‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 2)Chapitre 81 sur 467 · PLAN · texte numérisé non relu

PLAN

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LES UTILES DANS DIVERS ARTS. :1av, 10

qui serveul à le multiplier avec la plus crande facilité.

Le Sumac fustet, où simplement Fustet (Bhus cotinus, L.), nommé vulgairement bois Jaune, arbre à perruques, est un charmant arbrisseau, de 6 à 8 pieds. qui se répand aussi beaucoup dans les jardins, et qui croît abondamment sur les montagnes des parties méridionales de l'Europe. Il ne redoute pas les hivers du nord de la France, se contente d'une terre sèche et légère, ct se mulplie facilement de graines, ou mieux de marcoites, et par le déchirement des vieux pieds. — Ses feutlles,qu'on regarde conrme un peison pour l’homme et les animaux, servent pour le tanpage des cuirs, et le commerce qu’on en fait a de l'importance pour quelques cantons. On extrait de so bois une couleur qui sert à teindre en café les étoffes de laine et les maroquins. Ce bois veiné de blanc, de jaune et de vert, est aussi employé par les luthiers, les ébénistes et les tourneurs.

SECTION 11. — De la Cardère à foulon.

La Cardére ou Chcrdon à foulon , à bonnetier, à carder, lainier, etc. { Dipsacus fullonum, L.; en angl., Fuller s’ Thistle ou Teazle; en all., Xardendistel; en ital., Dissaco : en espag.. Cardencha)( fig. 49), est une grande

plante bisannuelle , de la famille des Dispacées, qui s'élève de 4 à 6 pieds; sa tige et ses feuilles sont garnies d’aspérités et d’aiguillons; cette tige et les rameaux secon-. daires se terminent par des têtes de fleurs dont les paillettes du réceptacle, rudes et crochues, font l'office de cardes.— Lacardère est indigène en France et en Angleterre, et assez commune dans les lieux bas et humides ; on dit que les têtes de la plante sauvage ont des crochets moins durs et sont ainsi moins bonnes pour l'usage auquel on les destine, qui est d’enlever les poils excédans des draps et autres éloffes ; à cet effet où les fixe sur toute la surface d’un cylindre qu’on fait agir en tournant sur l’étoffe à laquelle on veut donner cette préparation.

Les tiges des cardères sont utilisées pour ! chauffer le four ou brüler dans les foyers; !

\cHar. 8°.

mais il faut le faire avec précaution, parce qu’elles ont l'inconvénient de crépiter et de | projeter au loin beaucoup de petits fragmens |enflammés.— Les abeilles trouvent une abon- | dante pâture dans les champs de cardères, | car chaque tête contient plus de 600 fleurs et lil y a bien des milliers de têtes dans un arpent. Ë is | On conçoit que la cardère, dont l’emploi est très-borné, n’est pas cultivée partout :

c’est dans le voisinage des manufactures de laine qu’on s’y livre, et c’est auprès des plus considérables qu’elle a le plus d'importance, comme aux environs de Louviers, d’Elbeuf, de Sedan, de Carcassonne , etc. Ailleurs elle | n’occupe que de très-petits espaces, el sou- | vent même on utilise la plante sauvage, quoique de qualité inférieure.

Les sols qui conviennent le mieux à la cardère sont les terres profondes, fortes, sans ‘étretrop riches. L'exposition doit, autant que possible, être élevée, bien aérée et située au midi. Dans l’assolement elle occupe la place d’une récolte de fourrage et de blé, la première année pouvant être assimilée à une culture de navets, la 2 à une de céréales, la récolte devant avoir lieu cetie 2° année. Le terrain doit être labouré profondément et bien ameubli par les iustrumens destinés à cet usage.

L'époque de l’ezsemencement est le commencement d'avril; la graine doit être nouvelle et bien remplie; on en emploie de 5 à 10 litres par hectare. Le plus généralement le semis a lieu à la volée; mais, en bonne culture, cette plante exigeant des binages et sarclages, il doit être fait en Fou qu'on

eut tracer sur le sommet des sillons ou sur a surface aplanie du terrain. La distance entre les lignes doit être de 16 à 24 pouces. — Dans le semis à la volée, communément on sème la cardère seule, mais quelquefois on la mélange avec le froment, les navets, les carottes, les haricots nalus, la gaude , etc., daas l'intention de tirer parti du terrain la 1'° année; c'est une mauvaise méthode, mais qu'on ne peut désapprouver si le cultivateur obtient un produit plus considérable de deux récoltes médiocres que d’une seule parfaite.

Dans le semis en lignes, il ne parait pas y avoir d'inconvénient à serrer dans les intervalles, après le 1° binage, des navets, des carottes, des panais ou autres plantes qui procureront une augmentalion de produits sans presque aucune dépense supplémentaire.

Jjans le comté d'Essex, on sème souvent le carvi avec la cardère, mais cette méthode est reconnue vicieuse.

Les autres soins de La culture consistent, la 1'° année, à sarcler et biner le sol, et à éclaircr les plants de manière à ce qu’ils soient placés à un pied les uns des autres si le semis à eu lieu à la volée, et à six pouces dans les rayons, s'ils ont été disposés en lignes. Les places vides seront regarnies par la transplantation ; on peut aussi employer, pour en faire une plantation séparée, les individus arrachés pour éclaircir, mais jamais ils ne viendront aussi vigoureux ni aussi beaux que ceux semés en place. — La culture de La 2° année consiste à remuer le sol, biner et sarcler jusqu'à ce que la plante commence à

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