EN 1 UE CELL ER EN
SECI7 7
eee 2
À THIESAULT, S
de trois socs À A À, de trois versoirs B BB et de trois ages C C C, maintenus par une traverse D et fixés sur la sellette E au moyen d’entailles et d’écrous. — L'un des mancherons F prend appui à droite sur le premier corps, le second G, sur le troisième. L'un et
l’autre sont retenus à distance convenable et consolidés par une verge H.— L’avant-train est à roues inégales.— Le régulateur à écrous I sert à recevoir la chaine du tirage.
La fig. 259 représente la même machine, vue de profil du côté gauche.
Fig. 259.
Il existe aussi des charrues à quatre socs; |
deviennent plus graves encore, à mesure
M. GUILLAUME en a construit une qui paraît | que le nombre des socs augmente. — théoriquement assez bien conçue. — Amos en : Il nous paraît douteux que, mêne pour de a inventé une autre dans les principes du | simples déchaumages, on se trouve bien de trisoc que nons avons figuré; mais si les bi- | l'emploi de ces lourdes et dispendierises masocs peuvent être parfois ulilisés, on conçoit | chines. MoLanrp, de l’Institut, que les reproches qu'on leur fait en pratique: et O, LecLerG-Touix.
SECTION ui. — Des labours à l’aide de machines aratoires autres que les charrues.
ART. 1%. —Des labours à l'extirpateur.
Ces labours différent essentiellement des labours à la charrue : 1° parce qu’au moyen des socs de lPinstrument, ils soulèvent, mélent et divisent la terre sans la retourner ;— 2° parce qu’en général ils ne la pénètrent qu'à de faibles profondeurs ;— 3° et parce qu'ils ne sont pas propres, comme les autres, à donner à sa surface, par le sillonnage, telle ou telle disposition particulière.
Leurs principaux avantages sont : de pulvériser énergiquement le sol et de le mélanger complètement à 3 ou 4 po. (Q" 081 à 0" 108) de profondeur; — de diminuer le nombre des herbes annuelles en ramenant une partie de leurs graines près de la surface our les faire germer, et en les déracinant
ientôt après par les facons suivantes ; — de faire périr les plantes adventices vivaces, en les arrachant ou en mutilant fréquemment leurs racines ; — d'offrir un des moyens les plus simples de redresser ou ravaler progressivement le sol, lorsque les inégalités qui le couvrent ne sont pas considérables;— enfin de présenter sur le travail à la charrue une économie très-grande.
L'emploi de l’extirpateur en France ne remonte pas à une date fort ancienne, et son usage est loin d’être aussi répandu qu'il devrait l’être. — Lorsque le sol a été suffisamment et assez profondément ameubli par un ou deux labours à la charrue, il est presque toujours avantageux de se servir de cet instrument pour donner les facons préparatoires aux semis d'automne, non seulement à cause de l’économie du travail, de fatigues et de temps, mais parce que la terre se trouve plus également divisée, plus propre à sa surface, mieux disposée pour recevoir les semences, et parce qu’on a remarqué que ie blé est moins sujet à être déchaussé par les gelées de l'hiver. lorsqu'il se trouve dans un sol qui n’a pas été tout nouvellement remué à une grande profondeur. — Dans certains cas, on préfère aussi l’extirpateur à la herse pour recouvrir la graine après les semis; mais ce n’est pas ici le lieu de nous occuper des avantages ou des inconvéniens que présente une telle pratique.
Pour les semis du printemps, Xe travail de l’extirpateur est plus souvent substitué à celui de la charrue.
Enfin, en des circonstances assez fréquentes, pour les semailles tardives d'été, un simple trait d’extirpateur, donné sur un terrain dont on vient d’enlever les produits, est une préparation suffisante.
En Angleterre, Ve général BEATSON, dont le nom a acquis depuis quelques années une certaine célébrité, plus encore peut - être chez nous que parmi ses concitoyens, à proposé de remplacer entièrement les charrues par les extirpateurs. Dans son Nouveau système de culture (New system of cultivation), PRE de ce principe que, dans tout le laour, la résistance qu'éprouve la charrue est
AGRICULTURE : FACONS GÉNÉRALES A DONNER AU SOL
en rapport direct avec le carré de la profondeur à laquelle pénètre le soc, il pose en fait que si quatre chevaux, pour labourer en une seule fois à 8 po. (0 217), éprouvent une résistance représentée par 8 X 8 ou 64, deux de ces chevaux, en ne labourant qu’à 4 po.
(0 108) chaque fois, éprouveront une résistance moitié moindre, puisqu'elle pourra se traduire, pour un seul labour, par 4 X 4=16, c'est-à-dire en tout 32 au lieu de 64. En poussant plus loin cette comparaison, on trouvera, supposant que chacun des chevaux attelé séparément à un léger extirpateur, laboure seulement 2 po. ( 0" 054) et qu’il revienne sur le même champ 4 fois de suite.
que la somme de résistance éprouvée par lui diminue encore de moitié, puisque le carré de 2 est 4 qui, multipliés par les 4 labours, donnent 16 ou le quart seulement de la force nécessaire pour atteindre d’un seul coup à 8 po. (0* 217). De sorte que, si, pour trainer une charrue labourant à cette dernière profondeur, chaque cheval doit éprouver une résistance égale à 80 kilog., celle qu'éprouveront les quatre chevaux eéquivaudra nécessairement à 320 kilogr., tandis que, si le labour quatre fois répété pénètre progressivement : la 1"* fois à 2 po. (0" 054), la 2° à 4 (0% 108), la 3° à 6 (0% 162), la 4° à 8 (0% 217), la somme totale de la résistance ne sera plus que 80, et celle qu’aura à vaincre chaque cheval de 20. C’est d’après une semblable théorie que M. Bealson a conçu son extirpateur et calculé les avantages qu’il espérait en retirer dans la pratique. Cette machine, sous le nom impropre de scarificateur Beatson, a élé trop vantée pour ne pas trouver ici sa place.
La fig. 260 le représente en A, vu de profil;
Fig. 260.
— en B, vu en-dessus ; — et en C, vu par-derrière. On voit qu'il se compose de 7 pieds à socs étroits, dont les tiges ont la formeet la courbure des coutres ordinaires. On leur a donné plus de longueur qu’on ne leur en donne généralement, parce que, d’après la méthode du général, ils doivent pouvoir suppléer le soc de la charrue et pénétrer par conséquent à une grande profondeur. Cet
cHap. 6°.
extirpateur est à une seule roue, ainsi que l'indiquent les fg. À et B. On le dirige à l’aide de deux mancherons emmortaisés à droite et à gauche dans un châssis disposé de manière à recevoir la double chaine du lirage. — Attelé d’un seul cheval, soit qu'on l’emploie à arracher le chaume, à pulvériser la terre, ou à houer entre les rayons du blé, il parcourt, terme moyen, trois acres anglais per jour (l’acre est à l’arpent de 48,400 pi. de France comme 1000 à 1262).
A l'aide de ce léger instrument, M. BEATSON arrive, dit-il, depuis plusieurs années, à de fort bons résultats sur ses propriétés. Toutefois, sans vouloir attaquer en rien sa théorie, bien qu’elle semble pécher à son point de départ, au moins par exagération; sans révoquer en doute le succès obtenu dans une localité particulière, il resterait à savoir si, partout, les mêmes expériences seraient suivies des mêmes résultats, et c'est ce dont il est perinés de douter quandon songe, d’une part, que le labour de l’extirpateur ne peut ouvrir la terre aux influences atmosphériques, ni aussi complètement, ni, en général, aussi profondément que celui de la charrue, et, de l’autre, comme l'ont déja prévu la plupart de ceux qui ont fait un usage suivi d'un tel instrument, que son emploi est assez souvent ou très-difficile ou à peu près impossible sans labour préalable; — difficile, par exemple, lorsqu'un sol qui offre une certaine tenacité est seulement un peu sec où un peu humide, parce que, dans le premier cas, les socs, même les plus étroits, ne peuvent bien pénétrer dans la masse, et, dans le second, parce que l'instrument s’engorge à chaque instant ; — impossible lorsque le terrain contient en quantités appréciables des pierres ou des cailloux de quelque grosseur.
Il serait donc déraisonnable de prétendre remplacer la charrue par l’extirpateur, ou même de vouloir établir une lutte d’importance entre elle et lui; mais il n’en est pas moins vrai que la part d'importance de ce dernier, ainsi que j'ai cherché à le faire voir ee être en trop peu de mots, est encore assez »elle pour attirer l'attention des laboureurs, comme elle a attiré, depuis une vingtaine d'années surtout, celle des agronomes les plus distingués del’Angleterre, de l'Allemagne et de la France.
Les extirpateurs différent des scarificateurs et des herses, parce qu'ils portent des espèces de socs horizontaux comme ceux des charrues, à la place des coutres verticaux ou des dents qui caractérisent ces deux dernières sortes d'instrumens.
Le nombre et la forme des socs varient en raison de la nature du sol. — Dans un terrain facile et uni, il est évident qu’on peut,. afin d'obtenir un travail plus rapide, donner à l'extirpateur des dimensions plus grandes et multiplier davantage le nombre de ses pieds ; mais si le terrain est inégal, le contraire arrive, et il faut alors, sous peine de voir l’instrument ne pénétrer que partiellement dans la couche labourable, le réduire à de moindres dimensions.
Plus le sol est tenace, plus les socs doivent être pointus et étroits. Cependant on ne doit pas perdre de vue que cette disposition exige