du colza, done un quart environ de son poids en huile d’une qualité non moins précieuse pour l'éclairage que pour l’usäge de nos tables.
On extrait des- fleuilles florales deux maüères colorantes, l’une jaune , &’une nature gommeuse , l’autre rouge, de nature résineuse. On en oblient en outre des couleurs rose, jaune-ponceau et rouge-cerise. En comparant Île carthaine du Levant avec celui d'Allemagne, on remarque les différences suivantes : ce dernier est sec, dur, tient de la nature de la paille, et l’on aperçoit que les fleurs sont simplement séchées; leur couleur est le rouge vif entremêlé de beaucoup de jaune: on y trouve beaucoup de débris du réceptacle, du calice et d’autres corps étrangers. Le carthame oriental a une couleur plas sombre, homogène, d'un brunrouge ; il est plus noir et up peu humide au toucher; son odeur est plus forte et il parait comme composé de fibres fines déchirées, ne contenant aucune matière étrangère, si ce n'est quelques fragmens de capsules des graines.
Ces différences paraissent tenir uniquement au procédé de préparation mis en
peut aussi cultiver le carthame entre des | usage, Voici celui qu’on doit suivre: les