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Lorsque le sol est bien ameubli et le fumier enfoui à une profondeur suffisante, on donne un hersage pour niveler la superficie. On passe ensuite le rayonneur qui trace des lignes parallèles, mais peu profondes, le long desquelles on repique le plant. Lorsqu'on se sert du rayonneur pour creuser les rangées où le semoir doit déposer des graines, les traces seront plus approfondies , chose qu’il est facile d'obtenir, soit que le rayonneur s’appuie sur un avant-train, soit qu'il repose sur une roulette. Le rayonneur est construit en pieds de bois ou de fer selon la nature de la terre dans laquelle on le fait fonctionner. Les pieds ne s’atlachent pas d’une manière fixe sur la traverse horizontale; on les étreint contre celle-ci au moyen de brides qui se serrent à volonté par un écrou et permettent de rapprocher les pieds les uns des autres ou de les éloigner.
On a agité la question de savoir s’il convient de placer les rangées à égale distance}es ures des autres (fig. 316), ou s’il est plus avan-
Fig. 316.
tageux d’en mettre deux plus rapprochées en laissant entre chaque série binatre( fig. 317) un
intervalle suffisant pour permettre l'emploi de la houe à cheval. Cette dernière disposition a été reconnue la plus favorable pour les féverolles ; mais je ne connais pas d’expérience qui constale ses avantages ou ses inconvéniens à l'égard des autres plantes sarclées. Il seraitutile qu’on s’en assurät par des faits directs.
ART. II.— Choix du plant.
Il est presque impossible d'entrer sur ce sujet dans quelques détails pratiques sans anticiper sur l’article spécial que nous consacrons à la culture de chaque plante. La première règle qu’il ne faut pas négliger, c’est de ne sortir le plant de la pépinière qu’à l’époque où les racines ont acquis une certaine grosseur. Plus les racines ont de volume et mieux elles sont développées et garnies de chevelu, plus elles ont de facilité pour reprendre.
On ne doit pas craindre d'Aabiller le plant.
Cette opération consiste à retrancher la partie supérieure des feuilles. C’est par les feuilles que l’évaporation s'exécute; si on diminue la surface évaporatoire, la plante éprouvera une déperdition moindre et résistera plus longtemps à l'influence d’une sécheresse continue.
Plusieurs personnes ont avancé que le retranchement de l'extrémité de la radicule nuit au développement ultérieur du végétal. Si la soustraction se fait jusqu’au vif, cette opinion parait fondée; maïs si on n’enlève que la partie